Chapitre 18

99 4 0
                                        

Dans un sourire de soulagement, il la souleva non sans peine dans ses bras, la porta sans la quitter des yeux et la déposa en tailleur sur le bord du lit. Il s'agenouilla en face d'elle et lui saisit par les hanches.

_ Ne vous inquiétez pas, cara mia. Il suffit que vous me fassiez confiance.

Elle acquiesça.

_ Je... vous fais confiance.

Sur ces mots qui lui procurerent un grand soulagement, il reprit ses lèvres pour un baiser encore plus prometteur. Elle ne put réprimer un gemissement et  William en profita pour glisser sa langue entre ses lèvres. Un rouge vif lui monta aux joues. Jamais aucun homme ne l'avait embrassé avec une telle avidité, une telle passion mélangée à l'impatience de la découvrir toute entière..
De ses mains, il l'aida à passer son tricot par le cou et il se retrouva par terre. Il découvrit ses seins fermes à peine couverts par la dentelle noire qui constituait le haut de sa petite robe.

_ Ariana... vous êtes... magnifique, ne put-il s'empêcher de dire incapable de lui quitter des yeux.

Ariana ferma les yeux lorsque ses mains saisirent ses seins dans ses mains qu'ils se mit à caresser lentement. Il passa une bretelle sur son bras et posa ses lèvres brûlantes sur son épaule. Ces derniers se ruèrent plus loin, dans son cou, sur la naissance de ses seins.
Lentement, il remonta sa robe jusqu'à la taille. Il lui écarta doucement les cuisses et enfouie sa tête dans les jambes de la jeune femme. Ariana reçut un choc sous l'effet de ses joues rapeuses contre sa peau fragile et elle tenta de l'écarter. Il lui saisit par les genoux pour l'immobiliser. Peu à peu, elle se fit à la sensation de ses lèvre, de sa langue titillant son intimité.
Il releva enfin la tête et croisa ses yeux brillants. Elle se laissa renverser sur le lit où il entreprit rapidement de déboutonner sa chemise. De ses mains tremblantes, elle l'aida à s'en défaire et le glissa par terre. Ariana resta sans voix devant la vue magnifique de son torse. Elle détailla les contours de ses trapèzes avec ses doigts. Elle l'attira à elle en caressant son dos, soutenant le poids de son corps sur elle. Dans un sourire, William parvint à lui retirer sa robe, découvrant enfin son joli corps, à la peau laiteuse et aux courbes généreuses. Elle était tout simplement magnifique.

_ Dio... cara, tu es si belle.

Il prit un de ses seins entre ses lèvres et se mit à le titiller avec sa langue, laissant courir ses doigts jusqu'à son intimité. Ariana  avait l'impression de défaillir. Les caresses expérimentées de William,  ses lèvres brûlantes lui offraient un plaisir et une joie qui lui ont été jusque-là inconnus. Rien n'était pareille à sa première nuit, avec Samuel, au contraire. William était de loin plus doux, plus sensuel et surtout plus expérimenté. Ses caresses lui offraient un plaisir des plus inouïs.
Après des longs moments de supplice agréable, il lui fit face.

_ Cara, je ne te ferai pas ... de mal... doucement...

Toutes ses résolutions s'envolèrent lorsqu'il sentit son petit corps frêle se cambrer contre lui, en lui répétant d'y aller. Dans une rapidité étonnante, il défit la fermeture de son pantalon et ce dernier partit rejoindre les autres vêtements.
Enfin, il la pénétra. Ariana poussa un cri, se crispa contre lui lorsqu'il entra tout entier en elle.
Ariana ne put reprimer un sourd gémissement et ferma les yeux en se mordillant les lèvres.

_ Cara, ouvre les yeux, regarde moi.

Elle obéit et rouvrit timidement les yeux emplis de larmes. Ils lançaient un tel éclat! Leur couleur avait comme légèrement basculé sur le vert-bleu. Cette vue lui sera, il se le promit, à jamais gravée dans sa mémoire.

_ Ça va?

