CHAPITRE . 17 : LUI .

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Toc Toc Toc .
Diiiiiiiiinggg.
Boom Boom Boom Boom .

À la troisième fois de suite je décide de me redresser dans mon lit .
Bordel de merde !
Mais qui faisait un boucan pareil ?
Je jette un œil à mon réveil, 1h43.
C'est pas possible !
Je finis par entendre des pas dans le salon, Cliff ou Barth s'est sûrement levé pour aller voir qui faisait un boucan pareil, bien que je me doute que ce soit Cliff vu que Barth a un sommeil de plomb .
Rien ne peut réveiller ce mec, même un défilé de tank de l'armée ne réussirait cet exploit .

Une porte claque puis des éclats de voix me parviennent, par les sons je comprends que Cliff se prend la tête avec une nana sûrement l'une de ses plan cul qui a cru bon de venir lui faire une scène à une heure du mat'.
Je soupire d'agacement et décide de me rendormir.

Toc Toc Toc
Boom Boom Boom .

Putain de merde !

Les coups reprennent et cette fois beaucoup trop proches, comme si c'était derrière ma porte .
Je me lève pour de bon cette fois, rageant du fait que je ne vais plus pouvoir me rendormir de si tôt .
Je me dirige vers la porte de ma chambre une réplique bien cinglante aux lèvres prêt à incendier l'enfoiré ou la connasse qui vient de me priver de mes heures de sommeil .

J'ouvre la porte à la volée et je tombe de haut .
Toute ma repartie s'envole, lorsque je découvre la fille dépaysée en face de moi .
Mai's ce qui me choque le plus, ce sont les larmes qui ruisselles sur ses joues .
Jewel m'est méconnaissable.
Son mascara a coulé, ses tresses vont dans tous les sens et elle pue la Vodka, mais surtout elle ressemble à ces putes qui font le trottoir sur Maine street avec son long manteau et ses talons aiguilles vertigineux.

– Jewel ...

Elle me sourit, mais son sourire n'atteint pas ses yeux, elle fait deux pas vers moi et pose son front contre mon torse, puis elle se met à sangloter .
Ses épaules se mettent à trembler et elle se met à jurer .
Pour éviter d'éveiller toute la baraque je l'attire dans ma chambre et referme la porte,
Elle pleure entre mes bras, et dis des mots que je n'arrive pas à saisir.
Je décide de la porter jusque sur mon lit, ses échasses qu'elle a au pied doivent lui faire atrocement mal .
Je la dépose sur mes draps et la serre dans mes bras. C'est tout ce que je peux faire pour le moment car je ne sais pas quoi faire d'autre .
Après des longues minutes à mouiller mon torse, elle finit enfin par se calmer .
Je lui passe le Kleenex que je garde sur ma table de chevet lors de mes nuits solitaires, afin qu'elle essuie ses larmes .

Elle ne me remercie pas et se contente de se nettoyer le visage .

– Tu me trouves pathétique n'est-ce pas ?

Je ne réponds pas ne sachant véritablement pas quoi dire, Jewel soupira et tenta de se lever, ce qu'elle eut du mal à faire vu son état d'ébriété .
Mais elle finit par y parvenir quand même et alla se tenir au milieu de la pièce en me pointant du doigt .

– Dis moi Cole ? Qu'est-ce que Millicent Shepard a que je n'ai pas ?

Face à mon manque de réponse , elle s'énerve et me hurle de lui répondre .

– Je ne sais pas Jewel, tu devrais venir t'allonger tu n'as pas l'air dans ton état normal .

Elle balaya ma suggestion de la main et trébucha, mais elle se reprit vite et je me demandai comment elle faisait pour arriver à rester debout sous des échasses pareilles .

– Menteur ! Elle vous attire tous comme des putains d'aimants, je veux que tu me le dises Cole ! JE VEUX SAVOIR !

– Jewel..., commencai-Je en me passant une main sur le visage, il était tard, j'avais besoin de dormir au lieu de gérer ces conneries . Tu as besoin de te reposer . Tu as beaucoup trop bu .

THE ANTAGONISTIC BITCHDes histoires addictives. Découvrez maintenant