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2 semaines plus tard...

POINT DE VUE DE DAISY

Deux semaines...

Cela faisait déjà deux semaines que mon grand frère était introuvable.

Une semaine plus tôt, les autorités l'avaient officiellement déclaré décédé. Nous avions organisé des funérailles, reçu les condoléances, porté le deuil... pourtant, quelque chose en moi refusait d'y croire.

Je ne sais pas pourquoi.

Je n'arrivais tout simplement pas à accepter l'idée que Daniel était mort.

Une petite voix au fond de moi continuait de me répéter qu'il était vivant... qu'il allait revenir.

Aujourd'hui, nous sommes samedi. Lundi, je reprends les cours à l'université. J'en profite donc pour ranger ma chambre avant cette nouvelle semaine.

Alors que je pliais quelques vêtements, mon téléphone vibra.

Je l'attrapai sans grande conviction.

« Salut chérie, reste loin d'Achille. »

Je fronçai aussitôt les sourcils.

Rester loin d'Achille ?

De quoi parlait cette fille ?

Je répondis simplement :

« Pardon ? »

Quelques secondes plus tard, un autre message arriva.

« Tu as très bien compris. Ces derniers temps je vous vois trop souvent ensemble en ville. Achille est à moi, petite conne. »

Je restai quelques secondes devant l'écran...

Puis j'éclatai de rire.

Cette fille était sérieuse ?

Achille n'était que mon ami.

Nous étions proches, certes, mais il n'y avait jamais rien eu entre nous.

Je déposai mon téléphone sur le lit avant de terminer mon rangement.

Quelques minutes plus tard, je partis prendre une douche.

Aujourd'hui, nous avions prévu un petit moment de partage chez Achille avec les autres.

Après ma douche, j'enfilai un jean bleu, un chemisier crème et une paire de baskets Adidas noires. Je relevai mes cheveux en un chignon haut, pris ma petite bandoulière puis descendis les escaliers.

Au salon, je trouvai maman installée dans son fauteuil préféré.

Une tasse de thé fumait sur la table basse tandis que sa Bible reposait ouverte sur ses genoux.

Depuis la disparition de Daniel, elle passait des heures à lire les Écritures.

Je crois sincèrement que seule la Parole de Dieu lui permettait de tenir debout.

Sans elle...

Elle serait certainement restée enfermée dans sa chambre à pleurer.

— Maman, je sors un peu.

Sans lever immédiatement les yeux de sa Bible, elle demanda calmement :

— Où vas-tu, jeune fille ?

Je souris malgré moi.

J'avais vingt-et-un ans...

Et pourtant, à la maison, j'avais toujours droit au même interrogatoire.

CHRISTIAN AND AMNESIADes histoires addictives. Découvrez maintenant