Chapitre 34

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-Quoi!? Putain...

Katsuki tournait en rond dans son bureau, enrageant.
Il avait obtenu des autorités qu'ils remboursent les dégats causés par la course-poursuite pour attraper, le braqueur, mais il ne pouvait pas faire avancer le chantier plus vite.

Eijiro paniquait à l'autre bout du fil, s'excusant, expliquant que la porte était déjà ouverte, qu'il manquait des affaires et que tout le long du couloir des chambres il y avait des affaires éparpillées, comme suite à une bagarre.

-Bon, je suis désolé mais...

La voix de Katsuki tremblait. C'était la première fois qu'il baissait sa garde devant autre qu'Izuku.

-Je ne peux pas venir.

Son chef de chantier, présent dans le bureau, discutant avec son architecte, le regarda avec compassion.

Le grand et fier Katsuki Bakugo pleurait.

Cet instant de faiblesse ne dura pas, et bien vite il essuya l'unique larme qui avait roulé sur sa joue, et se reconcentra sur le flot continu de paroles d'Eijiro.

-Ferme ta gueule.

Eijiro se tut à l'autre bout du fil.

-Cherche le sur le domaine. Il n'y a que deux possibilités : soit il fugue et il a simulé un kidnapping pour détourner l'attention. Soit... il s'estfait enlever...

Son inquiétude passait dans sa voix, Eijiro le sentait, et il tenta de le rassurer.

-Je n'ai vu de sang nulle part, il n'est pas blessé! Et s'il avait été enlevé, ce seraut pour te faire chanter. Les kidnappeurs n'auraient alors aucun interrêt à luifaire de mal, alors, s'il te plaît, calme toi.

-Mh...

Pendant plusieurs minutes, Katsuki discuta avec Eijiro, et ils finirent par se mettre d'accors pour s'appeler au moindre changement.

-Bon... soupira Katsuki en se passant une main sur le visage. J'ai obtenu le remboursement des keufs, maintenant faut juste redémarrer ce putain de chantier. Toi, dit-il en pointant le chef de chantier, fais venir une équipe d'ouvriers de plus, je veux que cela se termine le plus vite possible. Ils vont commencer par déblayer à la pelleteuse, ce sera déjà ça. Toi, dit-il en pointant l'architecte cette fois-ci, tu vas me refaire un plan vite fait. Je ne veut riende compliqué. On va juste couper la partie abîmée, faire une sorte de triangle, et dans la partie où il n'y a rien, mettons un parc. Fais moi autant d'étages que nécessaires pour compenser le manque. J'y vais, j'ai des choses à faire.

Katsuki prit sa veste, et laissa les deux hommes avec leurd directives dans le bureau.

. . .

Izuku ouvrit les yeux, et se retourna dans son lit, une sensation le dérangeant fortement à la nuque.
Ça le grattait.

Et pour la première foisdepuis que Katsuki l'avait marqué, il ressentait ses émotions.
Enfin, la seule, l'inquiétude.

Il se rallongea au milieu des couvertures, songeur, et tenta de se rappeler ce jour assez flou.

“-Laisse-toi juste faire et tout ira bien! dit Katsuki.

Il se mit à quatre pattes au dessus d'Izuku, et lui bloqua les poignets de chaque côté de la tête.

-Je ne veut pas que tu meures, alors laisse-moi te marquer! demanda Katsuki, presque gentiement.

Izuku tenta de soulever ses poignets  mais il était devenu récemment trop faible pour cela.

-Tu vois? Tu t'affaiblis de jour en jour, pourquoi tu tentes de nier que tu as besoin de moi!? demande le blond, agressif cette fois-ci.

Izuku détourna le regard, en tourna le tête vers le mur, les larmes aux yeux.

-Jamais je ne serais dépendant d'un Alpha, plutôt crever!

-Il ne s'agit pas d'être dépendant mais de te laisser marquer!

Izuku eut un rire amer.

-C'est bien ce que je dis : être dépendant. Maintenant fous-moi la paix, je ne te laisserais pas me marquer!

-Mais en as-tu seulement la force? questionna le blond cendré, réaliste.

Une larme roula sur la joue d'Izuku, mais ses lèvres restaient obstinément fermées.

Katsuki se résigna à utiliser la manière forte.
Il dispersa des phéromones de soumission dans la pièce, et se pencha sur le cou d'Izuku qui se retenait de pleurer.

-Désolé, dit-il avant de lâcher ses poignets qu'il ne pouvait bouger à cause des phéromones.

Il prit déliactement son menton entre ses doigts, et le lui maintint sur le côté pour s'approcher de sa nuque.

Il lécha la partie où se trouvait ses glandes, et il sentit son mari se détendre un peu tout en lâchant énormément de phéromones, visiblement contre lui, car il ne retenait plus ses sanglots.

Katsuki le mordilla une fois, puis s'arrêta pour le regarder.

-C'est pour ton bien, d'accord? Je ne veut pas que tu meures, expliqua Katsuki, ce qui semblait pourtant clair.

Izuku s'en voulait plus à lui-même, qu'à son Alpha de mari, car plus que de laisser faire son blond, il avait envie de l'inciter à aller plus vite, et ce même sans l'aide des phéromones.

Katsuki replongea dans son cou, et mordit à l'emplacement de ses glandes.

Izuku gémit de douleur.
Mais la douleur était plus grande dans son cœur : il s'était complétement laissé faire, et il avait envie de se frapper.

Le blond relâcha l'emprise de ses phéromones, et lécha sa plaie une dernière fois avant de se redresser et de le regarder dans les yeux.

Des yeux remplis de larmes et débordants de fureur.

Izuku ne sut pas où il trouva la force, mais il repoussa le blond, et s'élança vers la porte de la chambre.

Une main le freina dans sa course.

-Arrête de fuir Deku, s'il te plaît, ça me-

La claque était partietoute seule.

-VA TE FAIRE FOUTRE!!! CONNARD! hurla-t-il avant de sortir de la pièce en claquant la porte.

En sortant dans le couloir, il percuta un vase rempli de roses rouges, dont le contenu se répandit au sol en même temps que le verre se brisait.

Il courut jusqu'à la porte d'entrée.”

Izuku se retourna au milieu de l'amas de couverture.

-Ça fait mal l'Amour, souffla-t-il pour lui-même.

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985 mots.

Vécu.
Pour ceux qui ont pas compris, entre les guillemets il se souvient.

Je sais, j'avais dit que je publierai pas avant cinq jours, mais j'ai réussi à hacker la boxe de mon voisin (nope, j'ai juste chopé les codes mdr).

Vos avis?

Bye bye mes chous~😘

Je t'aime, moi non plus!Où les histoires vivent. Découvrez maintenant