Je me regarde dans le miroir pour la cinquième fois de suite .
La robe dorée que j'ai choisie est moulante et sobre mais elle laisse deviner assez pour qu'on ne détourne pas les yeux immédiatement .
Le tissu glisse sur ma peau avec un petit décolleté que ma mère a voulu recouvrir d'un foulard avant que je lui dise d'aller se faire foutre .
Mes cheveux sont attachés en un chignon bas élégant et j'ai aux pieds mes Jimmy Choo porte porte bonheur .
Pour être honnête je ne sais même pas pourquoi je me prépare.
Je n'ai pas envie d'aller à ce satanée réveillon organisé par les Cavendish.
mais comme je vis sous dictature me voilà entrain de me préparer parce que ma mère veut qu'on fasse "bonne impression" et que mon père veut qu'on garde la "bonne image" de la famille parfaite et soudée .
Mon cul !
Ces deux là je ne leur ai pas encore pardonné pour ce qui s'est passé l'autre soir .
Ils me le payeront .
J'étais autant une Mcmillan qu'eux et ça mon père avait tendance à l'oublier :
Je lisse ma robe et ajuste mes boucles et je souris à mon reflet avant de lui envoyer un bisou .
Lorsque je descend mon père m'attend déjà en bas l'air fermé et la mâchoire crispée.
Lui non plus n'a pas l'air d'avoir digéré ma petite rébellion de l'autre jour .
Tu n'as encore rien vu papa !
Et mère ajuste encore ses boucles d'oreilles en diamants.
Je les rejoins sans un mot .
Le chauffeur nous attend dehors et l'air est froid.
Nous montons dans la voiture et là l'atmosphère chute de nouveau .
C'est le silence total.
Le trajet jusque chez les Cavendish est... glacial.
On pourrait entendre le moteur respirer entre nos silences.
Mon père regarde droit devant lui et ma mère pianote distraitement sur son téléphone .
Moi je compte les lampadaires.
Un, deux, trois...
Alors que chaque lumière s'éteint derrière nous .
J'ai envie d'ouvrir la portière et de me barrer en courant.
Heureusement le trajet ne dure que cinq minutes et la maison des Cavendish est déjà illuminée quand on arrive.
Je reconnais la façade avant même de sortir de la voiture.
Les briques rouges et les colonnes blanches ne me semble plus si familière alors que il n'y a pas si longtemps cette demeure était considérée comme ma deuxième maison .
Celle ci est décorée à la perfection lorsqu'on y pénètre .
Guirlandes dorées, bougies, sapin immense au centre du salon et des plateaux d'amuse-bouches un peu partout.
Des serveurs passent avec des verres de champagne et mon père prend le sien.
Ma mère quant à elle se redresse avec cette grâce artificielle qu'elle sort quand elle veut impressionner.
L'odeur de vin chaud et de pain d'épices me frappe et la chaleur aussi.
Trenton est là dans un costume bien taillé le sourire impeccable entouré de ses parents.
— Jewel lance Brittany Howard en s'avançant vers nous comme tu es ravissante ma chérie.
Mais oui c'est ça !
— Merci madame Howard et Joyeux Noël. Je dis tout sourire.
Trenton me salue ensuite et il se contente d'un simple hochement de tête poli et distant pendant que son père discute avec le mien .
Je soupire et me rend compte que je déteste les dîners de Noëls .
En fait non .
Les dîners tout court les sourires forcés, les rires polis et les parents qui essaient de faire croire que tout va bien .
Et ce soir c'est encore pire parce que je sais exactement qui sera là.
Puis comme si le destin m'avait entendu penser à voix haute .
Une silhouette blonde débarque .
Millicent porte une robe blanche satinée et dos nu tellement bien coupée qu'elle a l'air cousue sur elle. Ses cheveux blonds sont lâchés et légèrement bouclés.
Son maquillage est léger et elle a un sourire poli sur ses lèvres tel un ange de lumière .
Lucifer est dans la place .
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THE ANTAGONISTIC BITCH
RomanceJewel Mcmillan est riche, belle et c'est la fille la plus populaire de la Parckson Universty. Rien ni personne ne lui résiste jusqu'au jour où son petit ami Trenton, tombe amoureux d'une nouvelle : Millicent Shepard, une boursière sans histoire. Bl...