Elle acquiesça de la tête avant de sourire. Content de cette réaction, William refit un lent va-et-vient en elle jusqu'à s'y mettre à fond. Ils menèrent la danse la plus exotique pendant longtemps. Dans un cri d'orgasme, Ariana se contracta contre son corps, il la serra davantage contre lui pendant que tout son corps tremblait. Il parvint enfin lui aussi à atteindre la jouissance extrême en murmurant des paroles vagues en italiens. Fatigué, s'écroula sur elle, la respiration saccadée et le corps palpitant. Pendant longtemps, Ariana soutint le poids de son corps musclé et robuste sur elle avant qu'il se retira enfin et  roula sur le côté. Il l'attira à lui, l'obligeant à se nicher tout contre son corps.
Les yeux fermés, la joue contre le torse de William qui dormait il y'a longtemps, Ariana réfléchissait tranquillement à sa situation. Elle venait de faire l'amour! Avec le dernier homme sur terre avec qui elle aurait jamais cru le faire. Ça a été magnifique, trop bon et elle se sentait capable de le refaire avec lui. Des nombreuses fois  elle a entendu plusieurs femmes vanter les exploits de leurs hommes mais jamais  on ne lui a décris ce que william venait de lui faire. Mais et ensuite?
Dès l'instant où elle a cédé à lui raconter cette partie de sa vie, elle a consenti à changer son existence à jamais. Plus rien ne serait comme avant, elle le savait et elle en frissonnait. Elle venait de mettre fin à sa liberté et son indépendance, tout ça pour avoir cédé à un désir de folie. Elle repensa à ce corps masculin contre le sien, son souffle chaud caressant son cou, ses mains possessives autour de sa taille. Pourquoi ressentait-elle un sentiment agréable, de sécurité et d'appartenir enfin à quelque chose?
C'était sûrement le fruit insensé d'une fatigue après une nuit blanche et une journée de passion. Le soleil était sur le point de se recoucher et ils étaient toujours au lit. Après un léger soupir, elle tenta de se dégager de cette étreinte des plus possessives. Lentement, elle écarta sa main de sa taille et se hissa hors de la couverture  lorsque William prononça quelques mots en italien. Elle resta calme, s'attendant à ce qu'il se rendorme, mais s'en suivirent des bruits de drap froissé.

_ Où vas-tu? demanda-t-il d'une voix ensommeillée.

_ Je n'arrivais pas... à dormir, je crois que je vais descendre.

_ Retourne près de moi.

_ William... je...

_ Reviens, ordonna-t-il sans ouvrir les yeux.

Elle souri devant son air autoritaire ensommeillé.

_ Il arrivera un temps où vous n'obtiendrez plus rien de moi, monsieur l'italien.

_ Ce jour n'arrivera pas.

Lentement, elle retourna dans le cocon, près de lui mais sans le toucher.

_ Plus près.

Comme elle ne bougea pas, William rouvrit les yeux et la découvrit allongée, la tête contre l'oreiller. Dans un geste vif, il l'attira à lui et elle se retrouva à califourchon sur sa taille. Il saisit ses lèvres avec fièvre et les mordilla gentiment. Il la roula sur dos avec un petit rire. Il repoussa une mèche de cheveux derrière son oreille et l'embrassa avec encore plus de passion. Ses lèvres brûlantes se ruèrent plus bas, déposant des pluies de baisers dans son cou, sur ses épaules, son menton...

_ Parles moi un peu de ton petit tatouage.

Elle ouvrit grand ses yeux verts.

_ Comment l'as-tu vu?

_ Je viens de le voir, là maintenant.
Elle enfuis son visage entre les mains.

_ Je l'ai trouvé très joli, déclara William en riant. La fleur de cannabis.

_ Tu n'aurais pas dû le voir.

_ Pourquoi?

Il roula près d'elle et la prit dans ses bras.

_ Je l'ai fait faire il y a quatre ans... à Dallas... j'étais complètement ivre...

_ En tout cas, il est très beau.

Ils se mirent tous deux à rire avant qu'il reprenne ses lèvres pour l'embrasser.

_ Dis moi ce que tu veux. Tu préfères quand je fais ça.

Il porta ses doigts entre ses cuisses, embrassant la chaleur de son intimité dans laquelle il glissa ses doigts, lui faisant sortir un gémissement qu'il étouffait avec ses lèvres.

_ Tu veux toujours descendre?

_ Non... je... je te veux toi.

De ses lèvres, il se mit à caresser le bout dressé de ses seins, les titilla avec sa langue.

_ Will...

Elle se colla contre son corps, caressa son dos avec ses mains tremblante. Dans un coup de rein, il entra en elle.

_ Oh... Will... oui...

Elle gémit le visage enfoui au creux de son épaule. Elle ferma les yeux, goûtant à chaque instant de plaisir que lui procurait William. Il fit des va-et-vient en elle, répétant son nom dans un rugissement sourd.

Par Pure ArroganceOù les histoires vivent. Découvrez maintenant