33. Arc, indiens et Monaco

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CHAPITRE INEDIT : Les autres ont été beaucoup réécrits, mais celui-ci n'existait pas. J'espère qu'il vous plaira.

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Le dîner terminé, Jérémie se barre, Vanessa s'échappe, nous restons encore tous les six. Pour mon plus grand bonheur. Moins je les vois et mieux je me porte. Mais bon, c'est loin d'être un secret. Patrice nous informe qu'il a vu un terrain de tir à l'arc plutôt dans la journée. Tristan et Sofia sont immédiatement partant. Quant à moi, dois-je rappeler mon don certain pour le "ciblage" ?

— Je suis pas sûre, avoué-je. Je risquerai de tuer quelqu'un au passage.

— Oh allez ! fait Sofia. Tu vas voir, ça va être marrant.

Elle s'approche de moi pour me glisser à l'oreille ensuite :

— T'auras qu'à penser que c'est les deux autres bouffons sur ta cible, se marre-t-elle en toute discrétion.

— J'avoue, c'est tentant.

Nous rions un instant avant de nous reprendre, voyant que nous sommes observées. Finalement, j'aime bien cette fille. Je l'ai terriblement mal jugé au départ et je m'en veux. En fin de compte, elle me ressemble plus à moi qu'à Vanessa. C'est juste moi version bombasse.

Nous arrivons sur le terrain de tir à l'arc et j'ai immédiatement la boule au ventre. Merdum, je vais paniquer et je vais finir par buter quelqu'un !

— T'inquiète, Princesse. Lâche-toi un peu, tu verras c'est cool.

— Je crois que tu ne te rends pas bien compte de la situation. Je suis une vraie catastrophe pour ces trucs-là, chuchoté-je.

— T'abuse pas un peu ? se moque-t-il.

— A tes risque et périls. Je vous aurais prévenu...

Les équipes sont formées par couples. Plus équitable pour tout le monde. Et vu les aveux que je viens de faire, personne n'aurait voulu jouer avec moi, c'est certain. Eliott lui, il n'a pas le choix de se coltiner la "pas douée" de service.

Les deux autres duos sont passés en premiers, un tir chacun. Clairement, personne n'a noté les points, plus intéressés à se défouler qu'à compter. Ce petit détail m'arrange bien. Si je vise à côté, personne ne m'en voudra. Reste quand même une tâche difficile à accomplir : éviter la prison pour meurtre involontaire.

Eliott me laisse le "privilège" de passer avant lui, histoire d'évaluer les dégâts sans doutes... J'attrape l'arc ainsi qu'une flèche et tente de placer cette dernière contre la corde et dans l'encoche prévue à cette effet. Premier problème : j'ai la force au cul. Faut que je tire comme une malade pour arriver à placer la flèche là où il faut. Second problème : réussir à viser vers la cible, la nuit, avec seulement un pauvre petit lampadaire pour m'aider à y voir quelque chose. Troisième problème : à force d'essayer de viser, mon bras va bientôt céder et mes doigts vont lâcher cette putain de flèche. #jedetesteletiralarc.

— Allez Princesse, tu peux le faire ! m'encourage Eliott.

Bon, de toute manière, je ne tiens plus !

Je lâche et ma flèche et cette dernière atterrie directement en plein centre. #letiralarccestmanouvellepassion. Je pousse un cri de joie si intense que j'ai dû réveiller tous les voisins. Je laisse tomber mon arc au sol et viens me jeter sur Eliott pour savourer ma victoire. Pas eu besoin d'imaginer la tête de qui que soit sur la cible. C'est juste impensable d'avoir réussi à viser en plein dans le mile. Ce n'est surtout pas ton genre ! Et comme pour le mini golf, j'entame une danse de la joie incontrôlable. La honte ne tue toujours pas ! Contre toutes attentes, Eliott me rejoint dans ma folle danse d'indiens comme il dit. C'est comme deux cons que nous sautons sur nous-même, sous l'œil amusé des autres.

— Bon allez, on se casse ! balance Eliott en me choppant par le bras. A demain les gars !

— Mais on a pas fini, grogne Patrice.

— J'ai une pro du tir à récompenser !!!

Je me marre tout en le suivant. Programme intéressant... C'est main dans la main que nous rejoignons l'hôtel, le sourire aux lèvres, heureux. En passant devant le bar, Eliott s'adresse au serveur :

— Hé Jason ! Tu peux nous faire monter deux Monacos à la 205, s'il te plaît ?

Le dit Jason lui répond un "bien sûr" enjoué.

— Merci, mec ! lance Eliott.

— Tu comptes me saouler pour avoir mes faveurs, escort boy ? lancé-je une fois dans l'ascenseur.

— Si t'as besoin d'alcool pour ça, j'aime mieux pas, se moque-t-il.

Il vient me coller à la paroi de la cabine, son souffle chaud sur mes joues les fait rougir immédiatement. Ses mains sur mes hanches, encore plus.

— Partante pour faire la fête avec moi, Princesse ? fait-il charmeur.

— Toujours...

Ding !

Les portes s'ouvrent sur notre étage. C'est chargée de tout un tas d'émotions, de désirs, que je le suis jusqu'à notre chambre. La nuit s'annonce agitée. J'en frissonne d'avance.

 J'en frissonne d'avance

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