Avril 2014
J'étais comme abasourdie, cet homme est sorti de prison depuis un mois et il n'a même pas daigné à me le dire. Et personne autour, tout le monde le savait sauf moi.
« Solen tu étais aussi au courant ?
- Il m'a demandé de ne rien te dire, je suis désolée », me répondit-elle au téléphone.
Je raccrochai rapidement, j'avais les nerfs et j'étais réellement en colère. Je passais mes nuits à pleurer pour ce salaud alors qu'il était sorti.
D'ailleurs, comment il a pu sortir alors qu'il n'a même pas a eu de procès, quoi les gens ont vite oublié ?
Le lendemain, je me décidai de me rendre à son entreprise qui comme je l'avais compris avait rouvert ses portes.
En me rendant à l'accueil une agente m'accueillit avec un grand sourire alors qu'il était clair que je ne voulais pas le faire.
« Que puis-je faire pour vous ? Me demanda-t-elle.
- Je suis venue voir votre patron lui répondis-je.
- Le président ? Me demanda-t-elle avec un air choqué.
- Oui, c'est bien ça, dites-lui que je suis là !
- Votre nom ? Me demanda-t-elle en regardant l'écran de son ordinateur.
Elle voulait que je la tue !
- Flora, dites-lui clairement que c'est Flora Chadha.
- Je suis désolée, vous n'êtes pas sur la liste des personnes autorisées à le voir, me dit-elle.
- Quoi, comment ça ? Lui demandai-je en retournant de force l'écran et je vis effectivement que mon nom n'y était pas inscrit. C'est pas grave, je connais parfaitement la direction de son bureau, lui dis-je en tentant de passer mais elle m'arrêta.
- Où vous allez ? Me demanda-t-elle avec un air hautain.
- Laissez-moi passer, vous n'aurez pas de problème, lui répondis-je en levant mon regard. En plus cette pétasse était plus grande que moi.
- Je suis désolée, je ne peux pas vous laissez faire ça, me dit-elle.
- Je vous ai dit que je connaissais votre patron, pourquoi vous cherchez à me compliquer la vie », lui répondis-je. Je la vis faire signe aux vigiles derrière pour venir m'arrêter.
Mais elle se prend pour qui ?
Je l'approchai sauvagement pour lui faire une clé de bras.
Elle se mit à crier pour qu'on vienne l'aider, je vais lui apprendre à mieux respecter les gens.
Je crois que j'ai laissé échapper mon excès de colère.
Les vigiles m'arrêtèrent tandis que je m'étais mise à crier sur eux en leur disant de me relâcher et de ne surtout pas me toucher si ils ne voulaient pas que je tape un scandale. Ils étaient plusieurs vigiles à m'attraper et moi je leur hurlais dessus et les insultais tellement que j'avais la rage. Ils me conduisirent jusqu'à la sortie pour me jeter comme un déchet sur le trottoir. Je me retournai pour les regarder avec toute la haine que j'avais en moi. Je me relevai et tentai d'entrer de nouveau, mais ils m'en empêchèrent.
« Si vous partez pas maintenant, on sera obligé d'appeler la police pour qu'ils vous embarquent, menaça l'un des vigiles.
- Bah appelez, la police, j'en ai rien à faire, bande d'imbéciles, pour qui vous vous prenez ! Leur hurlai-je dessus toute ma haine.
- Il se passe quoi ? ».
Ils se retournèrent en même temps sur Erwan qui leur avait crié dessus. Je me calmai à mon tour en raison de son cri qui m'avait aussi fait peur. Il avança et finit par me voir. Erwan me fixa tout en se montrant choqué. Je fis de même mais avec colère.
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M'acceptes-tu ?
General Fiction~~48 Chapitres~~ L'acceptation de soi est devenue un bien gros mot dans notre époque actuelle. Cela est devenu une tendance ou une raison de vivre pour certains. Je me plaignais grandement à une époque de mon sort malheureux, sans avoir prémédité qu...
