15. Snake / Tessa

466 32 0
                                        

Hello ! Le chapitre 15  est pour vous, bonne lecture !

« Les amis peuvent transformer les mauvais moments en bons souvenirs et les bons moments en souvenirs inoubliables. »
Inconnu

Tessa Miller était une femme différente, réellement différente : elle se moquait royalement de nous et de notre réputation, et elle nous défiait en privé comme en public.
Elle avait été avertie, avait ignoré et outrepassé les avertissements, était entrée seule et était repartie avec deux des nôtres.

Je commençais à devenir curieux, mais les réponses tardaient ...

... ou arrivaient., me repris – je en la voyant.
Le visage des prospects de garde m'éclaira : elle les avaient ignoré une deuxième fois, en plus de la première, et était accompagnée des nôtres.
Les cousins étaient crispés, les poings serrés et les lèvres pincées, et dévisageaient notre intruse. Ils étaient visiblement contrariés, très contrariés.
« - J'ai besoin de vous parler, et ils m'ont parlé d'une ... messe ?, annonça notre intruse. Je devine qu'elle est plus secrète que religieuse, alors bougez – vous.
- Vous ...
- Quelle ...
- Je me contrefous des protestations, alors debout et bougez – vous.
, coupa – t – elle sèchement. Je vous laisse deux minutes pour vous lever et m'indiquer le chemin. »
Je me retrouvais alors au centre des regards et adressais à tous un signe positif. Les membres autorisés et les gradés me suivirent ensuite, accompagnés des trois arrivants.

Je m'installais à ma place, imité par les autres, et pris la parole.
« - Il est rare que cette pièce soit ouverte aux inconnus, alors saisissez votre chance et parlez., ordonnais – je. Ma patience a des limites.
- Vous avez terminé, majesté ?
, ironisa – t – elle. Bien, passons à la suite.
- Notre abuela a été agressée et blessée, elle est à l'hôpital. Le médecin n'avait pas notre numéro, il a alors appelé notre ... amie ici – présente.
, commença le premier Harris.
- On a voulu connaitre l'identité des agresseurs et nous venger, mais elle a refusé. Elle nous a dit que nous ne serions pas les seuls à être intéressés et elle nous a conduit ici., continua le deuxième.
- Cette ... n'a rien voulu dire, elle s'est murée dans le silence et l'ignorance de nos questions., terminèrent – ils. »

Je savais qu'ils n'étaient pas d'accord, qu'ils voulaient régler cette histoire personnellement, et elle le savait aussi.
Quelles sont ses raisons de les conduire ici, au club ?
Cette question flottait dans le silence de la salle, et elle y répondit d'elle – même.
« - Mme Harris les a reconnus sans le savoir., expliqua – t – elle en dévoilant un objet, un symbole. Vous connaissez ce symbole de voyous, non ? »
Effectivement, nous connaissions ce symbole. Il représentait un gang de la région, un gang local qui débutait.
Ils ne connaissaient ni les règles ni la hiérarchie du milieu, visiblement. Nous avions des problèmes et des altercations avec eux depuis plusieurs semaines, et nous comptions nous en débarrasser.
Ils venaient de précipiter leurs rencontres avec le diable et ses enfers : en plus de s'en prendre aux écoles et aux commerces du coin pour de la drogue et de l'argent, ils s'en prenaient aux familles des membres.

« - Je ne faisais pas fausse route en les conduisant ici, il me semble, non ?, nous interrompit notre 'informatrice', assise sur ma table.
- Comment ?, l'interrogeait Map.
- Comment quoi ?
- Vous nous avez apporté l'information à nous et pas à la gendarmerie. Pourquoi ?
, l'éclaira – t - il.
- Vous ne vouliez pas de cette information ?, esquiva – t – elle.
- Vous ne devriez pas jouer, bella, vous allez perdre., la reprit Vulcan. Notre patience a des limites.
- Vous allez être patient et prudent, pourtant.
, lui souffla – t – elle. Je ne joue pas, et vous n'êtes pas les seuls à avoir fait des recherches. J'ai des amis et des contacts, et ils ont des informations, le résultat est efficace. »
Il sembla comprendre et se tut, réfléchissant. Elle fit le tour de la salle du regard, se leva, murmura et sortit.

J'ordonnais aux cousins de s'installer et nous ne perdîmes pas de temps. Nous profitâmes de son départ et de son absence pour mettre en place la descente aux enfers de nos ennemis.
Les consignes furent données, les tâches furent réparties et le plan programmé au lendemain.
Nos amis se dispersèrent et sortirent alors progressivement, me laissant seul avec un mon ami silencieux.
« - Elle a dit quelque chose de choquant ?
- Elle est choquante.
, me souffla – t – il. Elle nous invite à diner chez elles ... ce soir.
- ......
- J'ai eu la même réaction.
, m'affirma – t – il.
- Pourquoi ? Pour quelles raisons ?, me questionnais – je. Je ne comprends pas.
- Cette ... n'a rien dit. Je ne sais rien de plus que toi, actuellement.
- Et son message ?
, le questionnais – je. Je sais que tu as compris, mec.
- .... Kumiko. Elle parlait de Kumiko., m'avoua mon ami. Elle me prévenait, m'avertissait ... elle me menaçait.
- Quoi ?!?
- Elle m'a menacé, mec. Je ne connais pas leur relation, mais elles ont l'air proche, très proches. »

Il haussa les épaules et laissa tomber, m'adressant un regard significatif. Nous allions devoir attendre ce soir, attendre les réponses.

« Ce n'est parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas. C'est parce que nous n'osons pas que les choses sont difficiles. »
Sénèque

J'entrais dans la maison, silencieuse, posais mes affaires et appelais mon amie.
« - Kumi' !
- Tess' ? »
Elle s'installa et m'observa, curieuse.
« - J'ai invité les garçons à la maison.
, énonçais – je calmement. Ils viennent pour 18 heures 30 ... si ils viennent.
- .... Je ...
, paniqua – t – elle. Ils ...
- Je serais avec toi.
, la rassurais - je. Écoute ma voix, Kumi'. Inspire. Expire. Inspire. Expire. »
Je l'aidais à vaincre sa crise et repris, patiente.
« - Ils viennent en amis, chérie., expliquais – je. Je sais me défendre, nous défendre. Il ne se passera rien si tu ne le veux pas, si nous nous ne le voulons pas. Ils sont bikers mais respectueux, ils respectent les femmes et leurs décisions. Aies confiance en moi et en eux.
- Je te fais confiance, mais ...
- J'ai confiance en mon instinct, et mon instinct a confiance en eux.
, affirmais – je. »

Elle hocha la tête, respira et me sourit : elle acceptait et s'en remettait à ma décision.

J'espérais seulement avoir pris la bonne décision ...

Alors ?
N'hésitez pas à voter et à commenter !

HELL'S ANGELSOù les histoires vivent. Découvrez maintenant