Chapitre 2

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William était resté indifférent à cette fête jusqu'à l'apparition de cette femme qui attirait tous les regards, tant masculins que féminins vers elle. Belle n'était pas le mot qu'il pouvait utiliser. Envoûtante oui. Elle était envoûtante mais surtout extravagante pour se présenter habillée ainsi à une fête.

_ Qui est cette femme? demanda William à son ami .

Ce dernier la détailla avant de regarder enfin son interlocuteur.

_ Je suis sûr que c'est la miss univers. Vu comment les gens la regardent... elle est tellement...

_ Oui, je l'ai remarqué, lui coupa-t-il.

Il ne savait pas pourquoi mais il sentait l'envie de faire la connaissance de cette demoiselle en rouge vif.

_ Et lui c'est qui, à son bras? ne put-il s'empêcher de demander à son ami qui il le savait, était au courant de tout sur tout.

_ Son copain ou son ami, je ne sais pas trop, repondit-il vaguement.
Bruno leva ses yeux sur lui.

_ Ne me dis pas que tu veux la ramener ...

_ Non, mentit-il. Je suis juste curieux de savoir qui elle est.

En effet il était curieux. Cette femme avait tout pour elle. L'élégance et la grâce de ses mouvements ramenaient tous les hommes à ses pieds. Mais surtout ce sourire arrogant qu'elle affichait lui donnait l'air encore plus dangereuse. Dès l'instant où son compagnon et elle se mélangèrent à la foule, toutes les autres femmes rentraient dans son ombre  comme si elle était la seule femelle présente. Elle n'avait même pas besoin de retirer son masque rouge pour que les gens la reconnaissent. Sûrement qu'ils savaient qui possédait les yeux d'un vert aussi brillant.

_ William Portinàio

Un homme attira respectueusement  son attention et se posta devant lui. Il retira son masque et sourit.

_ Daniel Straught, fit-il en serrant la main qu'il lui tendit non sans un sourire.

_ C'est un grand honneur de vous rencontrer, cela fait des années que nous essa...

_ Je m'attendais à voir votre père, coupa-t-il. N'était-il pas censé venir féliciter en personne la gagnante ?

_ En  effet oui. Il y a eu un dernier changement.

_ Il n'y a rien que je déteste que de m'entretenir avec des amateurs, alors tentez de passer une bonne soirée.

Son interlocuteur tenta désespérément de le retenir mais il ne se sentait pas d'humeur à parler travail. Tout ce qu'il voulait à cet instant c'est de rentrer à son appartement pour faire un somme.

_ Monsieur Portinàio, je vous prie de m'écouter, ne serait-ce que quelques minutes.

Dans un soupir d'agacement, il décida enfin de s'arrêter et lui fit face. Son interlocuteur semblait nerveux, on dirait même apeuré. Et ça lui plaisait.
William n'était pas seulement connu pour sa richesse et sa beauté légendaire, mais aussi pour sa froideur, son manque de compassion et sa sérénité dans les affaires. Tous ces conquérants le craignaient et ses partenaires le vénéraient. Dans seulement cinq ans, après la mort de son père, il avait réussi à se tailler une place remarquable dans le monde des affaires à partir de rien et ça, sans l'aide de personne. Aujourd'hui, à 34ans, il était devenu le duc italien le plus riche d'Europe et surtout le veuf le plus convoité.

_ Je vais rester à NewYork encore quelques jours pour régler quelques affaires, contactez...

_ Dan mon chou, comment tu vas?

Une voix féminine les interrompit et ça ne le surprit pas de se retrouver en face de l'invitée d'honneur. Un parfum de rose vint se nicher dans ses narines et sans qu'il eut le temps de s'en rendre compte, un desir puissant monta en lui.
Non seulement il se sentait ridicule de rester ainsi debout devant cette femme qui se faisait manger dans la main par son interlocuteur mais surtout ça commençait à l'agacer que celle-ci affiche une telle arrogance.

_ Excusez nous mademoiselle mais nous étions en conversation entre hommes, dit-il d'une voix sévère.

Cette dernière se retourna. Au même instant, son regard descendit sur ses seins à peine visibles sous le fin tissu rouge de sa robe. Il n'avait qu'une envie... les toucher !

_ Je suis vraiment désolée de vous interrompre... je suis ...

_ Je sais qui vous êtes, lui coupa-t-il entre les dents.

Cette femme croyait avoir tous les invités dans sa poche apparemment.

_ Et vous? demanda l'inconnu dans un sourire .

_ Je ne crois pas que mon nom soit important.

Sa mâchoire était tellement crispée que ça lui faisait du mal. Pourquoi les manières de cette femme le mettaient dans cet état?

_ Beverley, laisse moi te présenter...

_ William Portinàio, coupa froidement William.  Alors, excusez- moi je dois m'en aller.

Il se retourna et se dirigea vers la porte vitrée, le visage grave. Il voulut tenir le poignet et l'ouvrir mais une main chaude lui saisit le coude. Il n'eut pas besoin de se retourner pour savoir que c'était la miss univers.

_ Je suis désolée de mon impolitesse monsieur Portinàio.

Elle s'excusa avec un sourire si innocent qu'on aurait cru qu'elle était sincère. Il se retourna et lui fit face, la regardant droit dans les yeux. Il aurait tout donné pour découvrir l'expression de son visage.

_ Êtes-vous toujours aussi arrogante mademoiselle? demanda-t-il en plissant les yeux lorsqu'ils furent seuls.

_ Et vous, êtes vous toujours aussi renfermé? Je vous ai remarqué dès mon entrée et vous n'avez pas souri de toute la soirée.

Alors, elle non plus n'est pas restée indifférente à sa présence? Cette seule révélation suffit à faire croitre ce désir insensé. Jamais il n'avait ressenti un tel secousse pour une femme depuis trois ans. En dessous de son masque ses lèvres pleines se dessinaient avec une telle sensualité et ne demandaient qu'à être embrassées.

_ La soirée ne me plaît pas.

_ Alors, je vous propose qu'on aille quelque part d'autre.

Elle le tentait et il le savait. Il était habitué à ce que les femmes se jettent à son cou mais pour la première fois qu'il avait cru que ce serait le contraire, il s'était carrément trompé.

_ Et votre compagnon?

_ Qui Nick?demanda-t-elle en regardant le concerné. C'est juste mon ami... ça ne le gênera pas de rentrer tout seul.

C'est vrai qu'il ressentait monter en lui une envie de  presser ses lèvres contre les siennes, de caresser son corps prometteur et de la faire sienne. Alors pourquoi pas! Et de plus, il était très curieux de voir le visage qui se cachait derrière ce masque rouge aux pierres en cristal et qui sait, peut-être avait-il trouvé la femme qui accepterait de l'épouser contre 1000000 de dollars.

_ Mon appartement est à quelques pas et mon chauffeur est dehors.

Elle se hissa sur la pointe des pieds jusqu'à atteindre son oreille.

_ Alors, allons-y, chuchota-t-elle.

Dans un soupir involontaire d'excitation, il entoura sa fine taille de son bras e l'entraîna hors du bar.

Par Pure ArroganceOù les histoires vivent. Découvrez maintenant