Chapitre 30

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Notre baiser était magique, et avait don de m'apaiser. Je me sentais tellement bien sur ses lèvres que mes larmes de tristesse disparurent pour propager une aura positive, émanant une sensation de bien-être.

Je n'avais aucun mot juste pour décrire mes sentiments, c'était simplement fabuleux. Je n'aurais pas cru que Michael aurait voulu encore de moi si cet évènement ne s'était pas produit, surtout après avoir compris mon petit manège.

Il se détacha rapidement de mes lèvres, gardant les yeux fermés. « Je dois bien admettre que t'as gagné » Puis, je n'eus le temps de lui faire répéter sa phrase pour la rendre plus compréhensive que déjà, il s'élança une nouvelle fois sur mes lèvres, comme si elles étaient aimantées. Il posa une de ses mains sur ma hanche, toujours en m'embrassant. Ses petites caresses ne pouvaient que faire battre mon cœur davantage. La situation était beaucoup trop plaisante pour ne rien ressentir, j'avais des frissons dans tout le corps.

Quelques secondes après, Michael et moi sursautions en se détachant l'un de l'autre quand une voix familière arrivèrent jusqu'à nos oreilles : « Michael, du coup tu voulais me dire q... » En ouvrant la porte, elle s'arrêta brusquement.

J'étais dos à la porte, et n'osais pas me retourner, tandis que Michael était face à elle, fuyant son regard. « Vous vous êtes embras... – Non ! » cria-t-on en même temps. « Je reviendrai plus tard » annonça-t-elle, sourire en coin.

Elle referma la porte, Michael avait toujours les yeux baissés. « Pourquoi as-tu dit que j'avais gagné ? » posai-je pour briser le silence. Il releva enfin la tête. « Le jeu... »

C'est vrai que mon idée de le rendre jaloux était en parti pour gagner, mais en fin de compte, le seul but était de le récupérer. Je voulais juste cacher mes vraies intentions. « Pourquoi disais-tu que je jouais avec tes sentiments ? » m'interrogea-t-il à son tour, intrigué.

Je baissai la tête, gênée. « Parfois, tu faisais exprès de me complimenter, tu allais même jusqu'à me faire quelques bisous sur la joue ou tu me tenais contre toi... Pour ensuite me dire que tu étais content que je sois ton amie... » avouai-je, écarlate.

Je sentis sa main passer dans ma nuque et son pouce me caresser la joue. « Je voulais te faire passer le message, mais tu ne semblais pas comprendre, ou tu étais mal à l'aise, alors je voulais me rattraper... » me confia-t-il en posant son front contre le mien.

Nous restâmes un moment dans cette position, profitant de l'instant présent, puis il se détacha finalement de moi après avoir laissé un dernier baiser sur mes lèvres. « Il faut que j'aille m'excuser auprès de Randy, je crois... » se justifia-t-il en se levant. « Tu peux amener tes affaires ici, si tu veux » me proposa-t-il avant de me faire un clin d'œil et de quitter la pièce.

Alors que lui était entré dans la chambre de son petit frère, je m'étais, moi, dirigée vers la chambre d'amis où mes habits avaient été pliés et posés sur une étagère. Je m'en emparai, et attrapai aussi mon oreiller et mon vinyle. Je marchai vers sa chambre mais décidai de me stopper quelques secondes devant la porte de Randy.

En tendant l'oreille, je pus les entendre rire ensemble, ce qui me fit sourire. En entrant dans la chambre de Michael et après avoir posé mes affaires, je sautillai de joie sur place.

Et dire qu'un jour plus tôt je m'étais faite kidnapper...

« Hey ! Tout le monde ! » cria une voix dans le couloir, nous faisant tous sortir. « Ça vous dit de faire comme quand on était ados ? » sourit-elle toute excitée. « C'est-à-dire ? » s'interrogea Randy. « Je crois que Katherine a acheté des bonbons, alors on pourrait jouer à notre jeu quand on était enfants ! »

Forgotten [TERMINÉE]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant