Chapitre 44 : You are the reason

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Léna

Lorsque j'entre dans le motorhome, je m'empresse d'attraper mes baskets dans mon sac. Fabio me regarde curieusement, une lueur d'amusement dans les yeux.

- Dis-donc, j'espérais que tu fasse le tour du circuit en talons aiguilles quand même, il lance ironiquement.

- Ouais, j'allais justement t'en parler ! Je lui réponds sur le même ton et il glousse.

Je m'assois sur le canapé pour changer de chaussures, et il fait mine d'être offusqué.

- Tu n'es pas entrain de mettre tes baskets ici quand même ?

- Euh...on dirait bien que si ? Je lui réponds, ne comprenant pas où il veut en venir.

- Mais tu vas salir le sol du camion, ces chaussures viennent de l'extérieur ! Il râle.

Mais quel rabat joie. J'avais presque oublié la scène qu'il m'avait fait le jour où j'étais tombée et où j'avais mes béquilles suite à mon entorse de la cheville. Cet imbécile n'avait rien trouvé de mieux à faire que de me casser la tête avec sa propreté du sol.

- Tu as vraiment un putain de problème. Je passerais l'aspirateur, pas la peine de me chier une pendule pour ça...

- T'as plutôt intérêt ouais, il répond sur un air de défi.

- Par contre si tu continue de me parler comme ça, je vais te faire nettoyer toi même et te faire lécher ce putain de sol, je lâche et il éclate de rire.

- Mais quel caractère ! Il dit en se rapprochant de moi. Tu ne vas rien faire du tout, arrête un peu ton cirque, il me sourit alors que je me lève.

Je me retrouve devant lui, mais comme je n'ai plus mes talons, je suis de nouveau bien plus petite que lui.

- Tu as décidé de me faire chier aujourd'hui ? Non parce que sinon, je peux toujours aller faire le track walk avec Marc. Il m'a déjà proposé une fois, je suis certaine qu'il sera ravi de réitérer la chose, je déclare en le contournant avant de me diriger vers la sortie du camion.

- Ne t'avises pas de faire ça, il grogne en m'attrapant par le bras pour me stopper.

Je ricane, et il me pousse légèrement dans le dos pour sortir du camion.

- C'est bien ce qu'il me semblait, je me moque et il marmonne je ne sais quoi.

- Allez va, avance au lieu de m'inventer des conneries.

Le tour du circuit s'avère être vraiment un bon moment. Fabio me parle de quelques endroits clefs pour doubler, ou au contraire de quelques endroits délicats. C'est toujours intéressant de l'entendre parler technique, et si je n'étais pas déjà sa meuf, je lui demanderais probablement 5 autographes par jour tellement qu'il m'inspire. Néanmoins, la plupart du temps, ce track walk est quand même véritable calamité puisque nous n'arrêtons pas de nous embêter l'un l'autre.

Je marche légèrement devant lui et réalise une story Instagram pour le compte Yamaha, lorsqu'il me fait un croche pied par l'arrière. Je manque de peu me fracasser la tête sur l'asphalte, et je l'entends éclater de rire derrière moi.

- Fabio ! Tu es vraiment intenable ! Je le réprimande mais ne peux m'empêcher de rigoler quand je le vois s'esclaffer comme un phoque. Ma story est ratée avec tes bêtises.

- Oh ça va, t'as 4 180 mètres pour faire une story ! Il ricane.

Il s'approche de moi et passe un bras autour de mes épaules avant de recommencer à marcher.

Playing with the devil [Fabio Quartararo]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant