Chapitre 25 - Guérie, mais pas guérie

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Nous étions sur le point de sortir de l'hôpital en compagnie de mes nouveaux amis. Ils ne m'avaient pas questionné sur mon changement de tenue depuis l'attaque, il y avait de cela deux jours. Ils étaient plutôt préoccupés par une chose plus primordiale pour des adolescents : un bal qui allait bientôt se produire, et cela dans deux semaines.

Mais cela ne parlait uniquement de leur salle, qui semblait être des plus sublimes cette année.

- Tu viens pas ? Me dit Odd.
- Pour dire ? Vos termes me sont inconnus.
- On avait oublié que tu n'étais pas inscrite...
- En parlant de ça, il faudrait déposer son dossier d'inscription dans le bureau, si c'est pas le bordel comme ce matin...

Je me remémorais les phrases de la voix masculine en tête. Les rouages de seraient certainement mis en route. Ils allaient être xanatifiés, et surtout nous dans une histoire qui partirait dans tous les sens.

- Il s'est passé quelque chose ?
- Le cours de sport était annulé, Jim avait de grosses douleurs, et le principal n'était même pas joignable. Impossible de leur rendre visite ou autre chose, fit Yumi.
- Moi je dis que c'est pas bon signe. XANA doit se recharger rapidement.
- On a détruit tout de même une base. Ça prend du temps pour lancer une attaque, ajoutais je.
- C'est vrai que tu dois arrêter d'être parano, finit par dire Odd.
- Bon, d'accord... Mais si c'est ça, on devra faire notre boulot...

Je pris mes jambes à mon cou. C'était un endroit dangereux pour eux, et l'hôpital était bien loin de la vieille usine, mais bien plus proche de l'école.

- Eh Maylis ! Le médecin à dit que tu dois pas trop te défouler.

Je m'arrêtai net. Yumi ne voyait guère le problème qui venait de se poser.

En effet, je venais de réaliser qu'ils étaient possédés, contrôlés.

J'avais les paroles de prévention en tête.

"Ils-les guerriers- ne peuvent être touchés par ta voix."

- Tu vois pas la gravité de la situation ! Jérémie avait entièrement raison d'être paranoïaque, c'est ce qu'il se passe certainement, et j'en suis quasi-certaine.

Je la voyais prendre deux minutes de son temps pour réfléchir.

- Le mieux, c'est qu'un groupe de 4 parte à l'usine. Les 3 autres iront à Kadic. De toute manière le chemin n'est pas long pour aller là-bas, dit-elle.
- On ne venait pas de dire que c'était pas nécessaire ? Ajouta William.
- Je m'en balance ! Maylis et Ulrich, vous venez avec moi.
- On te suit, nous ajoutâmes.

Nous finîmes par la suivre, en fin de compte.

Passant par diverses rues et boulevards de la ville, nous arrivâmes vers Kadic. L'entrée était neutre de tout soupçon. Au loin, rien d'alarmant.

- On entre ?
- C'est sans doute au centre que se passe toute l'action, dit Yumi.

Je mis un pied à l'intérieur de l'accès, mes amis faisaient de même, avant de courir vers la recréation, et le self.

Il y avait des bancs cassés et mis en morceaux, du papier de partout, de la nourriture gaspillée. Au loin, un Jim plus que glouton ne cherchait que la trace de notre groupe.

- Holly shit, fis-je.
- On peut le dire, c'est le n'importe quoi, ajouta Ulrich.

Le professeur de sport s'approchait de nous, ses yeux nous signalant que l'ennemi avait prit possession de son corps.

Je ne pouvais pas me battre comme ça, je venais de sortir d'un hôpital, complètement faible.

- C'est pas un spectre polymorphe, alors...
- Foncez !!! Finis-je.

Nous primes tous les trois des directions différentes. J'étais plus du côté du self, Yumi vers les chambres et Ulrich vers le bâtiment des sciences. J'allais le rejoindre, forcément. Je connaissais un peu le collège pour le savoir.

Le Jim xanatifié me suivait à la tâche. Je me mis rapidement à le dire.

- Jim est de mon côté ! Dis-je en m'essoufflant.

Ulrich arrivait de l'autre côté, avant d'envoyer un objet lourd mais pas trop sur sa tête. Jim tombait raide au sol.

- J'ai limité les dégâts sur Jim, fit-il au téléphone.
- Ok, maintenant faut chercher le principal, sinon j'en connais une qu'on va devoir amadouer... Ajouta Yumi dans le cellulaire.

Il raccrocha.

- Comment ça, limiter les dégâts ? Dis-je.
- Je pense que Aelita t'a parlé du retour dans le passé... On va pas pouvoir l'utiliser ici.
- Mais c'est la seule solution !
- Tu penses à toi de temps en temps ? Dit le jeune homme. Si on le fait, on doute que tu puisses revenir normalement. T'as déjà fais couler du sang sur Lyoko, la chose la plus improbable du monde, on veut pas prendre de risques. Le monde gamin, c'est du passé... Mais Jim là ne vas pas se souvenir de ce qu'il s'est passé, enfin, si ils agissent vite.

Le cellulaire venait de sonner à nouveau. Il décrocha, puis le mit contre son oreille.

- Oui William ?
- ...
- Comment ça y'a un problème ?
- ...
- Vous pouvez les tracer ?
- Oui.
- Il est où le principal alors ?
- ...
- Vers l'usine ?
- ...

Il raccrocha suite à la conversation.

- Me dit pas que...
- Si Maylis. On doit chercher Yumi d'urgence, il est vers l'usine. Et on aura certainement des soucis avec Sissi. XANA à bien compris notre faille... Ça va être le carnage...
- Tout sauf ça, ajoutais-je.

Nous prîmes la direction des dortoirs. Nous nous rendîmes à l'étage du dortoir des filles. Les couloirs étaient bien moins longs dans mes souvenirs de ma nuit ici, dans une chambre totalement vierge. Les couloirs franchis, il y avait deux portes ouvertes. Yumi en sortait d'une d'entre elle.

- Eh Yumi !
- Attend une minute.

Nous entrâmes dans la salle. Une chambre complètement sens dessus dessous. Elle nettoyait avec un balai, sans se soucier de ce qu'il se passait.

- C'est pas le moment de faire le ménage, le principal se dirige vers l'usine, ajouta Ulrich.
- Et si Sissi est avec lui ? Imagine y'a pas que deux personnes xanatifiées, comment tu veux expliquer ça à mademoiselle Delmas ?
- Ah oui, t'as raison, mais faut faire vite.
- Si j'étais vous, on partirait sur le champ, si y'a pas Sissi, et que la chambre est en bordel, c'est pas bon signe. On part maintenant, dis-je d'un ton neutre.
- Depuis que tu as tué Tyron, j'ai tendance à croire que tu dis vrai... J'en sais rien. On devrait s'y rendre. On y va, Ulrich ?

Mes deux compagnons me suivirent. Ils me montrèrent le chemin jusqu'à l'usine, ne le connaissant pas encore de tête. Tout en marchant vite, nous nous y rendîmes en une dizaine de minutes. En montant les escaliers, nous prîmes quelques secondes de repos.

8 Worlds - First PartOù les histoires vivent. Découvrez maintenant