(Je suis maléfique pour couper ce moment en deux chapitres, je sais. C:)
La porte Centrale. Cette grande porte qui reliait ce couloir sombre à notre objectif... Une mission.
Tout ça pour mon seul besoin. Pathétique.
La porte s'ouvrit d'elle-même, me laissant, en compagnie de mes coéquipiers... Dans une salle d'un blanc immatriculé.
Le coeur de la base se trouvait exactement devant nous. Les écrans sur le côté, chaque expérience, chaque détail de la France. Tout.
Chaque monstre se retourna. Aucun ne nous égarait.
Puis, le carnage commença. Odd se recula aussitôt, comme prévu. Il devait rejoindre le Skid pour notre sécurité. Il pouvait bien se défendre derrière.
Je fonçai dans le tas, puis pris mon arme, miniature, située sur mon bras gauche. Rapidement, je l'agrandis puis forma des morceaux de projectiles électriques vers mes ennemis. Mes déplacements étaient calculés à la seconde. Tant qu'il y aurait autant d'ennemis inutiles comme ceux-là -des Kankrelats, Mantas, Frelions et j'en passe- et cela était le cas de le dire... La mission prendrait bien plus de temps que prévu. Le 4e secteur n'était pas le plus protégé, mais suffisamment pour ne pas se faire envahir. Par 3 adolescents.
- ULRICH !! DÉTRUIT TOUT ! ON A PRATIQUEMENT PLUS RIEN À FOUTRE ICI ! Dis-je.
Il s'exécuta presque immédiatement après mon appel à la destruction. Ce souhait se manifestait chez moi, dans mes mouvements... J'étais davantage violente sur les objets électroniques.
Au fur et à mesure du combat, je ne sentais plus personne me parler. Ce désir de vouloir détruire son passé était à son comble. Qu'importe. Pourquoi étais-je ici ? Maintenant, je voulais tout récupérer, des données importantes, ou tout détruire.
Mais merde j'en sais rien !
- ..AI REC... DONNÉES ! VA TOUT CASSER ! LE COEUR ! Me fis part Ulrich a l'autre bout de la pièce.
Mes lèvres s'allongèrent. Je ne savais pas comment décrire cette pointe, cette flamme se dessinant dans mon corps. Cela semblait... Mystérieux. Je n'avais jamais connu toutes ces expressions. Et rien qu'en une mission, je n'en contrôlais pas certaines, je n'en connaissais aucune.
D'autres monstres approchaient. Il n'étaient plus nombreux, car leur chef s'était évadé. Nous l'avions laissé faire, car il ne constituait en aucun cas notre mission. L'on respectait notre mission, et nous allions jamais plus loin que cela. Sinon, on allait le payer. Et je me le répétais souvent, mais cela n'était pas la raison de ma venue dans le monde de Lyoko.
Je m'approchais lentement du centre de la pièce. En même temps, qui allait m'arrêter ? Leur base était fichue. Et le chef lui-même s'en était aperçu.
J'étendais mes bras vers moi. Une boule d'énergie se formait. Elle devenait de plus en plus grosse, assez rapidement au début.
Il fut bien un temps où cette pièce semblait lumineuse...
Chacun travaillait dans son coin, mais tout le monde était disponible à la fois.
Comme un ordinateur pouvait changer rapidement de tâche s'il était assez puissant. Quand il était froid.
XANA élevait des cerveaux. Médusa en était la preuve. Je ne pouvais pas laisser cela se produire.
Même si j'ai été à leur service pendant un moment, ce qui se faisait n'était pas logique.
Je n'avais sans doute pas d'expressions, mais la morale était la première chose que Tyron m'avait instruit. L'esclavage n'avait pas sa place dans ce monde. Elle ne l'avait jamais. L'Homme l'y avait forcé.
Ulrich, voyant la boule d'énergie se formant devant moi, resta sur place. C'était une très mauvaise idée venant de sa part.
- Ulrich, va-t'en ! Maintenant ! Criais-je.
Des monstres se dirigeaient vers moi. Pour m'arrêter. Mais cela était bien trop tard. Trop tard pour agir.
Ulrich se faufilait derrière moi... Au moment où la boule se décrocha, et se dirigeait vers sa cible.
- Bouclier ! fis-je brutalement en appuyant sur le bouton.
Une sorte de bulle bleue se manifesta. L'explosion se produit. Mes paupières se fermaient rapidement, Ulrich se faisait dévirtualiser.
Je n'entendais pas un éclat. Juste, le vide.
Le berceau. Devrais-je dire ce cercueil. Il m'avait transporté, mélangé des mondes. Cela se sentait. Des choses collaient, faisaient un mal de chien dans mon petit crâne. Comme une explosion. J'entendais deux voix me crier dessus, crier sur d'autres personnes. Qu'ils ne méritaient en aucun cas une vie aussi riche en malheur.
Pourquoi j'avais ces images en tête ? Je n'étais en aucun cas un bébé, et puis même, l'on ne se souvenait en aucun cas de ses souvenirs enfantins.
Enfin, cela était pour le cerveau d'un humain. La conscience humaine.
Avec cet objet sur ma poitrine, le fait que je ne pouvais me faire dévirtualiser sur Lyoko... Cela faisait de moi un "humain" ? J'avais un corps y ressemblant énormément, son fonctionnement très similaire.
Et pourtant. Ce fut ce moment où j'avais arrêté de penser. Le contact avec la mer numérique, ce choc, le bruit de l'explosion me revenait aux oreilles.
Vide.
Et encore.
Toujours plus.
Jusqu'à l'infini.
Mais pourtant, je me levais, dans une usine. Cette usine. Une fois de plus. Les changements s'étaient faits automatiquement. La voix masculine s'était chargé de mes transformations, car je semblais inconsciente.
Je me levais. Quelle heure était-il ? Étions-nous de nuit ou de jour ? Le temps ne pouvait se calculer depuis cet endroit dénudé de la lumière du Soleil.
Je regardais le sol. Du sang avait coulé. Mais je ne savais pas d'où. Tant pis. Ce n'était pas grave. Il le fallait.
Je pris l'échelle pour monter. Lentement, mais sûrement. Arrivée, je voyais Ulrich qui dormait au sol. Jérémie était également présent en compagnie d'Aelita. Le reste n'était pas présent. Ils me regardaient avec des yeux doux...
Avons-nous réussi ?
- Oui.
Je sentais également Médusa auprès de moi, quelque chose de confortable. Je me sentais désormais à ma place.
- On l'a fait... ; dis-je.
- Tu l'as fais. On est arrivés quand Odd t'as récupéré. C'était une mission bien réussie, ajouta Jérémie.
- Ulrich s'est fait dévirtualiser au moment où l'explosion s'est produite. On a eu de la chance sur ce coup, finit Aelita.
Désormais, je pouvais tout leur raconter. Dans le moindre détail. Et expliquer ce que j'avais sur le cœur à Aelita. Je ne voulais plus sa colère, mais sa compassion.
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8 Worlds - First Part
FanfictionMirage. Je me souviens de mon père qui jouait avec moi. De ma mère qui me donnait à manger. Je me souviens de Kadic, où je me faisais souvent laminer, comme l'autre, que je n'ai jamais osé approcher. Je me souviens de Jim, le professeur de sport et...
