L'amour, c'est pas ce qu'on ressent dans les moments faciles. C'est ce qu'on construit quand tout s'effondre. Quand les cris remplacent les sourires. Quand les absences font plus de bruit que les présences. Ce soir-là, on n'était pas deux amoureux, on était deux ruines. Mais parfois, même les ruines font naître des fleurs.
Le lendemain matin – 08h12
Zakaria : -assis sur le canapé, tête entre les mains, toujours dans ses habits de la veille-
Moi : -en silence dans la cuisine, Inaya dans la chaise haute, les yeux gonflés encore-
Inaya : Baba ?
Moi : -fixe mon café, voix cassée- Il est là, ma chérie.
Inaya : Il fait dodo ?
Moi : -regarde vers le salon, puis vers elle- Ouais. Il fait dodo... de ses erreurs.
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09h06 – dans la cuisine
Zakaria : Je peux t'aider ?
Moi : -lève les yeux lentement- T'aider ? Comme on aide une étrangère qu'on a blessée ?
Zakaria : Comme un mari qui sait qu'il a tout foutu en l'air... et qui veut réparer.
Moi : Réparer... Tu sais, y'a des vases qu'on peut pas recoller. Ils gardent toujours les fissures. Et toi, t'as mis un coup sec. Y'a des morceaux que j'trouve même plus.
Zakaria : Alors j'ramasserai chaque bout. Un par un. Même si j'me coupe les doigts.
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10h32 – chez Salima
Salima : Et t'as dormi comment ?
Moi : J'ai pas dormi. J'le sentais respirer de loin. J'le haïssais dans ma tête, j'me disais "pourquoi il est encore là ?"... et en même temps j'avais peur qu'il reparte.
Salima : Malak... t'es épuisée.
Moi : Ouais. Et j'ai plus de force pour faire semblant d'être solide.
Salima : Et lui, tu crois qu'il est prêt à changer ?
Moi : Il dit qu'il veut. Mais j'ai l'impression qu'on vit pas dans le même monde. Moi je suis dans la survie, lui il vit encore comme s'il était libre, seul... insouciant.
Salima : Tu veux le quitter ?
Moi : ...Je veux qu'il devienne l'homme que j'ai épousé. Pas celui qui me quitte à chaque tempête.
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20h47 – Dans le salon, calme tendu
Zakaria : T'as mangé ?
Moi : Ouais.
Zakaria : T'as besoin de quelque chose ?
Moi : De paix. Mais j'crois que ça s'achète pas à Carrefour.
Zakaria : J'te mérite plus, hein ?
Moi : Je sais pas. Ce que je sais, c'est que j'peux plus me battre seule. Si t'es avec moi, t'es avec moi. Pas quand ça t'arrange.
Zakaria : J'serai là. Même dans le pire.
Moi : On y est déjà.
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22h21 – Chambre de Inaya
Zakaria : -assied Inaya sur ses genoux- Tu m'as manqué, princesse. Baba il était... perdu. Mais il veut plus jamais t'rendre triste.
Inaya : -pose sa petite main sur sa joue- Pas partir, baba. Pas encore.
Zakaria : -pleure discrètement- Promis, habibti. Promis.
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00h03 – dans la chambre parentale
Moi : Si tu veux dormir ici... y'a des règles.
Zakaria : Je les écouterai toutes.
Moi : Tu communiques. Tu disparais plus. Tu regardes Inaya avec le cœur. Et moi, tu me regardes comme la femme que t'as choisie. Pas comme une ennemie.
Zakaria : -s'approche doucement, yeux embués- Est-ce que j'ai encore le droit... d'espérer ?
Moi : -hésite, puis baisse la tête- T'as encore le droit... de prouver. Pas de promettre.
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L'amour, c'est pas ce qu'on ressent dans les moments faciles. C'est ce qu'on construit quand tout s'effondre. Quand les cris remplacent les sourires. Quand les absences font plus de bruit que les présences. Ce soir-là, on n'était pas deux amoureux, on était deux ruines. Mais parfois, même les ruines font naître des fleurs.
On croit toujours avoir le temps. Le temps de dire, de faire, d'aimer.
Mais la mort ne prévient pas.
Elle frappe soudain, sans bruit, sans signe.
Elle brise les promesses, efface les demains.
Elle laisse derrière elle un vide lourd, un silence qui hurle.
Et toi, tu restes là, figée, avec des mots non dits qui te brûlent le cœur.
Parce qu'à cet instant, tu comprends que rien n'est jamais acquis.
Rien, sauf le souffle qu'il te reste.
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𝒞𝒽𝓇𝑜𝓃𝒾𝓆𝓊𝑒 𝒹𝑒 𝓂𝒶𝓁𝒶𝓀 : "𝒿𝑒 𝓃𝑒 𝓋𝑒𝓊𝓍 𝓆𝓊𝑒 𝓁𝓊𝒾 "
Roman d'amourChronique réelle sans aucun passage fictif. Je ne veux que lui... Gaza🇵🇸
