30. La robe 🔥

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Je crois que je suis en apnée depuis que nous avons quitté le restaurant. Je suis en mode furie en chaleur depuis la danse super chaude d'Eliott sur moi. Et son baiser... Putain de bordel de merdum ! Tous pleins d'images m'envahissent le cerveau depuis ça et je ne cesse d'imaginer chacune de ses paroles chantées en action. Je me revois, les mains sur son corps et lui qui ondule en murmurant "doucement" contre ma bouche, m'embrassant dans le cou... Bordel j'étouffe ! Si bien que j'ai osé, moi, lui défaire sa chemise. Devant tout le monde !!! Combien de fois j'ai rêvé de lui virer son t-shirt depuis que je l'ai rencontré ?! Combien de fois j'ai voulu qu'il m'achève avec un striptease intégral le temps de sa chanson ?! Il y a de quoi en devenir barge ! Rien que de repenser à son parfum qui me titillait les narines, ça me rend dingue ! Sa voix méga sexy qui me soufflait des mots torrides n'a pas arrangé mon malaise non plus. Et son corps qui me criait de le déshabiller... Arggghhhhh !

Respire Milah ! RES-PIRE !

Heureusement, le reste de la soirée a été un peu plus tranquille. Vanessa et Jérémie en moins, ça allait déjà mieux. Le karaoké sans eux était bien plus sympa, et chanter avec les autres m'a ramenné un peu sur Terre. Autrement, j'aurais sauté sur Eliott comme une affamée ! Bon et puis, on ne va pas se mentir, il se pourrait que je me sois enfiler deux ou trois mojitos en douce... C'est sûr, ça aide beaucoup !

Mais voilà, depuis que nous sommes tous les deux après avoir quitté le Perroquet, je ne parviens pas à décrocher un mot. Les deux autres couples se sont éparpillés, ne souhaitant pas rentrer tout de suite à l'hôtel. Eliott tente de me parler, mais c'est comme si je n'entendais pas ce qu'il me dit. Je me concentre si fort sur ma respiration afin de ne pas exploser, que tout ce qu'il se passe autour n'existe pas.

Entrée dans la chambre, je peine à maîtriser ma respiration encore un peu plus, comme si ma robe me comprimait la poitrine et qu'elle ne faisait que de se serrer toujours plus. Du genre des corsets que les bonnes femmes portaient avant, toujours plus serrés. Sauf que là, ça me fait l'effet d'un éteau qui se resserre toujours plus sur mes côtes.

Je tourne et vire dans la pièce, sentant presque les gouttes de sueurs perler sur mon front. Je décide alors de me ruer vers la salle de bain pour dégager cette robe de la torture et enfiler quelque chose de plus confortable et sûrement bien moins sexy. Mais c'est ça ou mourir par étouffement vestimentaire. Et Eliott n'est pas payé pour juger mes fringues... Ni pour ramasser mon corps et me conduire à la morgue.

- Ça ne va pas Princesse ? demande Eliott inquiet alors que je me jette dans la pièce d'à côté.

Non ça ne va pas ! Je suffoque ! J'ai chaud ! En plus c'est coincé !

Et j'ai grave envie que tu me déshabilles !

- Si, si ! dis-je à travers la porte. Tout...tout va bien...

Je peste toute seule en essayant d'ouvrir cette fichue robe de malheur, mais rien à faire. Je tente ensuite de la retirer par le bas, comme on enlève un pull. Mais elle est tellement serrée au niveau du bassin que je n'arrive à rien une fois encore. La loose, c'est moi le rôti maintenant ! #putainderobeachier !

- Merdum ! lâché-je dans la panique.

C'est décidé, je ne mettrai plus une seule robe durant tout le reste de ce séjour de merde ! Si ce n'est pa Jérémie mon meurtier, c'est sûr et certain, ça sera une de ces foutoues robes de malheur !

- T'es sûre que ça va ? demande Eliott en passant la tête dans l'embrasure de la porte. Visiblement non, affirme-t-il ensuite en riant.

- C'est coincé...

Je me débats avec moi-même et je dois sans doute avoir l'air d'une tarée échappée de l'asile. Peu importe, il a dû en voir d'autres ! C'est clair que pour avoir besoin de se payer un escort boy, faut pas très tranquille du ciboulot, hein !

L'IMPOSTUREDes histoires addictives. Découvrez maintenant