Chapitre 33: Mon premier est l'horreur, mon deuxième est livide. (1/4)

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Immobile, Harry était incapable de faire autre chose que fixer inlassablement cette fenêtre où la tour de Gryffondor était léchée par les flammes, la chaleur régnant dans le château lui collant la peau à ses vêtements. Lentement, il parvint à se redresser alors qu'il sentait son cœur lui frapper violemment la poitrine, c'était impossible. Il percevait sans problèmes le feu qui rongeait la pierre et qui gagnait en intensité par le vent qui soufflait à cette hauteur. Le nuage noir de cendre qui s'élevait dans le ciel ne cessait de s'épaissir, cachant les derniers rayons de soleil qui traversait le ciel alors que la nuit tombait.

- Harry !

Alors qu'un grondement s'élevait au-dessus de lui, il sentit quelqu'un le saisir par la taille et le projeter au sol. Glissant sur la pierre, une douleur lui traversa le front alors qu'il reçut des gravats venant du plafond. Levant les yeux, il se recula à temps alors que le couloir entier s'effondrait, tirant le bras de la personne qui venait de le sauver.

- Harry, il faut partir maintenant ! hurla Hermione par-dessus le vacarme en se relevant.

- Où est Ron ? lança-t-il tandis qu'ils commençaient à détaler.

- Je suis là ! lâcha celui-ci qui traînait une première année par la main, d'autres les suivants. J'ai perdu Katie et les autres il y a quelques minutes !

Des hurlements s'élevèrent lorsque le plafond continua de s'écrouler, les obligeant à se coller contre les parois.

- Il n'y a personne d'autres dans la tour ? demanda Harry à Ron.

- Je n'en sais rien, nous faisions des groupes !

- Il faut partir ! hurla Hermione.

Au-dessus d'eux, des explosions retentissaient, le plafond se lézardant à plusieurs endroits. Attrapant dans ses bras la première année qui avait la jambe en sang, Ron fit signe aux autres de le suivre alors qu'Harry partait en tête.

L'odeur était irrespirable, mêlée de cendres et d'une puanteur que personne n'arrivait à distinguer. Courant dans les couloirs en évitant les armures tombées à terre et les pierres qui s'étaient effondrées, ils passaient devant toutes les peintures vides de leurs occupants, certaines noircies par des impacts.

- Mais qu'est-ce qu'il se passe ? lança Harry en voyant Hermione apparaître un instant à côté de lui.

- J'en sais rien ! Il faut...

En voyant un éclair vert passer devant lui, Harry s'arrêta soudain à l'angle d'un couloir, attrapant Hermione pour lui plaquer la main contre la bouche tout en faisant signe à Ron de s'arrêter.

- Tuer tout le monde ! lâcha une voix à côté.

- Harry, est-ce qu'il y a une autre sortie ? murmura Hermione.

- En passant par le couloir du second étage on peut...

- Les escaliers se sont effondrés après notre passage, marmonna Ron en remontant la première année dans ses bras. Tu ne sais pas où...

- C'est le seul chemin, coupa Harry à voix-basse. On doit essayer.

- On ne sait pas combien ils sont, contesta Hermione. Nous sommes dix, et seulement trois à pouvoir nous défendre, comment...

Une explosion retentit sur leur droite, au fond du couloir. Les flammes commençaient à attaquer l'intérieur du château.

- On n'a pu le choix, lâcha Harry. Hermione, tu ouvres le passage avec moi et Ron, tu t'occupes d'emmener tout le monde.

Ils acquiescèrent.

- Les autres, si on vous dit de courir, vous le faites, dit-il en s'adressant aux premières années qui le fixaient apeurés. Ecoutez tout ce qu'il vous dira et restez grouper.

Effet Paillon ( Drarry )Des histoires addictives. Découvrez maintenant