▶️ RÉÉCRITURE DE LA SÉRIE 1/4
Milah travaille dans une agence immobilière depuis quelques années et enchaîne les ventes sans soucis. Le seul hic, le boss. Jérémie Duval, la trentaine, plutôt sexy, et surtout marié, qui lui fait du rentre dedans sans...
Bordel ! Comment voulez-vous que la bête reste sage en entendant Milah se donner corps et âme à sa tâche ? Impossible ! Déjà que je n'en ai pas dormi de la nuit ! Je dois être en manque sévère pour être autant "affecté" par son jeu si, parfait. J'ai limite peur de prendre mon pied tout seul à ce train là. Putain mais quelle idée GÉNIALE j'ai eu de lui proposer ce truc là ! Jusqu'ici, ça m'amusait de jouer aux sous-entendus avec elle, mais là, bah ça ne me fait plus rire ! La prochaine fois qu'une chose pareille me passe par la tête, pitié, filez-moi un rouleau de scotch pour que je ferme bien ma grande gueule ! Ça m'apprendra à vouloir tester ses limites ! Faudrait déjà que je sache où sont les miennes !
Bordel, je vais serrer !
Je lui fais un signe de tête pour lui dire qu'on va terminer maintenant. J'ai ma dose, et j'espère que les deux autres couillons d'à côté aussi. Je donne un dernier coup dans le mur simulant une folle "galipette" contre la cloison, et Milah pousse un dernier cri de jouissance plus vrai que nature. Putain, j'en suis tout retourné ! Je file ensuite à la salle de bain à toute vitesse, claque la porte, me jette dans la cabine de douche avec mon bas de pyjama toujours sur le cul et allume l'eau à torrent. Les yeux fermés et la tête en arrière, je tente de reprendre mes esprits. Cette fille veut ma mort ! Sûr que je serai crevé avant la fin de la semaine !
Y'a pas plus froid ?
— Hé, ça se fait pas de partir comme ça après unepartie de jambes en l'air pareille ! se moque-t-elle.
Putain elle est là ?
— Ah Milah c'est toi, dis-je surpris.
— T'attendais quelqu'un d'autre ? Quel gentleman, ajoute-t-elle. J'étais si nulle que ça que tu t'enfermes comme si j'avais la gale ?
Je la regarde à travers la vitre de la cabine, fière d'elle et l'air plutôt détendu. Au moins un de nous arrive à se sentir mieux...
— T'étais parfaite Milah, rien à dire. Tu peux sortir maintenant ? dis-je sur les nerfs.
— Pffff... et après c'est moi la coincée. En tout cas merci ! Ça m'a fait un bien fou !
— Super ! Sors maintenant ! S'il te plait.
Je confirme : cette fille sera coupable de mon arrêt cardiaque.
Je reste plusieurs minutes sous le jet à peine tiède et profite du silence. J'espère que les deux truffes d'à côté vont se calmer. Je suis loin d'être apte à jouer cette comédie tous les jours. Je tente de reprendre mes esprits en restant là un instant, cherchant le courage d'affronter cette journée.
Et le regard de Milah.
Je sors une fois une fois les nerfs retombés et trouve Milah en train de zapper les chaînes de la télé. Je la regarde, allongée sur le lit, ses jambes dénudées. Elle a gardé son gilet mais n'a pas encore enfilé de pantalon. Elle porte encore son short de pyjama, je peux donc admirer ses splendides jambes. Encore un truc qui va me faire remontrer en pression... Cette fille un brin coincée, mais pas tant que ça me fascine. J'aurais tellement aimé la rencontrer dans d'autres circonstances...
— Ah bah c'est pas trop tôt ! Pire qu'une gonzesse ! lance-t-elle alors que je suis entre le lit et la salle de bain. Tu vas bien ? T'es tout bizarre, s'inquiète-t-elle.
Je lui fais un signe de tête en guise de "oui" et je la regarde me sourire avant de partir à son tour se préparer. Décidément, la semaine s'annonce vraiment, vraiment très compliquée. Je voulais juste rire un coup avec mon plan pourri, pour le coup c'est raté. Ce n'était pas drôle du tout. Promis, je ne le referai plus ! Ca aura au moins permis aux deux autres d'à côté de fermer leurs clapets.
Nous retrouvons le monde pour le petit déjeuner à 8h30. Vive les vacances ! Remarque, c'est toujours mieux que d'être enfermé avec Milah dans une chambre d'hôtel. Je ne vais pas survivre à ce séjour c'est clair. Je vais repartir entre quatre planches à Créteil, moi je le sens bien !
A notre arrivée, tout le monde nous regarde étrangement, ce qui amplifie mon malaise. Ils nous ont tous entendu, c'était même l'effet voulu d'ailleurs. Mais je suis là comme un con qui n'assume pas. Pfff cette journée me fatigue déjà. Et les regards langoureux de Vanessa n'arrangent rien !
Je peux avoir un café supplément cyanure s'il vous plaît ?
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