Lorsque que le père de Julia Hernandez, un Baron du Crime, engage un Garde du Corps pour la protéger, cette dernière est bien décidée à lui faire savoir qu'elle n'est pas d'accord avec cette décision. Pour cela, Julia s'efforce de faire flancher Mat...
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Les hommes sont parfois pires que les animaux. Ce bel italien que j'ai rencontré dans la journée me plaisait, il était plutôt bien foutu, avec un accent à croquer mais en réalité, il en avait après mon argent. Il a voulu coucher avec moi, mais il empestait l'alcool et venait juste de faire un rail de cocaïne avec son frère. Cassy les a suivi mais moi, je ne suis pas fan de drogues dures. J'ai refusé ses avances, ça ne lui a pas plu, il a voulu insisté puis finalement, a essayé de me voler mon sac.
Et tout ça, pendant que mon super Garde du Corps se faisait sucer par une rouquine frustrée.
Après ma douche ce matin, j'ai passé un moment sur le balcon à terminer mon café au lait, plongée dans mes pensées. Cassy n'a pas dormi là cette nuit, je suppose qu'elle s'est éclatée. J'ai reçu un SMS de sa part tard dans la nuit me disant qu'elle était toujours en vie et que tout allait bien.
J'ai pleuré une bonne partie de la soirée, Gabin a essayé de me réconforter mais en réalité, il est trop loin pour ça. Dans les moments de faiblesse comme celui d'hier, je suis capable d'appeler Jordan et de retomber dans ses bras. Heureusement que je suis bien loin de Paris pour le moment.
Par contre, je suis motivée pour une chose : faire morfler Matthias pour son erreur.
Je rentre dans la chambre, j'attrape mon téléphone et je vais frapper à sa porte. Je cogne dur contre celle-ci, si jamais il dort, il sera réveillé comme ça. Je prépare ma bombe et je jubile d'avance.
Il a voulu joué : il a perdu. Je gagne toujours.
Enfin, la porte s'ouvre sur Matthias vêtu d'un short de sport, son torse encore à l'air. Il est sacrément bien fait, mais ça ne fait pas tout chez un homme. Je lève mon téléphone et le secoue sous son nez. Il louche dessus alors que j'avance, il recule mais reste le nez planté sur mon écran. C'est la photo que j'ai prise de lui hier soir, bourrée comme j'étais et juste avant que l'italien ne devienne enragé. C'est lui et sa rouquine, sa bite dans la bouche.
— Tu vois cette photo ? commencé-je en baissant le téléphone.
Il me fixe, serre et desserre ses mâchoires. Seigneur comme ses yeux sont beaux.
— Je vais l'envoyer à mon père et il va te virer.
J'ouvre mes messages mais Matthias s'empresse de se défendre.
— Non, non ! Attends ! S'il te plaît... est-ce qu'on peut discuter comme deux adultes pour une fois ?
Je relève les yeux vers lui, les sourcils haussés.
— Tu me tutoies maintenant ?
Je vois ses épaules s'affaisser alors qu'il pousse un profond soupir.
— N'envoie pas cette photo, c'était une connerie, j'avais un peu bu et...
— Encore mieux ! Boire en plein service... quelle irréfutable erreur. T'étais pas vétéran, ou un truc du genre ? Ton escouade a dû prendre cher à cause de toi.