Chapitre 12 : Arm pump and consolation

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⚠️ Contenu mature dans ce chapitre
Pour me faire pardonner de ma publication tardive, ce chapitre est le plus long de tous ceux que j'ai écris jusqu'à présent, avec + de 6 000 mots !
J'espère qu'il vous plaira 🤫🙏🏻
Enjoy it 😏😎

Léna

Arrivés devant le camion, j'attends derrière Fabio que celui-ci ouvre la porte. Une fois à l'intérieur, il se tourne vivement vers moi.

- Tu m'as l'air bien décidée à me faire chier aujourd'hui. Quelle mouche t'as piqué ?

Je hausse les sourcils.

- Pas de ça maintenant, on fait le debrief d'abord, je lui ordonne.

Je m'attends à ce qu'il ne supporte pas que je lui donne un ordre, mais à ma surprise, il hoche la tête et me désigne le canapé. Ce fameux canapé. Je m'assoie en déglutissant difficilement, me rappelant ce que nous avons fait dessus. Je jette un coup d'œil vers Fabio qui lui a l'air au contraire tout à fait à l'aise. Il me regarde à son tour et m'interroge de ses yeux, attendant que je mène l'entretien. À vrai dire, nous parlons rapidement des FP2 avant que le pilote ne dérive la conversation vers un tout autre sujet. Quand il a quelque chose en tête celui là...

- Tu as tout ce qu'il te faut là, non ? Il me demande en se tortillant sur le canapé, l'air impatient.

Je rigole face à sa remarque et son attitude. À cet instant, il a l'air tout à fait mignon.

- Pourquoi, tu es pressé qu'on parle d'autre chose ?

- Alors comme ça, tu souhaites « good luck » à Bagnaia ? Il me demande en ignorant totalement ma question d'avant.

- Oui, comme à tous les pilotes en fait. Pour ton information, ce n'est pas parce que je travaille pour toi que je ne peux pas supporter d'autres pilotes.

Il sourit de toutes ses dents et je hausse les sourcils d'incompréhension avant de me rendre rapidement compte de ce que je viens de dire.

- Enfin je veux dire, je ne travaille pas POUR toi, je travaille pour Yamaha quoi, donc je bosse avec Maverick et toi, j'essaie de me rattraper.

J'ai envie de me gifler. En début de saison, je lui avais fais toute une scène parce qu'il disait que je bossais pour lui et je maintenais que ce n'était pas vrai donc qu'il n'avait pas d'ordre à me donner, et là je viens de dire l'inverse.

Un sourire continue d'illuminer son visage. Ce mec m'agace de plus en plus.

- Trop tard, j'ai bien entendu. Tu as dis que tu travaillais pour moi. Du coup, je suis un peu ton boss non ? Il me dit avec un clin d'œil.

- Ça te plairait que je te le dise hein ? Mais non Quarta, tu n'es pas mon boss, et dieu merci.

- Tu dis ça comme si c'était horrible que ce soit le cas !

- Mais ÇA SERAIT horrible si c'était le cas ! Je lui réponds, tu m'as pris la tête pour un t-shirt je te rappelle.

- C'est ce qu'on appelle avoir le soucis du détail, c'est tout ! Il se défend, pour être champion du Monde, il faut de la rigueur.

Je me retiens de rire face à la leçon qu'il essaie de me donner comme s'il était un professeur.

- Je suis d'accord, mais en l'occurrence, je ne pense pas qu'un problème de t-shirt d'un membre de ton équipe y soit pour quelque chose dans le fait de gagner le championnat ou non.

Playing with the devil [Fabio Quartararo]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant