Lorsque Carlène revient en Caroline du Nord, elle ne reconnaît rien, ni personne, tout comme personne ne la reconnaît. L'adolescente va apprendre à redécouvrir les Outer Banks avec ses bons, mais aussi ses mauvais côtés.
Carlène avait décidé de vivr...
Carlène s'était levée à l'aube. Son père, bien que fatigué, l'accompagne au commissariat. Le genou de la jeune fille tremble dans la voiture, trahissant sa nervosité.
- Ne t'inquiète pas, Shoupe a dit qu'il sortait ce matin, après son interrogatoire.
Elle le sait, mais ça ne change rien à ce qu'elle ressent, elle chiffonne la toile de sa jupe verte. L'adolescente avait enfilée ça, avec un débardeur blanc cassé et son large gilet crème. Les premières choses qu'elle avait sous la main.
Quand Christopher se gare, elle détache sa ceinture et ouvre la portière sans aucune patience. Son père la suit de près. Lorsqu'ils rentrent dans le bâtiment et s'avancent vers le bureau d'accueil, ils tombent sur l'officier Plumb.
- Bonjour Terry, salut le docteur Jones.
- Chris, j'ignorais que tu devais passer, dit elle.
- En fait, ma fille vient voir un jeune garçon, JJ Maybank ?
L'officier Plumb hausse les sourcils, surprise :
- Peterkin l'interroge encore, le procès-verbal est fini, l'audience n'est plus qu'une formalité.
- Comment ça ? demande Christopher.
- Un jeune de la Plaie contre une famille réputée de Figure Eight ? L'affaire est pratiquement bouclée.
- C'est des conneries !! peste l'adolescente.
- Carlène ! râle son père alors que Terry répond au téléphone.
Monsieur Jones s'approche de sa fille et caresse ses cheveux :
- Je t'ai dit qu'on avisera. . .
- Comment ? supplie-t-elle en couvrant son front, dépitée.
- Je connais de bons avocats, ils adorent ce genre d'affaire et beaucoup d'associations protègent les adolescents comme JJ. Je te dis de me faire confiance, promis.
Elle saute au cou de son père, un instant soulagé. JJ assit dans la salle d'interrogatoire observe la scène. Il ne s'attendait pas à voir la famille Jones, pourquoi étaient ils, ici ? Voir Carlène lui réchauffe le cœur, mais il espère qu'elle ne sait pas attirée d'ennuis.
Le shérif Peterkin entre de nouveau dans la pièce :
- Aller, c'est bon, j'tais assez vu ! gronde Susan.
Il sort et Carlène le regarde immédiatement, elle a l'air fatiguée, mais est toujours aussi belle. La jeune fille lui sourit et lui fait un petit signe de la main. Elle aimerait l'enlacer, l'embrasser, mais le poste de police entier les séparent.
- Carlène, il faut y aller. C'est ce soir, la fête du solstice et j'aimerais que tu te reposes un peu.
- Mais. . . Je l'ai pas encore vu.
- Écoute, on peut rien faire de plus pour l'instant. Tu le verras quand il sortira, d'accord ?
Son père a raison, il a fait beaucoup et elle ne veut pas en profiter. Christopher la guide vers la sortie. Un homme aux cheveux gris entre, il fixe le docteur Jones avec mépris.
- C'était qui lui ? interroge Carlène.
- Le père de JJ.
L'adolescente sent son estomac se nouer, elle est encore plus inquiète pour son beau blond. Carlène s'apprête à faire demi-tour, lorsque son père la retient :
- N'y pense même pas, un problème à la fois ma fille.
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Carlène est assise à son bureau, elle visite tous les sites juridiques, toutes les associations judiciaires. Sa feuille est remplie de lois, d'adresse et de numéros de téléphone. Elle est tellement accaparée qu'elle n'entend pas son père l'appeler :
- Qu'est-ce que tu fais, bon sang !
- Quoi ? dit elle en retirant ses lunettes.
- Dix minutes que je crie ton prénom, la moitié de Figure Eight a dû m'entendre, enfin ceux qui se prépare pour la soirée. Soirée où l'ont est conviés, je te rappelle.
- Pardon, je fais des recherches, s'excuse l'adolescente en se frottant les yeux.
- Je t'ai dit d'attendre, j'vais finir par croire que tu ne me fais pas confiance, boude Christopher.
- Bien sûr que si, j'veux juste me sentir utile.
- Sois utile, habille toi pour le solstice, sermonne-t-il en sortant sa robe du placard.
- Je passe voir JJ et après, promis. . .
- Non, non, tu n'iras nulle part. Je veux bien être conciliant et patient, mais n'abuse pas mademoiselle Jones.
Carlène souffle et s'étale dans son lit :
- Papa. . . J'ai vraiment pas la tête à faire la fête.
- Je sais ma puce, je ne suis pas non plus impatient d'y être. Madame Carter va me parler de sa prochaine session de Botox, Gary de son ordonnance de Viagra. . .
Elle grimace devant les informations du docteur :
- On sèche alors ? Je ne veux pas y aller, et toi non plus. On a qu'à faire croire qu'on est malade.
Christopher rit, amusé et tenté par l'idée de sa fille. Il se redresse et relève Carlène :
- Pas question, j'veux pas rater mon unique chance de danser avec mon adorable fille, dit il en la faisant tourner.
Elle sait que ce genre d'événement est important, les gens sont heureux de voir le docteur Jones, et cette année avec son unique enfant. Le visage souriant de son père abat ses dernières réticences, elle veut lui faire plaisir, elle veut partager ce moment avec lui.
- D'accord. . .
- Je t'en prie, cache ta joie surtout, c'est trop ! se moque Christopher.
- Je viens !
- Vous me faites trop d'honneur. . . surenchérit-il.
Carlène rit de bon cœur, laissant apparaître ses jolies fossettes :
- C'est parti pour faire la fête !!
- J'préfère ça ! En plus, ton amie Kiara sera là.
Le visage de l'adolescente s'illumine un peu plus. Elle n'a pas oublié JJ, loin de là. Elle sait qu'à la première occasion, elle ira le retrouver. En attendant, elle profite de son père et rattrape le temps perdu.
Son père s'absente quelques minutes et revient avec une grande boite dorée.
- Papa, j'ai déjà une robe.
- Pas une comme ça, souffle Christopher la voix remplie d'émotion. Elle était à ta mère. . .
- À maman ?
- Elle a été retouchée, mise au goût du jour, mais ta mère l'aurait adorée. . . Et je suis certain qu'elle voudrait que tu l'a porte ce soir.
Carlène tremblote, bouleversée, elle passe sa main sur le couvercle en pensant à sa mère. Elle ouvre le carton de couleur or et défait délicatement le papier de soie. Quand l'adolescente découvre la robe, une larme coule sur sa joue.
- Merci Papa, elle est magnifique.
Son père ému, retient ses larmes et lui offre son plus beau sourire avant qu'elle ne l'enlace. La soirée s'annonce bien partie et au fond d'elle, elle espère que JJ pour l'admirer dans sa robe.
1070 mots pour cette première partie qui entame l'épisode 5 : La fête du solstice. Une soirée qui s'annonce. . . Chargée. Vous n'imaginez pas comment je m'impatiente toute seule, c'est une torture ! LoL. J'espère franchement que vous vous régalerez de l'épisode 5 !!
En attendant, merci pour vos encouragements, vous êtes les meilleures !