32. Monoï, allemands et tête de con

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E L I O T T

Je mate la belle Milah se diriger vers son connard de boss. Franchement ce cul qu'elle a... et sa petite fée clochette en bas des reins... Hummm... j'irai bien la croquer encore un coup moi...

Ca devrait être interdit de la laisser se promener en maillot de bain à côté de moi !

— Hé, tu m'écoutes ?

— Hein ? dis-je en ne quittant pas Milah du regard. Tu disais ? fais-je ensuite en tournant la tête vers l'autre boule à facettes.

— Tu veux bien me mettre de la crème dans le dos ?

Je l'observe me tendre son pot de machin qui brille et qui pue la chaudasse. Franchement, je n'ai pas envie de lui foutre quoi que soit où que se soit. Mais bon... allons-y. Je m'assoie en tailleur et elle vient se placer juste devant moi en prenant bien soin de coller ses fesses contre moi. Immédiatement, je lève les yeux au ciel, exaspéré. Si elle croit me chauffer en se frottant, erreur ! Les meufs comme Vanessa, c'est à fuir absolument. Sauf si on veut juste tirer son coup et ciao ! Manque de bol pour elle, je suis "à Milah" et j'ai déjà tiré mon coup alors... Et puis même en manque de cul, je crois que jamais de ma vie je serai capable de me taper un engin pareil ! C'est que c'est dur de s'en débarrasser après !

J'ouvre donc son pot qui pue la mort et fourre mes doigts dedans.

Beurk !

— Tu voudrais pas qu'on aille faire un tour... tous les deux ? lance-t-elle ensuite discrètement alors que je dépose ça chiasse de licorne sur son dos.

— Pourquoi je ferai ça ? demandé-je. Milah n'apprécierait pas et tu le sais.

— Bah oui justement, avoue-t-elle fièrement en tournant sa tête pour me regarder du coin de l'œil.

— Vanessa... Je ne vais pas t'aider à la rendre folle.

Sûrement pas, non !

— T'es conscient que t'as aucune chance face à Jérémie ? me nargue-t-elle.

— De quoi tu parles ? Milah est avec moi et TOI, tu te tapes Jérémie.

— Oh moi c'est juste pour le fun et la promotion. Mais s'il veut Milah, il l'aura crois-moi. Tu penses que c'est pourquoi qu'il m'envoie te faire du rentre dedans depuis dimanche ? se moque-t-elle. Non pas que ça me gêne, rassure-toi. T'es tout à fait mon genre de mec, termine-t-elle en regroupant sa tignasse sur son épaule gauche.

Sur ces beaux aveux, je la pousse histoire et dégager ses fesses de mes jambes et me lève, les mains dégueulasses et pailletées, puis pars rejoindre Milah.

Nan mais il va se foutre de ma gueule encore longtemps l'autre boloss !?

— Hé ! T'as pas fini de me mettre de la crème ! râle Vanessa.

Et puis quoi encore ? Etouffe-toi avec !

Je l'ignore et continue d'avancer, bien décidé à évincer ce connard. Si Jérémie croit qu'il va me dégager comme ça, c'est qu'il m'a mal regardé. Même si je ne joue qu'un rôle ici, Milah m'a engagé pour le jeter une bonne fois pour toute. Ducon Duval ne gagnera pas ! J'ai fait une promesse à Milah. Super Escort, c'est moi !

Super Escroc oui...

J'avance déterminé vers ma cible, Milah me voit venir et s'empresse de terminer sa conversation avec... Jérémie, et seulement lui. Ils sont passés où les allemands hein ?

L'enfoiré !

Le regard de ma Princesse est colérique et son visage fermé. À coup sûr, Duval la fait chier depuis dix minutes. Ce mec n'a vraiment pas de face de faire ça alors que je suis juste à côté ! Il va voir comment je m'appelle ! Et si ça ne suffit pas, il fera connaissance avec Madame Phalanges c'est moi qui vous le dit !

— Hé boss ! dis-je enjoué avec ma tronche de faux cul. Les Allemands ont trouvés leur chemin ? Je peux récupérer ma copine alors ? lancé-je en attrapant Milah pour la mettre sur mon épaule. Super merci vieux ! dis-je déjà en train de partir alors que ce con n'a pas osé prononcer un seul mot.

Couille-molle !

— Merci Seigneur ! Je ne savais plus comment m'en débarrasser, avoue-t-elle soulagée.

— À votre service Princesse. Mais m'appelle pas Seigneur, c'est moche et pas sexy, me moqué-je.

— T'es con, rit-elle. Bon, on va se la faire cette balade ?

— Sûr qu'on va se la faire ! Accroche-toi Princesse ! ris-je en me mettant à courir avec Milah sur l'épaule.

Bon, allons enfin profiter loin du connard et de la chaudasse ! À nous deux Princesse !

Nous nous éloignons vers une crique un peu retirée. L'hôtel n'est pas loin, nous ne sommes pas du tout perdus et les autres peuvent bien partir à l'heure que ça leur chante. Pas besoin de nous attendre ou quoi que ce soit d'autre.

Après avoir descendu quelques rochers, nous nous trouvons sur un morceau de plage désert. La crique ne doit pas faire plus de vingt mètres carrés, largement suffisant pour nous. Le soleil tape dur et ça fait franchement du bien. J'ai déjà eu l'occasion de venir dans le coin il y a longtemps. Je l'avoue, ça m'a manqué. Etre ici avec Milah me réchauffe un peu le cœur. J'ai l'impression, pour la première fois depuis longtemps, de vivre un truc vrai. C'est la sensation qu'elle me fait ressentir. Même si je sais que tout ceci n'est que du cinéma, elle me laisse avoir l'illusion d'une normalité que j'avais oublié, que je ne connais pas... Oui, en fait, je ne connais pas les vacances en "couple". Je ne me suis jamais vraiment posé. Pas le temps, pas l'envie, pas LA rencontre parfaite. Je me suis contenté de faire ce que je savais faire, charmer ces dames et les faire rêver quelques heures. Milah m'a demandé une fois si c'était dégradant... J'ai répondu que de rendre une femme heureuse ne l'était pas. Mais la réalité est plus complexe. Ce boulot, c'est le seul où je me sente à ma place. A l'école, j'étais trop je-m'en-foutiste. Les études ? Même pas en rêves. Pour rigoler, j'ai un jour postulé au "tempsdunsoir", et voilà où j'en suis presque dix ans plus tard. Toujours au même point sans jamais avoir évolué. Il est grand temps que ça change. Grâce à ce dernier contrat, à Milah, je vais partir sur une belle note pour enfin démarrer cette nouvelle vie que je mérite.

Je la regarde qui est allongée à même le sable, les yeux fermés, l'air paisible. Elle est si belle... Je m'allonge à côté d'elle et emmêle mes doigts dans les siens. Elle ne me repousse pas. Elle n'en est pourtant pas obligée, il n'y a personne ici pour nous voir. Je soupir de bonheur une seconde. C'est ensemble que nous profitons ici, seuls au monde, comme si tout le cirque de ces vacances forcées n'existait pas sur ce petit morceau de Paradis.

 C'est ensemble que nous profitons ici, seuls au monde, comme si tout le cirque de ces vacances forcées n'existait pas sur ce petit morceau de Paradis

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Super Escort est très impliqué dans son travail n'est ce pas ? 😂

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