Si après sa première discussion avec ses amis Harry eut droit à un moment de silence, cela fut vite finit. Ron, Hermione et Ginny se mirent à parler de la guerre, de ce qu'il s'était passé cet été, de l'enlèvement de Ollivander, des disparitions, des attaques, de l'Ordre qui, pour le jeune lord, pataugeait complètement... Il les ignorait soigneusement, restant sur sa lecture. Parler de tout ça ne servait à rien, ça n'avait aucun intérêt si ce n'était de se stresser davantage dans ce contexte difficile. Il préférait étudier pour vraiment faire quelque chose d'utile. Il les ignora donc, sentant leur perplexité et leur agacement à son absence de réaction. Mais il s'en fichait pas mal. La guerre lui prenait déjà bien assez, il ne laisserait pas son temps, où elle se tenait plus ou moins à l'écart, être gâché. Il fit donc mine de n'avoir rien entendu, focalisé sur son livre de droit pour tirer un maximum de sa lecture. Les trois en vinrent à parler de Malfoy qu'ils avaient vu avec sa mère sur le Chemin de Traverse cet été. Ils les avaient suivis jusqu'à l'Allée des Embrumes et la boutique de Barjow et Burk, les espionnant, persuadés qu'il préparait un mauvais coup. Ils l'avaient sois-disant vu s'intéresser à une étrange armoire ancienne dans la boutique avec des gens louches.
Harry les ignora malgré qu'ils attendent manifestement une réaction de sa part. Il ne dit rien et fit mine de ne pas avoir entendu. Se méfier de Draco Malfoy ? Bien sûr qu'il le faisait. Surtout depuis qu'il s'était retrouvé face à son père en bon mangemort bien obéissant dans le cimetière à la fin de sa quatrième année. Il n'était pas naïf. Si Lucius était un mangemort si proche de Voldemort, il y avait un bon risque pour que son fils, bien placé à Poudlard, soit utilisé à son tour. Seulement, s'il ne pardonnerait rien à Lucius, le cas de Draco était autre chose. Vu l'implication de sa famille, il n'aurait probablement pas choisi de se retrouver devant Voldemort et face à un tel homme, quand on était un adolescent pour ainsi dire ordinaire comme Draco, il n'y avait ni choix, ni échappatoire. Draco pouvait choisir comme il pouvait avoir été forcé. Il ne le condamnerait donc pas. Il avait beau être un parfait petit con arrogant pour lui, il avait beau ne pas l'aimer, il ne pouvait pas être injuste et l'accuser sans preuve, comme il ne pouvait ignorer sa situation difficile laissant peu de place à un choix libre. Draco avait peut-être ses convictions extrêmes, cela ne voulait pas dire qu'il aurait choisi un chemin criminel de lui même. Il n'en restait pas moins qu'il surveillerait de prêt la situation. Un possible subalterne de Voldemort à Poudlard ne pouvait être ignoré. Il se savait être une cible, comme Dumbledore et l'école étaient des cibles principales. La prudence était de mise.
Il se refusa pourtant à commenter, l'avis de Ron et des autres souvent très peu objectif lorsqu'il s'agissait des Serpentard et surtout de Malfoy. Il avait été ainsi aussi autrefois. Il l'avouait et le reconnaissait et il s'en voulait un peu d'avoir été si naïf et bête. Aujourd'hui, il avait l'esprit plus ouvert, bien plus ouvert et il prenait en compte tout les points de vus, les situations, ses cours de l'été l'ayant incité à regarder les choses sous différents angles et à ne pas sauter trop vite aux conclusions, d'user du point de vu des autres pour mieux comprendre. Il fit donc comme s'il n'avait rien entendu.
- T'en pense quoi Harry ? demanda finalement Ron agacé d'attendre sa réaction.
- Hum ? fit-il sans relever les yeux de son livre.
- Malfoy, fit le roux exaspéré.
- Ce que fait Malfoy m'importe peu, répondit-il.
- Bon sang Harry tu t'entends ? s'énerva son ami. Malfoy est peut-être un mangemort et tu t'en fiches ?!
- Ron, soupira-t-il. Tu n'as aucune preuve et de toute façon ça n'avance à rien. Alors pour la dernière fois, j'aimerais pouvoir lire en paix.
- Depuis quand tu lis de toute manière ? fit Ginny.
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Mage Seigneurial
FanfictionLa mort de Sirius avait été un véritable choc. Un choc sans nom. Mais comment cela aurait-il pu être autrement ? Il avait perdu son seul espoir de famille. Il avait fallu en arriver là pour qu'il se rende compte qu'il devait reprendre les choses en...
