* PDV AMBER *
Deux heures trente-cinq, je n'ai toujours pas fermé l'oeil. Je ne cesse de me dire que lorsque je serais paisiblement en train de rêver Luc et sa bande pourrait arriver et là, je ne vois pas comment je pourrais m'en sortir. Oui je l'admets, je suis paranoïaque, toutes ces histoires me font perdre le fil de la réalité. J'aimerais pouvoir mes parents sur qui je pourrais compter et me confier, oui les amis sont là aussi mais parfois un soutien paternel est mieux et plus apaisant. Je me tourne et retourne sans arrêt dans mes draps blancs, je sors la jambe, j'ai l'impression d'être au pôle nord. Je me couvre, c'est pire qu'un soleil au zénith en été. Je finis par m'asseoir dans le lit et allumé la lampe de chevet sur ma gauche. Mon téléphone vibre, je l'avais oublié celui-là. Je découvre avec stupeur que je n'ai pas loin de quarante nouveaux messages et appels de Jenni. La pauvre, elle a du se sentir si oubliée, je n'ai même pas penser à la prévenir de mon départ. Tout s'est produit si vite. Je me décide à rapeler ma meilleure amie, je compose son numéro. Une sonnerie, deux, puis trois. Elle doit vraiment être énervée. Lorsque que j'allais abandonner l'idée qu'elle me réponde un jour, elle décrocha.
- Allô ?, dit-elle, la voix engourdie.
- Jenni, c'est Amber.
- Ah, salut. Je pensais que tu m'avais oublier.
- Écoute, je suis désolée, me justifiai-je. Tout s'est produit si vite, je n'ai pas eu le temps de m'en apercevoir. Ces temps rien ne va, tout semble étrange mais je te jure que ça va s'arranger.
Un silence s'en suit puis elle reprend :
-J'ai confiance en toi.
Sans même me laisser le temps de lui demander des informations ou poser quelconques questions, ma meilleure amie met fin à la conversation. D'un côté je suis rassurée car ça veut dire qu'elle ne me boude pas assez pour ne pas me répondre si tôt le matin mais d'un autre elle doit être déçue de moi. Je dois lui prouver qu'elle peut avoir confiance en moi. Je dépose mon téléphone délicatement sur la table et pousse un long soupire. Je tente à nouveau de me rendormir mais en vain. Mes pieds touchent le sol glacé, un frisson me parcourt le dos, il ne fait vraiment pas chaud. J'emprunte une des jackets à Tayler qui traîne depuis je n'ose trop imagnier quand sur la chaise et descends à la cuisine à pas de loup, ne voulant réveiller personne. Je m'arrête à la fin des marches, juste question de vérifier qu'il n'y ait personne même si je dois l'admettre, je ne vois pas vraiment ce qûe cela pourrait bien changer à ma balade nocturne. La voie est libre, je m'avance toujours délicatement sur la pointe de mes dix doigts de pied jusqu'à réfrigérateur, car oui, j'ai faim à cette heure-ci. J'ouvre la porte du frigo, la lumière m'aveugle me faisant lâcher un grognement. Après mûres réflexions, j'en conviens qu'un yaghourt moca ferait l'affaire. Je referme donc la porte et un visage surgit. Je crie et laisse tomber le yaghourt se fracassant dans la chute sur le sol. Une main s'abbat sur ma bouche, je me calme.
- T'es folle, me fait remarqué une voix familière, crie pas comme ça.
Sa main me libère.
- Désolée mais tu m'as fait peur, je croyais être seule, me justifiai-je.
Alice secoue négativement la tête.
- Et tu voulais que je sois qui ?
- Un potentiel déglingué Luc, possible?, lui demandai-je.
- Tu es parano ma fille, rigole Alice. Eh d'ailleurs, tu n'as pas des choses à m'expliquer toi ?
- Moi ? non, répondai-je en me grattant l'arrière de la nuque, signe de gêne absolu chez moi.
Alice me regarde perplexe et croise les bras sous sa poitrine, elle ne bougera pas tant que je ne parlerais pas, je le sais.
- Montons, lâchai-je finalement.
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Enceinte d'un bad boy
Roman pour AdolescentsLa vie est un vrai combat, j'en suis la preuve même. Le temps d'aujourd'hui semble celui de ma vie. Des rayons essaient de se pointer pour illuminer la Terre mais les nuages les cachent. C'est une métaphore entre l'obscurité qui naît dans la lumière...
