* PVD Tayler *
Je marche vers la table où tous mes potes sont déjà installés lorsqu'une personne me fonce dedans, me faisant renverser le contenu de mon plat sur mon torse. Je regarde cette personne partir en courant. Elle pleure, ça s'entendait. Il me semble d'ailleurs déjà l'avoir vu quelque part. Je soupire, m'empare d'un chiffon et nettoie un peu les dégâts. Pourquoi est-ce qu'elle pleurait ? Je veux savoir. Oh mais qu'est-ce que je raconte moi, je m'en fou de savoir ou non, j'aurais du lui gueuler dessus. Je repars chercher un plateau et, cette fois, je m'assied tranquillement avec mes amis. Damien, mon meilleur ami, me regarde avec de gros yeux.
- Arrêtes de me regarder comme ça, bordel ! Mon t-shirt est sale et alors ?
Il arrêtée directement et repose son regard dans son assiette. Ok j'y ai été un peu fort, mais c'est plus fort que moi. Avec le groupe on a toujours les deux mêmes sujets : le sport et les filles.
- Alors notre pari en est où ? me lance Dereck, sur un ton de défi.
- Parfait et toi ? déjà cinq.
- Six.
Je lui souris bêtement et secoue la tête. On a fait un pari, vraiment débile et le mot est faible. Celui qui sortira avec les plus de filles.
*PVD Jenni*
Depuis la scène qu'elle nous a fait à midi, Amber n'est toujours pas revenue. Je commence vraiment à m'inquiéter. Qui a bien pu lui téléphoner pour la mettre dans un état pareil ? Je me retourne vers Tom qui est à moitié couché sur son bureau et lui demande :
- Tu penses que c'était son père ?
Tom ne réagit pas. Depuis ce matin, il est bizzare comme si quelque chose n'allait pas. Je lui donne un coup de coude et il se relève brusquement sa mignone petite bouille. Je le fixe un moment sans rien dire, j'ai de la chance de l'avoir à mes côtés.
- Oui ? Tu veux quoi à part m'admirer ?
Je lui tire la langue.
- Tu penses qu'il s'est passé quoi avec Amber ? Et si c'était son père ? Et pourquoi tu sembles sur une autre planète depuis ce matin ?
- C'est possible que ce soit lui mais je n'espère pas. Sinon moi? Je vais bien pourquoi tu dis ça ?
Son sourire est aussi faux que la phrase "je vais bien" qui, au fons, veut dire qu'on est anéanti.
* PVD Tom*
Depuis ce matin, j'essayais de paraître aussi normal que possible, mais Jenni n'est pas si facile à duper que ça. Heureusement, enfin malheureusement aussi, sans le savoir, Amber venait de me sauver d'une longue explication qui me coûterait la vie, déjà qu'elle sera bien assez courte.
* Retour PVD Amber *
Je ne pense plus qu'à une personne dans ma course, Olivia. Après vingts minutes d'effort, j'arrive sur le seuil de l'hôpital, le coeur battant aux cents à l'heure, tremblante, les yeux submergés de larmes. Je prends une profonde inspiration pour essayer de me calmer, mais rien n'y fait. Et comment me calmer, ma soeur est peut-être morte à l'heure qu'on est. Je me dirige dans ce lieu qui n'est plus que source d'espoir à mes yeux. A ma gauche il y quelques canapés noirs en cuir où des gens pleurent et d'autres prient, en face, une multitude d'ascenseur remplis de toutes sortes de panneaux d'indication. A droite, la réception. J'arrive en face d'une femme aux longs cheveux roux, de forte corpulence, le téléphone à la main.
- Oui que puis-je faire pour vous ? interroge t-elle sans me prêter attention.
- Je suis la grande soeur d'Olivia Newton, la petite fille qui a eu un accident.
Elle relève ses deux yeux gris vers moi oui demande :
- C'est votre soeur ?
- Je viens de vous le dire ! Où est-elle ?
- La pauvre petite est dans un état critique en chambre 147.
