L'homme se racle la gorge avant de demander :
-C'est bien vous la grande de soeur de la petite Olivia Newton ?
- Oui c'est moi, dites moi, je vous en supplie, dites moi qu'elle va bien, qu'elle est en vie. S'il vous plaît !
Je refonds en larmes, j'ai si peur. Ma vie ne serait plus rien elle, elle est mon rayon de soleil, ma joie de vivre continuelle, la raison de mon sourire.
- Malheureusement, reprend l'homme en blouse blanche, je suis désolé de devoir vous contredire. Nos soins ne sont pas arrivés à sauver votre soeur. Nous jurons d'avoir mis en oeuvre toutes nos compétences. Toutes mes condoléances. Si vous le désirez, vous pouvez aller la voir avant qu'elle ne se fasse déplacer pour aller à la morgue.
Puis il part, me laissant seule dans cette foule de sentiments. Non ! J'avais tellement besoin d'elle. Je voulais juste revoir une fois son sourire, juste lui dire à quel point je l'aimais. Maintenant il est trop tard. Je ne suis pas prête pour ça. On nous apprend à aimer mais personne ne nous apprend à perdre. C'est si dur, j'ai l'impression qu'on m'a planté un couteau dans le coeur et que celui-ci se fend petit à petit. Ma soeur n'avait que 5 ans. Elle était si jeune, si fragile, ce n'est pas possible ! Qui prendra une brosse et coiffera mes longs cheveux tout en chantant de sa douce voix ? Personne, il n'y avait qu'elle. Les larmes dévalent mes joues, ma respiration est saccadée. Les gens autour de moi se retournent pour me regarder. Bah quoi, je n'ai pas le droit de pleurer ? Ils ne savent pas ce que ça fait de perdre l'être le plus cher à vos yeux, ils ne savent pas à quel point ça fait mal, une partie de moi est montée avec elle. C'était elle qui me tenait en vie, maintenant elle n'est plus là. Mon coeur saigne et se fend. Je viens de tout perdre en un instant.
* Flash back *
- Olivia ?
- Oui grande soeur ?
Le soleil brillait de milles feux, les oiseaux sifflaient en virevoltaient dans les airs, se laissant guider par le vent. La chaleur agréable de l'été caressait ma peau bronzée par le soleil. Une journée parfaite. Le ciel était dégagé, pas l'ombre d'un nuage. Juste ce bleu magnifique et l'odeur des fleurs qui fleurissaient, colorant les champs qui nous entouraient.
- Ma chérie tu fais quoi ?
Elle avait arraché une fleur, une marguerite puis elle commença à arracher les pétales blanches comme de la soie ne laissant plus qu'un bouton d'or.
- Je t'aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie !
Elle me regarda avec ses deux grands yeux bruns et sa frimousse enfantine.
- Tu sais comment je t'aime ?
- Non, disais-je en lui souriant.
- Plus grand que le ciel et que le firmament ! Moi je t'aime gros comme l'univers.
Un sourire traversa mon visage, elle aussi sourait de toutes ses dents blanches.
- Moi aussi je t'aime plus que tout au monde, ma puce.
Elle me sauta dans les bras et me serra fort contre elle.
- Tu ne m'abandonneras jamais, hein, tu me le promets grande soeur ?
- Bien sûr ma puce, jamais je ne te laisserais.
Je lui fis un bisous sur le front et nous rentrâmes main dans la main, en sautillant, jusqu'à notre demeure.
* Fin flash back *
Je ferme les yeux comme pour me rappeler de ce doux air d'été, de ses bras qui serraient mon corps. Je pleure, continuellement, ce souvenir restera certainement l'un des plus beaux. J'expire longuement avant de pousser la lourde porte derrière laquelle ma soeur repose. J'entre doucement, comme si j'avais peur de la réveiller. Plus aucun fil n'est relié à elle, son teint était devenu blanc, presque effrayant. Ses yeux sont clos, mais ce qui m'intrigue le plus, c'est ce léger sourire qui se dessine aux coins de ses lèvre, comme si elle était morte heureuse, quittant toutes douleurs. La voir comme ça ne fait que d'augmenter mes pleurs, mes frissons. Elle semble si paisible, elle est morte, vide de toutes émotions comparer à son habitude. Je prends délicatement sa main et lui souffle ces quelques mots entre deux pleurs :
-Olivia, mon trésor, ma vie. Réveilles toi, ne m'abandonne pas, souviens toi de notre promesse, demain c'est ton anniversaire, la robe n'attendant plus que toi. Ma puce, tu me manques déjà tant ! C'est si dur, jamais je ne t'oublierais.Tu as changé ma vie, je t'aime ne l'oublies pas ! Tu seras toujours dans mon coeur. Maintenant lorsque je regarderais le ciel, je saurais ce que signifient les étoiles, toi tu seras mon étoile, la plus brillante, mon ange tu as déplié tes ailes trop vite. Reviens ! Tu as tant de choses à découvrir, à faire ! Laisses moi prendre ta place là en haut, laisses moi mourir à ta place. Ce n'est pas ton heure. Petit ange, veilles sur moi depuis là haut. Je t'aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie.
