Saphir.
Il l'avait fait.
Il avait ordonné de le faire.
Je ne pouvais pas faire demi-tour.
C'était trop tard.
Elle était kidnappée.
Il allait avoir sa vengeance.
Je ne savais pas quel était son plan. Du moins dans son intégralité. Mais c'était la fin.
- ... un terrain neutre ? Aurais-tu peur de moi ? Dit tio Stanley sous un ton de sarcasme à son interlocuteur à travers le téléphone. Bien, dans une semaine, je te recontacterai. Ne t'en fais pas, elle est entre de bonne main. Conclu-t-il en raccrochant, certainement au nez de cette personne avec qui il était au téléphone. Illo, arrache-lui ses points de suture.
- Oui.
Je me redis où elle était. Dans une des cellules qui se situait en dessous du manoir. Personne d'autre que les membres de l'Organisation de Stanley ne devaient venir ici, même Élya.
Personne.
Elle était couverte de bleu, à moitié vêtue, ses vêtements qui, il y a encore un jour été un pyjama, était désormais un bout de tissu grisâtre, trouer, boueux, sale. Qui couvrait à peine son corps.
Au fond de la salle, il y avait un seau, pour qu'elle y fasse ses besoins, à côté jonchait un matelas, qui ressemblait plus à un panier pour chien qu'autre chose, l'odeur y était comprise avec. Une couverture qui était aussi fine qu'une feuille de sopalin, toute miteuse. Coincée entre ses quatre murs, elle n'avait aucune chance de sortir à part la mort qu'il l'attendait.
Ses yeux étaient toujours bandé, ses mains et pieds attachées, elle ne pouvait bouger comme bon lui semblait.
Elle était traitée comme un animal.
Comme elle le méritait.
J'ouvris la porte qui fit un bruit si strident qu'elle sursauta. Ne voyant rien, ses autres sens étaient encore plus présents. Mes pas résonnaient dans la pièce qui lui servait de logement, claquant sur le sol imbibé d'eau.
Flip, flap.
Flip, flap.
Flip, flap.
J'étais arrivée. J'étais devant elle. Elle me faisait ressentir quelque chose que je ne comprenais pas.
De la peine ?
Non.
Je pris le couteau que j'avais sur moi et le dirigeais vers sa cuisse. Sa peau était froide, comme si elle était déjà morte.
Elle était morte à l'intérieur.
Se croyait forte, mais n'était rien.
Pitoyable. Faible. Idiote.
Elle ne réagit pas à mon contact, aucun frison. Rien.
Même quand le couteau entra en elle. Rien.
Aucun hurlement sorti de sa bouche. Rien.
Le liquide rouge s'écoulait de la plaie que je venais de rouvrir, son sang était sur mes mains. D'une façon différente cette fois. De façon volontaire. De façon à lui faire mal. De façon à me venger.
Ilys.
Je ne savais pas où j'étais. Mes yeux étaient bandés depuis que je m'étais réveillé. Dès qu'ils s'en rendaient compte, j'étais automatiquement replongé dans un sommeil profond, à même le sol, comme si j'étais un vulgaire animal.
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Lys
AcciónAu sein de chaque "famille" se mêle pouvoir, meurtre, argent, conflit et secret. Des secrets qui remonteront à la surface ou qui resteront cachés, à vous de le découvrir. Je vivais dans un monde où régner cruauté et malveillance. "Aucune émotion...
