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L'Ombre du Phénix

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Brian suivait Dumbledore en bâillant à s'en arracher la mâchoire. Ils étaient dans le parc de Poudlard, couvert par la nuit. Dumbledore sortit un bout de papier de sa poche.

— Une adresse.

Brian hocha de la tête et lut. Il donna le papier à son propriétaire.

— Au cas où, dit Dumbledore. C'est un lieu sûr si jamais. Chez Sirius. Allons-y.

Ils entrèrent alors dans l'école. Il suivit le directeur de Poudlard et descendit à sa suite dans la  large cuisine en sous sol de l'école. Il n'y avait que Rogue qui fit un signe de tête à son compagnon Mangemort et espion. Brian le rejoignit, à la table, tout à gauche, comme celle de Serpentard dans la Grande Salle.

— Ça va ? Demanda le professeur.

— Crevé, répondit Brian. J'en ai marre d'espionner les Langues-de-Plomb.

— Je comprends. Mais le Seigneur des Ténèbres est satisfait de vos rapports.

— Ouais... mais ça n'avance pas, grogna Brian.

Dumbledore frappa dans ses mains et un gros elfe de maison s'approcha.

— Brian, je te propose de commencer puis vous, Severus, dit Dumbledore. Pitt va préparer un bon repas pour nous trois.

Brian s'éclaircit la gorge et l'elfe se précipita pour lui offrir un verre d'eau.

— Merci, dit-il. Voldemort m'a juste demander des renseignements sur Azkaban, les plans, les numéros de cellules et de surveiller les Langues-de-Plomb. Je sais que d'autres les espionnent aussi. Je fais le travail sérieusement pour le contenter au maximum mais il semble impatient.

— Il fera le maximum pour avoir cette prophétie et mettra des gens en danger pour l'avoir, ajouta Rogue.

— Il risque de me demander de tenter quelque chose, dit Brian. Mais j'ai lu assez de rapport d'accident pour savoir qu'il ne faut pas y toucher sois même. Je ne lui en ai pas parlé de ce détail et surtout que j'avais mis la main sur ces dossiers là. Je ne suis pas censé y avoir accès.

— Bien, dit Dumbledore. Garde ça pour toi. Je ne pense pas qu'il t'utilises pour la récupérer, peut-être pour faire entrer des Mangemorts dans le ministère mais il tentera d'autres choses avant. Je penses que nous avons le temps de nous préparer.

— J'ai dû lui dire pour la présence tardive de Tonks et Kingsley, dit Brian. Mulciber allait le remarquer tôt ou tard.

— Ça a confirmé mes informations, dit Rogue. Ça lui a fait plaisir de voir que nos rapports sur les membres de l'ordre concordent. Et bien sûr je n'ai pas encore parlé des Weasley.

— Et Scrimgeour ? Demanda Dumbledore.

— Il se doute que vous dites la vérité mais il obéit à Fudge par intérêt politique, analysa Brian. Il rêve de prendre sa place et donc espère qu'avec le retour de Voldemort, il sera choisi comme l'homme de la situation. Je ne pense pas qu'il sait à qui faire vraiment confiance mais il évite ceux qui ont été connu comme « victime de l'Imperium » lors de la première guerre. Du coup, il me demande beaucoup. C'était une bonne idée de lui parler de mon grand-père. Il pense que je suis comme vous, du coup. Et puis, lors de notre visite à Azkaban la semaine dernière, j'ai dû faire mon Patronus à la sortie. Ça a fini par le convaincre que j'étais du bon côté.

— Parfait, dit Dumbledore. Continue à t'approcher aussi de lui, ça plaira à Voldemort et si tu as une bonne place en plus, il verra ton utilité et oubliera qui tu es pour moi. Il risque même de s'en servir.

— Ouais, peut-être, dit Brian. Mais j'ai peur de la façon dont il va le faire.

Dumbledore hocha de la tête. Ils en avaient déjà parlé entre eux.

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