Chapitre 14

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Katsuki avait beau menacer Izuku de le soumettre, d'aller l'enfermer dans sa chambre comme un enfant, et bien d'autres choses, Izuku ne cédait pas.
Il ne voulait rien dire, à part qu'il était allé se défouler sur un arbre.

Ce que Katsuki voulait savoir était pourquoi.

Il n'avait finalement pas obtenu gain de cause, et à bout de forces il était allé se coucher, devant travailler le lendemain.

Il avait veillé à ce qu'Izuku regagne sa chambre, verouillant sa fenêtre et sa porte fenêtre, gardant les clé avec lui.

Izuku n'avait pas vraiment dormi, lutant contre son envie de rejoindre la chambre de Katsuki.
Malheureusement pour lui, vers cinq heures du matin ses forces le quittérent, et il se leva pour pénétrer dans la chambre de Katsuki.

-Qu'est-c't'as fait comme connerie, encore? râla le blond en voyant la petite tête coupable qu'arborait Izuku.

Izuku ne dit rien, et alla se glisser sous les couettes, collant son petit corps froid contre celuidu blond.

-Qu'est-c'tu fous? lança le blond, enlaçant tout de même Izuku comme pour l'empêcher de partir.

-Si tu veux pas de moi, dis-le, répliqua Izuku du tac au tac.

-Si, bien sûr que si-

-Alors tu fermes ta gueule et tu me laisses dormir.

Izuku laissa le blond un peu sur le cul, s'endormant dans la seconde suivant sa réplique venimeuse.

Pour Katsuki, Izuku avait juste eu froid, et voulait un peu le faire chier en coupant sa nuit de sommeil.
Pour le vert, les raisons étaient tout autres, et il s'en sentait couoable d'ailleurs.

C'était son corps qui avait réclamé l'odeur de Katsuki, et il ne pouvait s'empêcher d'inspirer à pleins poumons dans les oreillers.
Il tentait tant bien que mal de camoufler les sentiments qui naissaient dans son cœur, et il se maudaissait d'être attiré par cet Alpha.
Tous les Alphas étaient les mêmes, et s'il ne voulait pas se faire tuer, violer, torturer, il devait s'éloigner au plus vite de Katsuki, quittes à se faire démonter par sa mère plus tard.

. . .

Izuku se réveilla en entendant le chant des oiseaux, qui gazouillaient au dehors, tandis que le soleil était haut dans le ciel.

Il était presque dix heures, mais la grande chambre de Katsuki était déjà entièrement baignée de soleil, l'été étant déjà bien avancé.

Izuku se leva à regrets, et alla vers sa chambre.
Il avait passé la meilleure nuit possible depuis qu'il était arrivé, mais il ne devait pas recommencer cela, sous aucun prétexte.

Il descendit, et à la cuisine trouva un mot de Katsuki.
Enfin, c'est ce qu'il supposait, car il ne l'avait pas lu avant de le jeter dans la poubelle.

Vers quatorze heures, après une journée tranquille à concocter un plan pour éliminer son mari et devenir veuf, Izuku reçut un appel de Shoto.

-Allôôôô? répondit Izuku en rigolant.

En effet, derrière le téléphone de l'appelant il y avait une voix grave, bizarre, qui disait des choses bizarres.

-Izuku! Je peux venir te voir cet après-midi? demanda Shoto.

La voix grave en fond ne se taisait pas, et Izuku lança un “Ta gueule” bien senti à l'inconnu.

-Izuku... commença Shoto après que la voix se soit attenuée. C'était mon père...

Izuku pouffa en se rendant compte de sa bourde, ne se sentant pas coupable pour un sou.

-Bon... Je peux te rendre visite quand? Ce que je dois dire est important...

-Viens maintenant! suggéra Izuku. Je m'ennuie comme unrat mort, et mon idiot de mari ne rentrera pas avant quelques heures.
Il est excéssivement jaloux, précisa Izuku après un silence de son interlocuteur.

-Ok, j'arrive! fit Shoto avant de raccrocher.

Une heure plus tard Izuku entendait la sonnerie, et il ouvrit le portail à distence en remarsuant que c'était bien Shoto.

-Mon père a encore foutu la merde, signala Shoto, après s'être installé dans un des fauteuils du salon. Je dois te dire que Katsuki te trompe. Est-ce que tu peux jouer la comédie, pendant que j'enregistre la conversation? Je dois montrer une preuve à mon père que je te l'ai dit.

Izuku se calla dans son fauteuil.
Shoto lança l'enregistrement sur son téléphone.

-Izuku... Je suis désolé de te dire ça, mais Katsuki te trompe.

Izuku se força, et songea à la chose la plus triste au monde.

Ari.

Automatiquement, les larmes roulérent sur les joues d'Izuku, et tout ce qu'il trouva à faire fut d'aller se réfugier dans les bras de Shoto.

-Pardon, mais je me sens pas bien, expliqua simplement Izuku.

Son cöur le serrait, et tout ce qu'il voulait acutellement était pleurer à n'en plus pouvoir.

Sa gorge lui faisait mal, ses yeux le piquaient, et il sentait son cœur se serrer dans sa poitrine.

Les souvenirs remontaient en masse dans la tête d'Izuku, qui versait une larme à chaque cri résonnant dans son crâne.

Shoto, qui semblait avoir compris pourquoi Izuku était aussi atristé, leserra contre lui, callant la tête du vert dans le creux de son cou, et dispersant des phéromones.

Il savait que le vert détestait cela, mais c'était le seul moyen de le calmer.

Bientôt, Izuku se mit à crier, martellant de coups le torse de Shoto, qui s'obstinait à le serrer contre lui en dispersant ses phéromones.

Les cris étaient étouffés dans le cou de Shoto, qui murmurait des mots doux au petit vert, caressant sa tête.

Ils en étaient tous les deux là quand la porte d'entrée claqua.

Katsuki pénétra dans la salon, d'où résonnaient encore les cris d'Izuku, interrompus par intermitence par ses sanglots.

Il vit Izuku, assis sur les genous de Shoto, et comprit tout de suite. Ou plutôt crut comprendre.

-Qu'est-c'tu fous ici, Double face de mes deux? hurlz Katsuki en avançant dans la pièce, dispersant des phéromones de colère extrémement fortes.

Les sanglots d'Izuku redoublérent, mais Katsuki continua, jusqu'à ce que...

-Arrête! Arrête Alpha de mes deux! odronna Izuku en pleurant.

Son ton n'en était pas moins effrayant.

-Réglez vos problémes entre Alphas, mais je ne veux pas de phéromones dans la maison! cracha Izuku avant de monter les escaliers, ayant quitté les genoux de Shoto pendant qu'il parlait.

Shoto se leva, arrêta l'enregistrement et commença à partir.

-He, qu'est-c'tu branles Double face??? interpella Katsuki.

-C'était une simulation, lâcha Shoto. Il a eu un passé difficile, essaie de ne pas le brusquer, conseilla Shoto avant de partir, ignorant ostensiblement les cris du blond.

Izuku, dans sa chambre, ses larmes arrêtées, avait déjà pris sa décision.

Il envoya le message à Shoto.

“Un service rendu en appele un autre.
J'ai besoin de ton aide.”

(Ari est un prénom Japonais masculin assez courant, il signifie “existence”.)
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1110 mots.

New update! Encorz une fois, vous voyez des fautes ???
Et vos avis???

Bye bye mes chous~😘

Je t'aime, moi non plus!Où les histoires vivent. Découvrez maintenant