J'ai essayé de refuser sa proposition, mais j'ai été bien faible pour le coup. J'ai eu peur d'espérer je ne sais trop quoi de plus de sa part. Mais je ne suis pas encore prête à lui dire adieu à nouveau. Je rêve toujours de ma grande scène de fin à la Pretty Woman. C'est sans doute stupide, mais j'aime à croire que les contes de fées existent finalement. Je veux me dire que Blanche-Neige, Cendrillon et toutes leurs copines n'ont pas chanté que du vent. Je veux mon final au ralenti sur une musique qui fait chialer. Je veux pleurer de joie...
Lorsqu'il me prend la main alors que nous marchons vers la brasserie, une fois de plus ce sourire niais fait apparition sur mon visage. Décidément, je mets toutes les chances de mon côté...
Ravale ta face de poisson clown, bordel ! Je ne sais pas si t'es au courant, mais t'es loin d'être à ton avantage là !
Nous entrons dans cette brasserie italienne et j'ai honte de l'avouer, ce n'est pas très loin de chez moi, mais je n'y suis jamais venue.
— Buongiorno, Alf ! lance Eliott en regardant le vieux monsieur au bar.
— Oh enfin de retour ? Come stai, piccolo* ? Tu t'es trouvé una donna ? demande-t-il en lui lançant un clin d'œil.
(*Comment tu vas, petit ?)
Euh... reste tranquille papi... on n'est pas mariés, hein ! Je ne parle peut-être pas vraiment l'Italien, mais j'ai parfaitement compris ta question.
Bon OK, c'est pas l'envie qui manque. Mais faudrait voir à ne pas mettre la charrette avant les vaches !
Eliott sourit sans répondre alors que je m'empourpre comme une couillonne, encore.
— Tu nous mets deux Monacos avec ta carte per favore, fait Eliott en tapant dans le dos de ce Alf.
Eliott nous emmène à une table au fond de la salle. Split se couche dessous immédiatement. Il y a deux petites banquettes autour ainsi qu'un petit portrait accroché sur le mur entre les deux. Je regarde attentivement les hommes qui s'y trouvent et je suis immédiatement interpellée par les petits yeux malicieux du petit garçon entre eux. Je reconnais ce regard joueur, et surtout, les fossettes sur ces petites joues étirées. Les cheveux un peu plus longs, ça lui ajoute un brin de je ne sais quoi de super craquant. Il ne devait pas avoir plus de six ans sur cette photo et déjà, on avait envie de le manger tout cru. Je pense que l'homme à droite est son père. Il arbore fièrement les mêmes fossettes que le petit Eliott. Je reconnais aussi ce Alf, avec clairement vingt ans de moins. Les deux autres hommes en revanche me sont totalement inconnus. Ils sont tous sur un terrain de boules, se prenant dans les bras. Comme une famille. C'est assez étrange de voir Eliott ainsi, je me sens intrusive.
— Mes oncles, mon père, Alfredo et moi, annonce Eliott en répondant à ma question intérieure. Il manque mon petit frère, William, qui n'était pas encore né. On vient ici depuis des années. Ici, c'est comme la maison.
— Très mignon, affirmé-je en prenant place sur une des banquettes.
Alors que nous savourons nos boissons accompagnées de diverses quiches, tartes et tout plein d'autres trucs délicieux préparés par Alfredo, je me dis que j'aimerais ne plus jamais quitter cet endroit. J'y suis étrangement bien, Alf prend soin de nous et par-dessus tout, Eliott est là. Je me sens soudain nostalgique et je lutte pour retenir les larmes qui menacent de couler. Mes yeux menacent de couler. Alors je me retiens du mieux que je peux, et tente de masquer mon malaise.
Attention !!! Fuite en approche !!!
Oui, les vacances étaient encore une fois bien trop courtes...
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L'IMPOSTURE
Lãng mạn▶️ RÉÉCRITURE DE LA SÉRIE 1/4 Milah travaille dans une agence immobilière depuis quelques années et enchaîne les ventes sans soucis. Le seul hic, le boss. Jérémie Duval, la trentaine, plutôt sexy, et surtout marié, qui lui fait du rentre dedans sans...
