J'ai passé une assez mauvaise soirée. Tu vois, déjà quand je suis arrivé j'avais mal à la tête et envie de vomir donc j'étais pas dans la meilleure des humeurs. Je sais pas si j'aime les gens avec qui j'étais. Ils critiquent les autres, se moquent d'eux dans leur dos. Ils sont sympa mais c'est des ordures parfois. Avec eux j'ai souvent complexé de ce que j'étais, je me suis souvent pas assumé parce que je fais partie du style de gens qu'ils critiquent. C'était les gars du vélo. Ceux que j'admirais. Il y avait Lorine, Timothé, Lucas, Lucas, Clarence et Noé. Noé je le connaissais pas, c'était la première fois que je le voyais. Il n'y avait pas Victor, c'était peut-être mieux comme ça. Je crois que si je les aime bien, ces gens, c'est uniquement parce qu'ils sont relié à des souvenirs agréables : les courses, quand j'aimais ça, Flavie... Ouais, malgré tout je considère Flavie comme un souvenir agréable. J'aime bien leurs parents par contre. Je les préfère à eux dans leur façon d'être, leurs discutions, ils font un peu plus attention à moi, etc. Avec les autres je suis inexistant, parce que je faisais pas partie du club. Mais bon, comme à chaque repas, on sépare les enfants des adultes, alors je n'avais pas le choix. Au début j'étais tranquille dans mon coin au bout de la table. Puis j'ai du échanger de place avec Clarence pour que les gars soient ensembles et parlent de leurs trucs. J'ai faillit pleurer parce que du coup au lieux de rester seul (ce que j'aurais préféré) j'ai du aller vers le milieu de table, entouré de plein de monde. On a essayé de discuter avec Lorine. Sourire gêné, t'as pris quoi comme option du coup au lycée ? Resourire gêné, on s'arrête là. J'ai eu des Nausées de plus en plus fortes. À un moment j'ai vraiment cru que j'allais vomir la tartiflette sur la table. Je sentais mon cœur battre beaucoup plus fort que d'habitude. Ça m'inquiétait. Ça me faisait le même effet que quand je faisais une crise, sauf que la il y avait du monde autour. Puis j'avais envie de partir en claquant la porte et de marcher ou courir dans les rues d'Aizenay sans trop savoir où j'allais. Mais je suis resté à table. J'avais pas le choix, le portail était fermé. J'aime pas les gens en ce moment. J'ai pensé à Hugue. J'ai l' impression que tout le monde l'a oublié, parce que moi aussi je l'oublie. Il n'était pas très important pour moi, mais il fait partie du souvenir des courses. Il faisait partie de l'équipe. Puis j'y pense à chaque fois qu'on passe devant l'église de la Chapelle Palluau (je crois), c'est là qu'on a fait la cérémonie. Je me suis rendue compte qu'en faite la mort est beaucoup plus proche de moi que je ne le pensais. Comment tu veux que ça ne me reste pas dans la tête ? On m'a demandé ce que je voulais boire. J'ai hésité. Puis j'ai répondu du coca. Parce que je sais pas toi, mais moi le coca ça me détruit la gorge après 3 gorgées de suite. J'en avais besoin, ce soir. J'ai aussi réagit à sa place quand ils ont appelé Timothé, ils ont pas du comprendre. J'me sentais con. Timothée. Ça m'irait mieux que Marjorie. J'en ai marre de Marjorie.
Puis en rentrant j'ai regardé la lune. Je me suis dit qu' on ne l'a remerciait pas assez. C'est vrai, elle se prend des trucs en pleine gueule pour nous protéger, elle nous éclairé quand le soleil ne peut pas, elle nous écoute pleurer la nuit... Parfois c'est la seule qui sait qu'on est mal, parfois elle peut nous faire sentir moins seul. Puis regarde la, elle souffre pour nous, et au finale ça la rend encore plus belle. Elle est belle la lune.
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Everything is Oreo
Non-FictionEn conjugaison avec la parallèle exorbitante de Nothing. Ma vie en 5 chapitres et 17 sous-parties. C'est faux, mais j'avais envie de dire ça. Bon, j'ai leur de l'oublie. Donc je refais un "Rantbook" pour raconter ma vie. Même si elle est pas intére...
