98. Départ précipité

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Pdv Tony

Je suis en France depuis hier. Après avoir passer la nuit à l'hôtel, je me rends chez le père de Stan afin de lui reprendre ses parts dans le café de Stan et Yannis.

- Bonjour.
Me dit-il simplement en m'ouvrant la porte de chez lui.

- Bonjour.
Lui répondis-je simplement à mon tour.

- Qu'est-ce que vous voulez ?

- Les parts de Stan dans le "Hadim's Coffee".

- Quoi ? Elles sont à moi maintenant. Vous avez rien à faire là.

- C'est quoi votre but ? Foutre la merde avec votre deuxième fils parce qu'il vous aime pas ?

- Mon deuxième fils ?

- Vous fatiguez pas, je suis au courant de tout. Vous savez Stan me disait tout. J'ai eu le plus dur des pères je crois. Mais je crois qu'en fait j'ai quand même eu une meilleure enfance que lui. Parce que moi si mon père était comme ça, c'était pour une raison précise. Y'avait un but derrière... Mais vous... Vous l'aimiez votre fils ?

- Évidemment que je l'aimais, qu'est-ce que vous allez insinué là ?

- Et ça vous a fait quoi d'apprendre sa mort ?

- Pourquoi vous me demandez ça ?

- Vous méritez pas de recevoir quoique ce soit venant de lui. Vous méritez même pas d'être son père.

- Je crois pas que vous soyez bien placé pour me dire ce que je mérites.

- Ah ouais ?! Parce que vous vous étiez où quand Stan est mort ? Vous avez appelé qui pour avoir des nouvelles ? Pour savoir où il serait enterré ? Vous savez comment il est mort, comment il a été tué ?  Vous savez où il est Stan en ce moment ?

Devant son silence, j'ajoute :

- Ben nan, vous savez rien. Parce que ça vous fait rien qu'il soit mort. Alors osez pas me dire que vous l'aimiez.

- Et vous vous allez me dire que vous l'aimiez mon fils ?

- Vous voyez... Si vous vous étiez à minimum interressé à la mort de votre fils, vous me poseriez pas cette question... Stan est mort pour me sauver la vie. Parce que si il avait attendu les secours sans bouger, il aurait pu s'en sortir. Mais au lieu de ça, quand mon père m'étranglait, il était debout, en train de se vider de son sang, et il l'a abbatue de sang froid... Et c'est dans mes bras que votre fils est mort. Mais en réalité, Stan avait décidé de mourir ce jour là. Pour mourir avec Esther.

- Esther ?

- Ouais, sa copine. Elle était enceinte, ils allaient être parents, ils étaient amoureux comme jamais... Mais bon, soyez pas triste. Même s'ils étaient pas mort, vous les auriez jamais connus. Ni Esther, ni encore moins leur gosse.

- Et aujourd'hui, vous les avez enterré à Los Angeles alors ?

- Nan, pas exactement. On les a incinéré. Et aujourd'hui, ils sont libres, dans l'océan Atlantique... Ensemble, comme ils le voulaient.

- Les parts de ce café, c'est tout ce qui me reste de lui.

- Et qu'est-ce que vous envisagez alors ? De venir vivre à L.A. ? Gérer le café avec Yannis ? C'est un peu tard pour rendre hommage à votre fils.

- Et qu'est-ce que j'y gagne si je renonce à mon héritage ?

- Je suis là pour négocier. Dites moi ce que vous voulez, on peut s'arranger.
Lui dis-je avant qu'on commence la négociation.

L'amour Triomphe !Des histoires addictives. Découvrez maintenant