Chapitre 20 : Night changes

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Je m'excuse d'avance parce que
Je suis en retard pour ce chapitre, mais le voici !
Bonne lecture :)

Léna

Ce matin, je suis réveillée par la lueur du soleil à travers la petite fenêtre du motorhome. Qu'est ce que c'est que ce bordel, mon réveil n'a pas sonné ? Je m'empare de mon téléphone sur le meuble près du lit, et voit qu'il n'a plus de batterie. Impeccable. Je regarde l'heure sur le réveil qui indique qu'il est 9h30. Je devrais être aux boxes depuis déjà 20 minutes, génial. Je me tourne de l'autre côté du lit pour apercevoir qu'évidemment, il n'y a personne. Ce putain de pilote ne pouvait pas me réveiller ? La journée commence bien...

Je repense à la soirée de la veille et me frappe le front de la paume de ma main. Il n'y a rien à dire sur l'acte en lui-même, c'était franchement incroyable et je ne regrette pas, mais plusieurs questions se posent à présent. De mon côté, je ne sais pas s'il sera possible de continuer à jouer comme on l'a fait sans contrepartie en retour. J'ai peur que cela ne suffise plus. J'ai peur que cela me fasse souffrir. Et j'ai peur que les sentiments soient trop forts. De son côté, je ne crois pas que la situation ait changé à ses yeux. Un détail qui peut paraître insignifiant mais qui ne l'est pas à mes yeux, il est parti du motorhome sans me réveiller. Alix me giflerait probablement si elle entendait mes pensées, mais c'est représentatif selon moi. Je me frotte les yeux, déjà fatiguée de la situation alors que la journée ne fait que commencer.

Après m'être préparée en vitesse, je sors du camion, étant déjà bien assez en retard. Préparée étant un bien grand mot, puisque n'ayant évidemment pas prévu de rechanges, j'ai du remettre ma jupe (sans sous-vêtements). J'ai aussi trouvé un polo en taille S parmi le petit stock que contient le camion. Le rendu n'est pas laid du tout, mais je me sens beaucoup moins à l'aise qu'hier soir. Venir en jupe sans culotte pour 2 heures dans la soirée est une chose, mais passer une journée entière à travailler comme ça en est définitivement une autre. Je me gifle mentalement d'avoir été si peu prévoyante. Par chance, j'ai trouvé dans l'armoire de la salle de bain une brosse à dent encore emballée, que je me suis permise d'utiliser. Je note mentalement de prévenir le pilote tout de même, ne voulant pas prendre trop de place non plus.

Je traverse les quelques mètres qui séparent les camion à l'entrée du boxe en vitesse, mon téléphone sans batterie à la main. Je pénètre prudemment dans le box, saluant les mécaniciens et ingénieurs rapidement. Ces derniers me lancent des grands sourires, absolument pas gênés par le fait que je sois en retard de quasiment une heure. Si seulement Fabio pouvait prendre ça autant à la légère...Je songe, mais je ne me fourvoie pas. Je sais qu'il va être désagréable au possible comme à chaque fois que je suis en retard. Et avoir partagé son lit cette nuit ne changera absolument rien à la situation, je sais d'avance qu'il ne sera pas plus indulgent pour ça. Je grimace rien qu'au fait d'imaginer ma rencontre avec le pilote ce matin.

Tom, qui était à l'extérieur du boxe, m'aperçoit et s'avance vers moi, un sourire amusé aux lèvres.

- Dis-donc mademoiselle, c'est une heure pour arriver sur le circuit vous croyez ? Il me demande ironiquement.

- J'ai eu un problème de taxi pour venir depuis l'hôtel, je lui dis d'un ton neutre.

- Léna. Pas besoin de faire semblant, je sais que tu as dormi ici, il rigole et je grimace. D'ailleurs, je ne sais pas ce que tu lui as fais hier soir, mais tu l'as sacrément bien fait. Il avait l'air de TRÈS bonne humeur ce matin.

Je le regarde en écarquillant les yeux et je me sens rougir instantanément. Connard. Ce mec est très doué pour mettre mal à l'aise.

- Sa bonne humeur va sans doute s'estomper rapidement quand il va apprendre que je suis arrivée avec une heure de retard, je lui réponds en levant les yeux au ciel.

Playing with the devil [Fabio Quartararo]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant