Paul landers macht Kinder froh

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...Là, c'était sacrément la merde.

J'avais prié mes „invités" de s'asseoir au salon (par cela j'entend ; je les avais balancés dans le canapé) ; à présent, je les contemplai d'un air absolument consterné. Une main sur la bouche pour contenir mon irrépressible envie de leur hurler des insultes, l'autre sur la hanche, je les regardai tour à tour afin de déterminer lequel je devais prendre pour taper sur les autres.

D'abord, nous avions Julie ; cette imbécile qui n'avait rien trouvé de mieux à faire que débarquer en Allemagne sans RIEN PREVOIR du tout et s'invitait chez moi, le tout en étant PARFAITEMENT au courant pour mon père et sa... Son... Sa GOURDASSE de nouvelle copine qui tripotait la sale gueule de Richard sur son pantalon, avec un air penaud absolument insupportable sur son affreux visage bouffi !
Puis nous avions mon père, mon TRES cher papa d'amour qui débarquait chez moi en Allemagne comme une petite fleur, en m'apportant sous son aile un sublime cadeau d'anniversaire : une FANGIRL du MÊME ÂGE que moi en guise de BELLE-MERE !

Là, j'étais carrément en train de me creuser la lèvre de mes incisives supérieures pour ne pas leur hurler dessus, à tous. Paule, par pitié, contrôle-toi...

...Tu les aimes... Non ?

Paule, t'es pas obligée de le prendre com-..."

JULIE VA..." Commençai-je avant de me plaquer moi-même une main sur la bouche pour ne laisser aucun propos déplaisant s'échapper. Jamais de ma vie je n'avais été si en colère... Merde, Schneider sors de ce corps ! Un an à l'entendre beugler à la moindre contrariété avait vraiment finit par avoir une sale influence sur moi ; mon coeur explosait dans ma poitrine tant j'étais en colère, mon corps entier était sous tension et je me sentais absolument incapable d'exprimer quoique ce soit d'autre que des regards meurtriers et des injures pour le moment.
Dans un coin du canapé, mon père avait baissé la tête. Cette vision aurait dû me faire de la peine, me pousser à venir le réconforter ou le câliner comme j'en avais rêvé pendant des mois... Mais à cet instant-là, le voir ainsi détourner le regard m'énerva davantage ;
il DEVAIT m'expliquer, j'avais le DROIT de savoir !

„P'pa ?" Tentai-je de l'appeler sur un ton à peu près calme... Sans succès, à voir la manière à laquelle il se redressa subitement, plus blême encore que lorsqu'il avait baissé la tête.

Il m'offrit un petit sourire faussement innocent, et j'eus une poussée de colère si subite que je ne pus empêcher un petit gargarisme d'échapper de ma gorge.

... Paule, c'est ton papounet chéri d'amour... Caaaalme...

Demandons-lui calmeme-...

„C'est quoi encore ces conneries ?!"

...Merde, j'avais volé sa réplique à Schneider.

Mon père échangea un petit regard avec Cindy de Tellement Vrai, rubrique „j'ai une obsession malsaine pour les pantalons hideux", et cette dernière fit preuve d'un courage remarquable en tentant tant bien que mal de s'expliquer :

„Pau- euh je veux dire... Hm... Miss euh... Madame... Enfin..."

Je roulai des yeux si exagérément que je m'en tordai le nerf optique. Cette pauvre fille ne se rendait pas compte d'à quel point elle pouvait être exaspérante...

Comment j'ai fais ? [RAMMSTEIN] Où les histoires vivent. Découvrez maintenant