CHAPITRE . 9 : ELLE .

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Généralement je ne me laissais pas envahir par mes émotions.
Mais depuis quelques temps j'avais dû mal à les gérer.

Je me laissais facilement atteindre craquelant l'énorme carapace qui séparait la garce de la vraie moi .

J'avais toujours été une petite peste arrogante et exécrable. Alors durant une grande partie de mon adolescence j'ai eu droit à plusieurs insultes et pour être franche je les méritaient .
J'étais donc habituée au fait qu'on me traite de tous les noms et pour être honnête cela me faisait toujours rire .

Mais que ce petit con de Cole pense que j'écartais les cuisses pour parvenir à mes fins me mettait hors de moi .

Bon okay je devais l'avouer j'avais été sur le point de coucher avec Barth le soir du callypso et Cole m'avait vu en sa compagnie chez lui .
Mais il ne s'était rien passé entre son colocataire et moi .
D'ailleurs j'étais encore sous le choc de savoir qu'ils habitaient tous les deux sous le même toit !

Comment Cole pouvait-il se permettre de payer son loyer dans une baraque pareille étant donné qu'il venait du même milieu social que Millicent .
Jusque là je ne m'expliquais toujours pas non plus ce qu'un mec comme Barth foutait avec lui !
Je préfère n'est pas m'attarder sur la question.

Pour le moment j'avais d'autres chat à fouetter que de me demander pourquoi tous les riches étudiants du campus s'entichaient des petits pauvres .

- Salut papa . Je lance alors que je referme doucement la porte de la chambre de Cole en m'eloignant dans le couloir .

- Jewel.

J'ai droit à son salut habituel . Froid, sec et aussi impersonnel comme lorsqu'il s'adresse à l'un de ses employés.
Le silence se prolonge et aucun de nous deux ne parle .

Mon père ne m'appelle jamais, c'est ma mère qui a cette manie mais notre dernière discussion remonte à sa soirée d'anniversaire et depuis lors c'est silence radio .

- Comment se passe les cours ? Demande-t-il finalement .

Je soupire en grattant mon pouce sur le petit diamant collé à mon ongle manicuré.

Une infime partie au fond de moi espère qu'il se comportera un jour comme un père normal qui m'appelle pour savoir comment je vais et non comme un patron qui prend des nouvelles de son investissement.

- Comme d'habitude papa . Je me débrouille très bien .

- Bien .

Même si je ne le vois je l'imagine bien hocher sa tête assis devant son bureau de tonnes de paperasse devant lui.

- J'aimerai que tu passes le week-end avec nous .

Mon souffle se bloque subitement dans ma poitrine et il me faut plusieurs secondes pour comprendre ce qu'il est entrain de me demander .

William Patrick Mcmillan me demande de passer le week-end avec maman et lui ?
Pincez moi ! J'ai dû mal comprendre ?
J'essaie de n'est pas me laisser submerger par toutes les émotions qui me travèrsent .

- Nous avons été invités à dîner chez Bennett Van Der Cullen, tu lui as fais forte impression la dernière fois et comme je fais des affaires avec lui il est indispensable que tu sois présente.

C'était franchement trop beau pour être vrai .
Quand vas-tu finalement apprendre la leçon et arrêter d'espérer ?

Jamais je suppose ? Car c'est ce qui a toujours été le problème avec moi.
Je ne baisse jamais les bras .
Même lorsqu'on piétine mon cœur pour en faire un tas des morceaux brisés je me relève et je me bats pour me faire quand même aimer et accepter tout en espérant qu'on me traite comme je le mérite.

THE ANTAGONISTIC BITCHDes histoires addictives. Découvrez maintenant