Elle me regarde avec une lueur de tristesse et de compassion. Je m'inquiète de plus en plus. Dans un état critique ? Comment est-elle ? Pourrais-je à nouveau voir son visage illuminé d'un beau sourire ? J'ai un mauvais pressentiment. J'arpente les longs couloirs blancs de l'hôpital qui me paraissent interminables. Je me tiens devant la porte, la 147. Mes mains, posées sur la poignée métallique, tremblent, mes pleurs ne cessent point et ma peur redouble. Qui a-t-il derrière cette porte ? Je respire doucement, et, avec la force et le courage que je puise au fond de moi, je baisse la poignée et la porte de bois s'ouvre. Mon corps tout entier se fige et mon coeur s'arrête de battre devant l'horrible scène qui s'offre à mes yeux. Ma petite soeur est comme endormie sur un lit blanc. Pleins de tuyaux sont reliés à elle, par la poitrine, les bras et les mains. Sa partie gauche du visage est couverte de sang et de coupures. Ses bras, qui sortent du drap qui la recouvre, sont eux aussi dans un état piteux entre sang et blessure. Je pleure, la voir comme ça me fait souffrir atrocement. Elle devait avoir son anniversaire demain, on devait aller toutes les deux acheter sa petite robe à fleurs qui la faisait rêver. Mais maintenant, elle est entre la vie et la mort. Mon regard la quitte un moment, ça fait si mal ! J'aperçois un bloc note accroché à son lit. Je le prend et lis :
" Olivia Newton, cinq ans, percutée par un camion lors d'une chute à vélo. Gouttes à gouttes 2 minutes..."
Je m'arrête de lire, les larmes me brouillent trop la vue. La vie est si injuste, pourquoi elle ? Elle n'a que cinq ans ! Pourquoi ce camion est-il passé à ce moment ? Pourquoi est-elle tombée ? Toutes ces questions demeurent sans réponse et n'en n'auront jamais certainement. Ses yeux sont clos, son teint est d'une blancheur extrême. Je prends délicatement sa main glacée et dépose un baiser, mouillé par mes larmes. Pourquoi cela lui est-il arrivé ?
- Mon ange, je t'en supplie ouvres tes yeux ! Je t'aime tant mon amour, ma puce écoutes moi.
Mes pleurs s'intensifient, c'est trop dûr ! Tout d'un coup, l'alarme calculant son rythme cardiaque ce met à sonner, affichant une barre continue. Depuis ce moment, le temps s'arrêta, tout s'écroula. En une fraction de seconde, plein de médecin entrent aussi vite que possible dans la chambre. Une infirmière me saisie par le bras et me fait sortir de la chambre. Je ne comprends plus rien, je suis incapable de bouger ou de parler. L'infirmière devant moi me fait d'immenses gestes, elle doit mes parler. Des larmes ruissellent le long de mes joues, ce n'est pas possible. Je me laisse glisser contre le mur et crie d'un coup :
- NON OLIVIA ! JE T'EN SUPPLIE NE MEURT PAS ! NE M'ABANDONNE PAS ! RESTES AU PRÈS DE MOI ! MON ANGE.
Je me mets en boule sur le sol froid, des spasmes de tremblents parcourent mon corps. Tous les passants me regardent avec pitié. Mon regard est vide, remplit de larmes, je ne pense qu'à une personne : Olivia. Cela fait maintenant deux heures et huit minutes que je suis couchée sur le sol, me balançant nerveusement, pleurant de toute mon âme. La porte s'ouvre et un médecin, grand, métis, vêtu d'une blouse blanche, sort de la chambre d'Olivia. L'air grave, il s'avance vers moi, joint ses mains. Que va-t-il me dire ? Je retiens ma respiration. Est-elle en vie ?
Fin du chapitre ! J'espère qu'il vous aura plus. Oui je suis sadique je sais :')
Va t-elle mourir ?
Réponse mercredi ou vendredi je verrai ^^
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Enceinte d'un bad boy
Teen FictionLa vie est un vrai combat, j'en suis la preuve même. Le temps d'aujourd'hui semble celui de ma vie. Des rayons essaient de se pointer pour illuminer la Terre mais les nuages les cachent. C'est une métaphore entre l'obscurité qui naît dans la lumière...
