Asseyons-nous.

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On marche, encore et encore.

Ses yeux ne cessent de me fixer, et j'ai beau lui dire d'arrêter de le faire, il continue. C'est toujours gênant, et quand j'ai le malheur de plonger mes yeux dans les siens, c'est comme s'il allait bouffer mon âme. C'est flippant, et j'avais vraiment cette impression.

On arrive sur une passerelle, celle qui relie la ville, à la plage.

On marche, on passe la passerelle, et nous voici, à coté de la plage.

Il continue de marcher, alors je fis de même. Je ne sais pas vraiment où il a prévu d'aller.

On arrive sur la plage. J'enlève mes bottines à talons pour profiter, malgré ce mois de février froid, de la sensation des grains de sable contre la plante de mes pieds. Je marche un peu, sur le sable, en direction de la mer, tandis que lui, enfin toi, est assit sur la sorte de banc qui s'étale jusqu'à l'autre bout de la plage.

Il était encore temps de partir, et je le sais. Partir, quitter cet endroit et rentrer chez moi.

Ou partir me noyer, aussi. Idioties.

Mais non. Je me suis retournée, face à lui, puis je lui ai sourit. Je me suis dit, tant qu'à passer l'après-midi avec lui, autant qu'elle se déroule bien et dans la bonne humeur. Il souriait aussi. Je décide de revenir vers lui, pour m'asseoir aussi.

On parlait de tout, et de rien, c'était sympa. Nous parlions de comment nous avions commencés à parler. On riait pour des broutilles et c'était sympa. J'essayais vraiment de passer outre tes regards, même si tu me fixait en permanence. Pour rire et t'embêter, je t'ai comparé à un poussin. Toi qui m'a dit que tu faisais 1m94 et 85kg pendant qu'on marchait... Tu n'as pas aimé, et gentiment au début, on a commencé à se battre un petit peu, jusqu'à ce que je dise "Pardon", tâche difficile pour toi, car je ne me soumet pas facilement du tout.

Alors il me tordait les poignets, il appuyait sur des endroits très douloureux, mes endroits vitaux. J'avais vraiment hyper mal, mais par fierté je me contentais juste de me défendre en lui plantant mes ongles plutôt longs dans ses mains. Au bout d'un moment j'avais vraiment trop mal, je ne sentais plus la plupart de mes membres tant il avait mal maîtrisé sa force, alors je me suis excusée. Il a rit, moi j'étais en train de vérifier que rien n'était cassé.

Pendant qu'on se battait, il s'est rapproché de moi. J'étais gênée, je n'ai pas l'habitude de cela. Quand nous avions fini et que j'ai vu qu'il était tout proche, toujours en train de me fixer, j'ai tourné la tête pour regarder ailleurs. Regarder la mer, et les gens devant. Certes, son visage n'était pas si mal à regarder, mais non. Je n'avais pas envie de le regarder, point.

Puis, il m'a demandé de le regarder. Je lui ai dit non, et que ses yeux me faisaient peur. Il m'a dit, tu m'as dit, de ne pas avoir peur et de juste me retourner vers toi. Je l'ai fait, et tu m'as embrassé. Comment décrire ce moment où "tu" ne sais juste pas comment réagir ? Tu ne peux pas. Tu ne peux pas puisque toi-même tu ne comprends pas ce qui se passe. Pourtant, durant quelques secondes, je me suis laissée tenter par tes lèvres douces.

Juste un instant, puis, l'instant d'après, je devais m'écarter de toi. Je sentais quelque chose en moi, j'avais toujours peur. Moins, mais toujours, et ca, j'aurai dû me concentrer dessus.

Il devait être quatorze heure, quatorze heure trente.


--22:49--

Lettre à mon traumatisme.Des histoires addictives. Découvrez maintenant