Chapitre 28

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-Katchan~ appela Izuku en courant à travers la maison.

Katsuki, enfermé dans son bureau, soupira en l'entendant monter les escaliers en criant son surnom.

Dans ces moments-làs, il savait qu'il voulait juste le faire chier, et il regarda par la fenêtre avec exaspération.

La voiture d'Eijiro quittait le sentier de la propriété et se dirigeait vers la ville à toute allure.

-Katchan! souffla de contentement le jeune Oméga en entrant dans le bureau de Katsuki.

Il regarda les entassements de papier sur le bureau en bois vernis, l'ordinateur portable de Katsuki, et le téléphone qu'il s'apprétait à ouvrir pour taper un numéro.

Izuku ferma l'ordinateur, repoussa le téléphone et la paperasse, et sortit de son dos un paquet argenté enrubanné de fil doré.

Katsuki l'ouvrit et découvrit...

-Une peluche? Sérieux? demanda-t-il en tenant la peluche du bout des doigts, blasé.

Izuku souffla, et se mit sur ses genoux, collant leur deux torses.
Katsuki fut tellement surpris qu'il en lâcha la peluche.

Izuku le serra fort dans ses bras.

-1... 2... 3... 4... compta Izuku, avant de lâcher le blond et de se lever.

-Qu'est-ce que tu fais? demanda le blond en fronçant les sourcils.

Izuku lui prit les joues et les étira pour former un sourire.

-C'est prouvé scientifiquement que le corps relâche une certaine dose d'andorphine bénéfique à la bonne humeur quand on fait un câlin. Le temps minimum c'est quatres secondes!

Katsuki soupira, et se passa une main sur le visage, balayant celles d'Izuku qui tentaient de le faire sourire.

-Écoute, je ne suis vraiment pas d'humeur, ramballe ta peluche et laisse-moi travailler, d'accord?

Izuku, les mains tremblantes et la gorge séche prit le lapin et sortit du bureau.

-Deku!

Il s'arrêta à l'entente du surnom.
Il ne voulait pas se retourner.

-J'ai oublié de te dire : la piscine sera finie dans même pas un mois. J'ai mis beaucoup d'employés dessus.

-M-Merci, articula difficilement Izuku, tellement sa gorge entait séche.

Il sortit ensuite précipitemment.

Dans sa course, il rencontra un objet dur et lourd, qui se fracassa au sol dans un grand bruit.

Il n'arrivait même pas à voir ce qu'il avait fait tomber tellement les larmes lui brouillaient la vue.

-Je vais bien! lança-t-il sans que sa voix tremble, un miracle.

Il entendait tout de même les pas de Katsuki se rapprocher, alors il se releva, sentant les bouts de céramique coupante s'enfoncer dans son épiderme quand il s'appuya dessus.

Il laissa tomber la peluche lapin et fila dans sa chambre et s'y enfermant, pour ensuite sortir en douce par la fenêtre, comme à son habitude.

. . .

Katsuki sortit dans le couloir, et vit des éclats brillants au sol par centaines.

-Je me disais aussi que c'était pas normal qu'il ait pas pulvérisé le vase Ming... souffla-t-il en se pinçant l'arrête du nez.

Il appela le majordome, un peu homme à tout faire dans cette maison de riche, et lui demanda de ramasser les morceaux, car il devait impérativement travailler.

Dans les débris, Katsuki aperçut tout de même le lapin qu'Izuku lui avait offert.

Il le donna au majordome et lui demanda d'aller le déposer sur le lit d'Izuku, qu'il avait besoin de travailler.

. . .

Izuku slalommait entre les arbres, dont les feuilles commençaient à jaunir à l'approche de l'automne.

Il s'assit sous un arbre qui semblait presque centenaire, et laissa couler ses larmes silencieusement.

Il avait tenté de faire un pas en avant, et il s'était fait rembarrer de la pire façon.

Katsuki ne l'avait même pas pris au sérieux, il l'avait renvoyé “jouer ailleurs” comme s'il était un enfant.

Il ramena ses genoux à son torse, et mit sa tête dans ses bras, laissant les larmes couler.

Il aurait les yeux rouges mais il s'en foutait.

Voilà pourquoi il avait peur de s'attacher : car il avait peur de souffrir, à la perte de la personne aimée, ou même par les actes de cette personne.

Oui, il aimait Katsuki, ça y est, il arrivait à l'avouer.

Le probléme avec l'amour au grand A, c'est que ça pouvait aussi bien faire souffrir que rendre heureux.

Et jusqu'à présent, l'Amour n'avait eu de cesse de faire souffrir Izuku.

Il se releva, les yeux rougis, comme il s'en doutait, mais il s'en fichait, et il alla dans la maison.

Il trouva le majordome devant sa chambre, qui tentait veinement d'ouvrir.

Izuku prit sa clé et ouvrit, prenant des mains gantées de l'homme la peluche source de ses maleurs.

-Monsieur Bakugo a demandé à ne pas être dérangé... précisa l'homme quand Izuku esquissa un petit sourire triste avant de balancer par la fenêtre la peluche.

Izuku haussa les épaules.

-Au fait, chuis désolé pour le vase Ming, je l'ai percuté sans faire exprès.

-Ce n'est pas grave, monsieur Bakugo, dit le majordome en s'inclinant.

-Appele-moi Izuku, proposa l'interessé avec un sourire engageant. Ça évitera les confusions.

Le majordome s'inclina et sortit.

Izuku était vraiment désespéré.

Katsuki avait, pour enfoncer le clou, demandé à ce qu'on lui rende “sa peluche”.

Il prit son téléphone et appela Denki, Ochako, et même Shoto. Il avait besoin de se changer les idées.

Denki ne piuvait pas venir, il avait un défilé, mais Shoto et Ochako si.

(Oui, Denki est top model on va dire, et je commence àmettre en place les morceaux piur le tome 2 x)

. . .

En entendant plusieurs rires provenant du salon, Katsuki se leva, et decsendit pour vérifier qui était là.

Il vit Shoto, les yeux bandés, courir après Ochako dans tout le salon, faisant de grands gestes avec les mains.

Izuku riait comme un enfant, et se laissa attraper par Shoto.

Le bicolore lui toicha doucement les cheveux, et sourit :
-Izuku! Avec une touffe pareille, ça ne peut être que toi!

Izukut rit, prit le bandeau, et fit quelques tours sur lui-même avant que leur partie de colinmaillard ne reprenne.

Katsuki s'assit sur les marches en soupirant.

C'était ce Izuku-là qu'il aimait : celui qui aimait rire, vivre, qui souriait tout le temps et était toujours jovial.

Oui, c'était celui-là qu'il aimait, pas le Izuku chiant qui passait ses journées à faire chier son minde, tout particulièrement lui.

Le blond remonta les marches des escaliers, se demandant tristement quand exactement Izuku adopterait avec lui le comportement qu'il avait avec ses amis.

Il ne vit pas Izuku enlever son bandeau et le jeter au sol avec rage, avant de sortir en courant de la pièce, Ochako et Shoto sur ses talons.

………………………………………………………1081 mots.

Salut!

Nouveau chapitre! Le peochain arrive dans la semaine.
Vous en pensez quoi?

Bye bye mes chous~😘

Je t'aime, moi non plus!Où les histoires vivent. Découvrez maintenant