Lorsque Carlène revient en Caroline du Nord, elle ne reconnaît rien, ni personne, tout comme personne ne la reconnaît. L'adolescente va apprendre à redécouvrir les Outer Banks avec ses bons, mais aussi ses mauvais côtés.
Carlène avait décidé de vivr...
Lorsque Christopher s'engage dans sa rue, il ne s'attend pas à trouver Carlène, encore moins voir cette dernière mêlée à une bagarre. L'homme s'arrête brusquement dans une colère noire, il descend de sa voiture s'en prendre la peine de couper le moteur :
- Qu'est-ce qui se passe ici ?!!
La jeune fille cesse de se débattre tandis que Kelce et Topper s'éloignent de JJ, allongé sur le sol.
- Pardon, monsieur Jones, s'excuse Topper en reconnaissant le docteur. On est tombé sur eux dans le quartier et on connaît la réputation des Pogues, on voulait être sûr qu'ils n'avaient rien volé.
- Lâche ma fille ! grogne Christopher en dévisageant Rafe.
Le jeune Cameron libère Carlène, surpris de ce qu'il entend. Une fois libre, elle se précipite vers JJ et pousse Topper pour l'éloigner davantage. Monsieur Jones regarde le jeune blond se relever en tenant ses côtes douloureuses.
- Carlène emmène ton ami à la maison ! exige son père. Tout de suite !
Elle obéit et soutient JJ pour le guider. Elle croise Daryl qui les dépasse en criant :
- Docteur Jones, docteur Jones !
- Tout va bien Daryl, ramenez la voiture s'il vous plaît, j'en ai pour deux minutes. T'es le fils Cameron, c'est ça ?
- Oui monsieur.
- T'es pas un peu vieux pour ce genre histoire ?
- Il y a pas de problème docteur Jones, on savait même pas que c'était votre fille, se défend Rafe.
Le père de Carlène saisit le visage du jeune homme entre ses doigts, écrasant ses joues. Christopher est connu pour être quelqu'un d'altruiste, chaleureux et patient. Il participe à des œuvres caritatives et aide la population de la plaie dès qu'il a du temps. " Un idiot" a toujours pensé Rafe, mais à cet instant, Christopher n'a rien de gentil ou de bienveillant dans le regard, un regard meurtrier et effrayant :
- Tu ne retouches plus jamais ma fille, c'est clair !
- Oui, m'sieur. . . souffle Rafe tandis que ses amis reste muet et effarés.
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JJ suit Carlène jusqu'à une immense maison, il n'est pas sûr de comprendre ce qu'il se passe. Ils passent devant une vielle Jeep avant d'entrée dans un grand hall. La jeune fille attrape son poignet et le guide dans le salon lumineux. Un magnifique Canapé rouge trône dans l'espace, le grand blond reste silencieux :
- Reste là, demande-t-elle.
Alors que Carlène sort de la pièce, JJ regarde les murs beiges et aperçoit des cadres exposés dans le salon. Il se rapproche pour les voir d'un plus près, ce sont des photos de la jeune fille. Sur l'une d'entre elles, il reconnaît sa collègue dans la savane, elle est beaucoup plus jeune et grimace au côté d'un éléphant. Sur une autre, elle est entourée d'enfants africains et sur celle-ci, il découvre Carlène et un homme avec une large cicatrice sur le visage. Il lit Ramirez sur son uniforme marron. JJ sourit devant l'image :
- Diego Ramirez, chuchote le jeune homme. Sérieusement ?
Les autres clichés représentent elle et son père, il n'y a plus de doute possible : Carlène vit bien ici, à Kookland. Sa déception est interrompue quand l'adolescente rentre dans le salon les bras chargés d'une sacoche en cuir :
- Assieds-toi, dit-elle en montrant le canapé.
Le jeune obéit perplexe, elle applique du gel hydroalcoolique sur ses mains avant de les masser généreusement. Elle sort une compresse et s'approche du visage du beau blond contrarié :
- C'est quoi ça ?
- Du désinfectant, sourit-elle en pressant le tissu sur sa lèvre ensanglanté.
Ses cheveux châtains chatouillent ses joues, elle affiche un air doux et sérieux, ses fossettes apparaissent par moment, quand JJ grimace et qu'elle réprime un sourire. Quelque chose saute près de lui et il sursaute :
- C'est quoi ce truc ! demande-t-il en apercevant le chat roux.
- Monsieur Cyclope, répond une voix grave. Carlène a pris l'habitude de rapatrier tous les animaux esquintés qu'elle rencontre. Cette fois, elle passe au niveau supérieur, elle ramène des êtres humains, se moque son père.
JJ se redresse subitement, mais Carlène le repousse dans le canapé :
- Enlève ta chemise, ordonne-t-elle sans détour.
- Quoi, s'étonne JJ en regardant la jeune fille puis son père.
- Elle est aussi très têtue, ajoute Christopher.
JJ défait les boutons de son haut stupéfait de la situation de plus en plus bizarre. Carlène retient son souffle. Non pas, parce que le grand blond présente des muscles bronzés et incroyablement sexy, mais parce que le torse le JJ est couverts de larges bleus violacés. Certains plus anciens que d'autres, une éraflure saigne sur ses côtes.
- Papa, appelle Carlène en indiquant les hématomes.
- Hm, hé bien mon garçon. C'est pas joli à voir, dit monsieur Jones en approchant ses doigts.
JJ sur ses gardes offre un mouvement de recul, ses yeux bleus dévisagent l'homme souriant :
- J'suis médecin, ne tant fait pas, le rassure-t-il. Vu tes réflexes et comment tu bouges, les côtes n'ont rien, mais la douleur va devenir vraiment insupportable. Je vais te prescrire des antalgiques et de la pommade pour te soulager.
- Les pharmacies, c'est pas vraiment dans mes moyens, ironise JJ.
Christopher comprend vite que ce jeune homme n'est pas du genre douillet et que sa vie est loin se situe loin des beaux quartiers.
- Je dois bien avoir quelque chose ici, je reviens.
Lorsqu'il quitte la pièce, Carlène commence à nettoyer la plaie, JJ n'a pas l'habitude de se faire bichonner, et même si, ça n'est pas pour lui déplaire, trop de questions fulminent dans sa tête :
- Alors comme ça, t'es une princesse Kook ?
- J'ai rien d'une princesse, mais oui, j'habite Figure Eight.
L'adolescente souffle sur son torse pour faire sécher ses soins, malgré sa colère, JJ sent des frissons parcourir son corps tandis que Carlène installe un large pansement.
- Voilà, tu es aussi rafistolé que monsieur Cyclope, interrompe Christopher moqueur.
- Merde, j'espère bien que non, je suis trop beau pour ressembler à ça ! répond-t-il.
- Ne les écoute pas, tu es parfait comme tu es mon chat, râle Carlène en embrassant le félin.
- Voilà pour toi, les antalgiques sont plutôt puissants, ne t'amuses pas à les prendre avec n'importe quoi, prévient le docteur. On n'a pas encore été présenté, je suis Christopher Jones.
- JJ.
- JJ, tu restes manger avec nous ? Carlène ne ramène jamais personne, je ne veux pas louper cette rare occasion.
Le grand blond gêné, hésite.
- Je fais les meilleurs hamburgers de tout Obx, se flatte l'homme.
- Allez JJ, les meilleurs hamburgers de tout Obx, nargue Carlène.
- Dans ce cas. . . Acquiesce le grand blond sans vraiment savoir pourquoi.
1109 mots et bientôt la fin de l'épisode 2. Des idées de comment vont évoluer, Carlène et JJ ?