Chapitre 24

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Izuku déscendit prudemment les marches des escaliers, après avoir passé la nuit à se réveiller en sursaut chaque fois que l'odeur du blond s'approchait trop de sa chambre.

Il entra dans le salon, et aussitôt il se mit à tousser vivement, presque asphyxié.

Mais il se reprit bien vite en se rendant compte que ce n'était que lui qui réagissait violemment, pas son corps.

Katsuki avait dispersé énormément de phéromones dans la pièce, qui était saturée de son odeur.

Maintenant qu'ils étaient liés, le corps d'Izuku apréciait cette odeur et même la rechaerchait, et il soupira avant d'aller s'asseoir sur le canapé, non sans serrer un des coussins imprégnés de l'odeur contre lui.

L'odeur se dissipa peu à peu, et en fin de mâtinée Izuku ne sentait presque plus son odeur sur les coussins.
Il se sentait fièvreux, mais s'ajouttait à cela que l'absence du corps de Katsuki, sa présence même lui manquait.

Le petit vert se leva, et alla se chercher à manger.
Il avait extrémement faim, pour un raison qui lui était inconnue.

Katsuki rentra en début d'après-midi, et trouva Izuku en train de s'amuser à faire des plans pour un objet qui ressemblait vaguement à un porte-crayon -il avait un diplôme d'ingénieur après tout.

-T'es pas habillé? interrogea le blond froidement en jaugeant Izuku qui était uniquement vêtu d'un short.

-Ah, attends... fit docilement Izuku en attrapant son t-sheert qui se baladait sur la canapé. (attention, t-sheert féroce!😂)

Il l'enfila, et se leva, pour faure face à Katsuki, un peu défiant, mais sur ses gardes.

-Voilà, chuis habillé. Pourquoi ça?

-Je crois qu'on a pas les mêmes notions vestimentaires... soupira Katsuki en se pinçant l'arrête du nez.

-Quoi!? portesta franchement Izuku. Tu ne veux pas que je mette une parka en plus peut-être?

-Bon, laisse tomber. Allez, tu viens avec moi! ordonna le blond.

-Où ça? questionna Izuku en se laissant tout de même entraîner par le poignet vers la sortie.

-Apparemment tu te sens enfermé ici. On va aller faire quelques courses en ville, tout simplement.

. . .

-Tu n'as pas mis ton collier... remarqua le blond sur un ton préoccupé alors qu'ils étaient déjà à quelques kilomètres de la maison.

-J'en ai pas besoin, crétin, puisque tu m'as marqué! cracha Izuku.

Katsuki lui lança un regard peu impressionné et se reconcentra sur la route.

Il sentait parfaitement les émotions qu'Izuku ne maîtrisait pas assez pour lui empêcher de les percevoir.
Habituellement, le petit vert s'arrangeait pour que Katsuki ne sache pas ce qu'il ressentait quand il partait travailler, et cela l'agaçait.

Mais maintenant ses émotions étaient tellement fortes qu'il ne pouvait ni les étouffer, ni les camoufler dans un tourbillon d'émotions plus confuses.

Il était en colére. Et confus, douteux.

-Ne t'inquiéte pas, je serais là pour te protéger. Je suis ton Alpha et je tiens à toi, tenta de rassurer le blond.

Mais cela eut l'effet inverse, provoquant une peur panique chez Izuku.

-Mais pour combien de temps? murmura Izuku, la gorge serrée de sanglots retenus, et la voix brisée par l'effort qu'il faisait de ne pas pleurer.

Cela était tellement puissant que Katsuki sentit son rythme cardiaque s'accélérer à une vitesse aussi folle que celui du vert, et il se ne se sentait étrangement pas en sécurité.

Il dispersa quelques phéromones dans la voiture, mais cela eut l'effet inverse, Izuku paniqua encore plus, et le blond crut qu'il allait faire une crise de panique, et qu'il commençait à hyperventiler.

Il ouvrit toutes les fenêtres, chassant son odeur dans l'instanct, et mit les “warning” le temps de se garer en urgence sur le bas-côté.

Il se détacha aussitôt le frein à main serré, et s'approcha lentement du petit vert qui tremblait de tout son corps.

-Je peux te prendre dans mes bras? demanda Katsuki, certain que le fait d'être dans les bras de son Alpha allait le calmer.

Mais il refusa, et bredouilla quelque chose de vague avant de sortir de voiture.

-Je... J-je préfére éviter le contact, expliqua le petit vert en s'éloignant.

-Reste dans mon champ de vision, implora quand même Katsuki, inquiet.

Izuku s'adossa à un tronc d'arbre, se laissa glisser au sol et calma sa respiration ainsi que le rythme effréné que son cœur ne lâchait plus.
Tout seul.
Il n'avait pas eu besoin de l'aide de son Alpha.

Il était réellement traumatisé par les Alphas, et avait apparemment décidé d'attaquer pour se défendre, en rendant hostile toute approche amicale de lui.

Katsuki remonta dans la voiture, d'où il était descendu pour suivre Izuku, mais avait finalement renoncé.
Il posa sa tête sur le volant, et attendig que le vert revienne.

Le petit vert était toujours dans la lune au bout de dix minutes de trajet, et Katsuki finit par poser la question qui lui brûlait les lévres.

-Tu es comme ça avec tout le monde?

Il  comprit immédiatement qu'il parlait de ce comportement innévitable de rejet de l'affection.

-Jamais avec les Bêtas, toujours avec les Alphas, et parfois avec des Omégas plus forts qui tentent de me draguer.

-Pourquoi? demanda Katsuki en sruveillant du coin de l'œil les mouvements du vert.

-J'ai vécu deu- une mauvaise expérience à cause des hormones qu'un individu n'a pas su contrôler. Je me méfie toujours depuis. Je suis un Oméga de faible constitution, mais mon esprit est difficile à avoir, je ne suis pas si docile, et la plupart du temps les gens de perdent pas leur temps à tenter de me mater. C'est simple de voir si oui ou non je vais résister, en fonction de mon degrés d'aggrésivité au premier abord. Et je suis souvent très hostile au premier abord, alors cette mauvaise expérience ne s'est jamais reproduite.

Katsuki gardait un œil sur la route, et surveillait du même temps Izuku.
On entendait souvent des histoires d'Omégas violés, Katsuki comprenait très bien ce qu'Izuku entendait par “mauvaise éxpérience”.

Il compatissait entièrement, mais ne pouvait rien y faire puisqu'Izuku ne voulait toujours pas de contact.

-Avec Tête d'Ortie t'es pas comme ça...

-Il est focalisé sur Denki. Je saurais le repousser si jamais ses instincts se mettaient à le guider vers moi, mais étant donné qu'il ne me veut rien de mal, je ne vois pas de raison de l'envoyer bouler.

Mais moi si... songea tristement le blond.

La reálité était tout autre.

Izuku repoussait d'autant plus Katsuki qu'il avait peur de s'attacher à lui...

Izuku passa la main un peu partout autour de son siége et activa le siège chauffant, n'aidant pas sa fièvre qui était restée présente durant toute la mâtinée.

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1097 mots.

Rien à dire. J'adore juste cette fic.

Vos avis?

Bye bye mes chous~😘

Je t'aime, moi non plus!Où les histoires vivent. Découvrez maintenant