Chapitre 9: Voir

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Finalement, Harry avait passé son dimanche à lire après le départ d'Isaac, pourtant, le sujet du porteur continuait à planer dans ses pensées alors qu'il peinait à admettre cette chose incroyable. C'était un choc, comme d'apprendre soudain que l'impossible était possible. Et cela l'avait étrangement amené à penser à ce qui était réellement impossible ou non, à sa définition de l'impossible et cela remettait en cause nombre des limites qu'il pouvait avoir jusque là.

Lundi, Adélème était revenu avec trois rendez-vous avec les avocats qu'ils avaient choisi. Le premier venait l'après-midi même, le second le lendemain et le troisième mercredi matin. Et arrivé à mercredi matin, Harry était quelques peu tendu. Les deux premiers avocats avaient refusé de le représenter, jugeant trop dangereux d'être l'avocat de Harry Potter. Il n'avait pu leur reprocher, comprenant. Leurs entretiens s'étaient fait sous sceau du secret et ils n'avaient de toute manière pas abordé grand chose, s'arrêtant à son identité. Le jeune lord commençait cependant à redouter de ne pas trouver d'avocat. Il comprenait leur réticence, surtout dans le contexte actuel mais cela l'angoissait. Il avait besoin d'un avocat en tant que lord et il redoutait de ne pas en trouver avant que la guerre ne soit terminée, en défaveur de Voldemort bien entendu. Il savait que rien ne pourrait être réellement fait tant que le Ministère était dans cet état mais se préparer pour le jour ou cela changerait était impératif. Parce que cela changerait dans le bon sens il en était certain, parce qu'il ne pensait plus la fin de la guerre impossible, comme avoir une vie après la guerre. Il voulait préparer l'avenir, son avenir et il craignait de ne pas pouvoir le faire au mieux.

Il était donc stressé alors qu'il était assis dans son salon d'apparat, face au duo d'avocat représentant leur propre cabinet. La troisième possibilités qu'il avait retenu et celle qu'il préférait. Léonès Empty et Odélia Phy. Un duo d'avocat qui possédait son propre cabinet et que Adélème décrivait comme extrêmement compétant, obstinés, intelligents, rusés, impitoyables. Leur cabinet leur offrait un large éventail de compétences. Ils semblaient parfaits et maintenant qu'il les avait en face de lui, il pouvait confirmer qu'ils avaient une présence imposante. Ils étaient tout deux soigneusement vêtus, se tenant droits et fiers, graves maintenant qu'ils venaient de découvrir son identité. Il était assis en face d'eux, digne et illisible, droit comme Adélème et Zélémie lui avaient appris. Il était soigneusement vêtu bien que sobrement et des sorts de dissimulations cachaient son état de santé véritable, le faisant paraître tout à fait bien. Adélème était assis à sa droite, Solange à sa gauche alors qu'il était censé avoir cours de droit ce matin là. Il venait de leur expliquer rapidement qui il était, le pourquoi du secret, son accession à ses titres et son besoin. Le duo l'avait attentivement écouté, ne laissant rien paraître et il y avait maintenant un moment de silence quelque peu tendu.

- Vous comprenez qu'être affilié à vous en ce moment est délicat, fit diplomatiquement la dame du duo.

- Dangereux, corrigea-t-il sans trouble ni hésitation. Le véritable mot est dangereux, posa-t-il. Délicat serait un euphémisme. J'en suis bien évidemment conscient étant donné ma position dans cette histoire. Il ne s'agit ici que de préparer l'avenir. Dans l'état actuel des choses dans ce pays, il ne servirait à rien de faire quoi que ce soit en ce moment. Aussi, vous n'aurez pas à apparaître avant que cette guerre ne soit terminée.

- Et si elle se termine en faveur de Vous-savez-qui ? demanda Léonès sombre.

- Cela voudra dire que je suis mort et personne ne saura jamais que vous avez été affilié à moi, dit-il platement. Je suis prêt à assurer un serment pour cela parce que je comprend la dangerosité de la chose.

- Que voulez vous dire par mort ? demanda Odélia aussi surprise que son collègue.

- Voldemort viendra tôt ou tard pour moi, remarqua-t-il. Me tuer l'obsède et lorsque cela se produira, soit il me battra et je suis mort, vous libres, soit c'est moi qui gagne et la guerre est finie en sa défaveur évidemment. Dans un cas comme dans l'autre le danger pour vous est moindre.

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