Courage. Qui en aurait le plus besoin ? Lui ou elle ? Zayn pour devoir aller à l'encontre de ses émotions lui qui voulait seulement aider Alice ? Ou Alice, elle-même, qui allait devoir affronter ses terribles démons ?
Le métis se tenait en plein milieu du couloir du premier étage de l'hôtel. Il attendait qu'Alice sorte enfin de sa suite. Il n'osait pas aller jusqu'à la brusquer à l'intérieur même de sa chambre. Zayn attendait depuis déjà de longues minutes et il commençait à douter. Il se demander si ça ne pouvait pas attendre, si il ne devait pas aller rejoindre Liam dans l'immédiat...
Puis la porte s'ouvrit. La jeune Alice en sortit regardant le sol, le teint livide. Ce ne fut que lorsqu'elle releva la tête et qu'elle aperçut le jeune homme qui l'attendait qu'enfin, un sourire se dessina sur son visage. Sourire feint.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? commença-t-elle, souriante. Tu sais, tout à l'heure, c'était une façon de parler ; tu n'es pas obliger de me saluer quand tu passes à l'hôtel. Tu as le droit de ne pas m'aimer !
Ce sourire feint. Il avait trop duré. Quand Zayn reverrait-il l'expression sincère de leur première rencontre ? Bientôt.
Préparez-vous ; pour le beau sourire d'Alice, le métis allait se sacrifier violemment.
- Oh c'est bon, j'en ai marre, grogna-t-il. Arrête ton baratin !
La jeune Alice écarquilla les yeux. Mais quelle mouche avait bien pu piquer Zayn, se demandait-elle. Pourquoi la provoquait-il si soudainement ?
- Bah... Zayn. Qu'est-ce qu'il te prend ?
- Il me prend que j'en ai marre de toi et de tes mensonges !
La guerre était déclarée. Ce que Zayn ne savait pas c'était qu'Alice avait décidé de défendre sa vie et le métis ne connaissait pas la jeune femme au fond, il ne savait pas comment elle réagirait à ses provocations. La colère des deux jeunes allait s'éveiller comme jamais. Alice était intelligente, pour l'honneur de ses pauvres parents décédés, elle allait frapper là où ça fait mal, réveillant chez Zayn la rage profondément enfouie en lui.
*
Le jeune Harry appuya sur la petite sonnette à côté de la porte d'entrée puis, à peine quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit sur Peter COOKS.
- Harry ! s'exclama ce dernier surpris de revoir le bouclé après la courte altercation qu'il avait eu avec sa fille.
- Bonjour, monsieur.
- Voyons, Harry, appelle-moi Peter, répondit l'homme en laissant le passage au jeune bouclé. Je... Enfin, bafouilla-t-il, tu tombes bien.
Le jeune homme aux yeux émeraude qui se dirigeait jusqu'à présent vers la cuisine se retourna vers lui, le regard interrogateur.
- Ca me gêne beaucoup de te demander ça...
- Dîtes moi quand même, souffla Harry souriant.
Peter COOKS souri à son tour. Harry continuait de le vouvoyer, il n'arrivait définitivement pas à lui dire 'tu'. « Harry est un gentil garçon » pensa-t-il.
- Alors, que se passe-t-il ? demanda le bouclé, voyant l'homme se perdre dans ses pensées.
- Non, c'est totalement ridicule !
- Peter... S'il vous plaît ! Je veux... Je veux être là, avoua le garçon en revoyant son délicat sourire accroché sur le réfrigérateur.