Mes paupières commencent à peser lourds sur mes yeux. Le visage toujours mouillé d'innombrables larmes, je m'endors tenant la main de ma soeur.
Les rayons de soleil matinals frappent mon visage. Mes yeux s'ouvrent gentiment pour s' adaptés à cette blancheur qui les attaque. Une fois bien réveillée, j'inspecte les lieux. Je ne suis pas dans la même pièce que celle dans la quelle je me suis affaissée. Les murs sont blancs, ma soeur n'est pas là. On a du me changer de chambre. Je me redresse et tends mes muscles. Je regarde dans le coin de la pièce avec de petits yeux, encore bouffis par les larmes, et rencontre les regards de deux personnes. Jenni et Tom se tiennet devant moi, oui ils sont venus. Je me force à leur sourire, la convivialité n'y est guère. Jenni fait le premier pas en s' avançant vers mon lit blanc.
- Amber, murmure-t-elle, retenant ses larmes.
Elle me serre dans ses bras et les larmes fusent sur nos visages.
- Je serais toujours là pour toi ma belle, j'ai appris pour Olivia, il faut que tu restes forte pour elle. Elle n'aurait pas voulu te voir comme ça. Ma chérie, je sais à quel point elle comptait pour toi. Je ne te laisserais jamais tomber. Tu pourras toujours compter sur moi. Sois forte. Stay strong.
Nous restons comme ça un moment, les bras serrés. Ça fait du bien d'avoir quelqu'un qui vous comprend et qui vous console avec de beaux mots. Tom s' approche à son tour, Jenni se dégage. Tom me prend à son tour dans ses bras.
- Amber, je t'aime on est tous avec toi. Restes forte ma belle. C'est dur, je le sais, restes la tête haute pour ce petit ange partit trop tôt.
Je le serre encore plus fort, j'ai de la chance d'avoir des amis pareils. La porte s'ouvre et ma mère entre en trombe, me sautant presque dessus.
- Amber, mon dieu.
Son visage est pâle, elle a de grosses cernes, les larmes coulent sur sa figure.
- Maman...
Je la serra fort, très fort. Pour elle, ça doit être encore plus dur, c'est sa fille.
Nous étions les quatres en pleurs, ayant une pensée vers Olivia. Une femme entre dans la chambre et demande à ma mère de venir signer des papiers, je ne regarde pas. C'est inimaginable, elle est partie. Ms mère revient et nous annonce :
- Le...l'enterrement est dans 2 jours.
J'ai un pincement au coeur, ce mot enterrement. Je ne veux plus l'entendre. Jenni me reprend dans ses bras et me berce. Ce n'est qu'un cauchemar, ça ne peut pas être la réalité. J'essaie de me lever mais je tombe sur le sol, je suis à bout de force. Tom me soulève et nous sortons de l'hôpital, cet endroit qui ne sera plus que symbole de haine, de tristesse et d'arrachement à présent. Nous nous dirigeons vers la parking et embarquons dans la voiture de ma mère, une Fiat 500, et nous quittons enfin ses lieux sinistres.
Voilà la fin de chapitre, assez émouvant je sais et je suis désolée si les larmes ont coulés chez certaines personnes. Je voulais rendre hommage à mon cousin mort à 11 ans écrasé par un camion alors qu'il circulait à vélo le 28.05.08 un petit ange partit trop tôt :'(
A part ça je m'excuse de ne pas avoir posté le chapitre plus tôt mais hier j'ai eu une crise d'asthme d'hyperventilation et j'ai fini à l'hôpital donc je n'étais pas en état d'écrire.
Merci pour les votes ♥
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Enceinte d'un bad boy
Teen FictionLa vie est un vrai combat, j'en suis la preuve même. Le temps d'aujourd'hui semble celui de ma vie. Des rayons essaient de se pointer pour illuminer la Terre mais les nuages les cachent. C'est une métaphore entre l'obscurité qui naît dans la lumière...
