CHAPITRE . 42 : ELLE .

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— Tu n'as pas ton mot à dire Jewel.

La voix de mon père claque comme une gifle dans le couloir.

Voilà comment commence mon matin de Noël. Pas par un café chaud ou des cadeaux non.
Mais par la voix sèche de mon père qui croit encore qu'il peut toujours tout décider.

Je suis debout au milieu du salon encore en pyjama à le fixer comme s'il venait d'insulter mon existence.

Je croise les bras et prend un air enfantin .

— C'est mon fiancé non ? Je peux peut-être au moins décider si je veux le voir ou pas ?

Je parle sans crier mais ma voix tremble quand même un peu .

Il ne prend même pas la peine de se tourner vers moi.
Son ton reste posé, c'est celui d'un homme convaincu d'avoir raison.

— Ce n'est pas une question de vouloir c'est une question de convenances.

— Oh papa s'il te plaît ! Je lance en levant les yeux au ciel .

— Jewel.

— Quoi Jewel ? Tu veux que je dise merci ?

Il baisse enfin son regard vers moi et me fixe avec ce regard de glace qui a fait fuir plus d'un investisseur.

— Tu n'as pas ton mot à dire dans cette affaire . Tout est déjà prêt .

Non mais le culot !
Le culooooooooot !
Pas mon mot à dire dans cette affaire ?
C'est de mes fiançailles dont on parlait là ! Et il ose dire que ça ne me concerne pas ?

J'étais tombée dans un monde parallèle ?

Je me mords la lèvre jusqu'au sang me retenant de lui balancer des paroles qui me déshériteront du testament des Mcmillan .

— On en a parlé Bennett et moi il ya quelques jours . Noël serait le moment parfait pour Cole et toi d'officialiser vos fiançailles . Ce garçon est ton petit ami alors cesse de faire tes enfantillages !

— Voue n'avez pas à décider pour nous !

Il balaye ma phrase d'une main l'air agacé.

– Je suis ton père et je fais ce qui est le mieux pour toi .

Il lance un coup d'œil à sa montre et fronce les sourcils puis ajoute .

— Cette discussion est terminé. J'ai des choses à régler . Va te préparer .

Il me dépasse comme si j'étais un petit obstacle . Un petit caillou à dégager de la pointe de sa chaussure .
Puis avant de sortir avant de disparaître il lance :

— J'attends de toi une attitude exemplaire , nous aurons des invités de marque ne te permets pas de me faire honte jeune fille.

Puis un mot de plus il sort me laissant seule au milieu du salon avec mon pyjama pilou pilou .

Je reste un moment la debout au milieu du salon les domestiques s'activant autour de moi comme si je n'existais pas .

J'étais en cet instant la spectatrice de ma propre vie et je n'y pouvais rien .

À quel moment tout avait dégénéré ?
Quand est-ce que j'avais perdu le contrôle de la situation ?

Il fut un temps où j'aurais été aux anges de me fiancer .
Mais à cette époque j'étais la petite amie de Trenton et toute ma vie tournait autour de lui .
J'étais aveugle piégée dans une cage dorée dont je m'étais même pas rendue compte .
Mais aujourd'hui cette époque était révolue .
Je voulais être libre, faire mes propres choix et non être poussée par le destin des deux familles .

THE ANTAGONISTIC BITCHDes histoires addictives. Découvrez maintenant