Une femme, un don interdit.
Me réveillant sur un bateau de soldats espagnols, je suis une simple Française qui ne se souvient de rien. Rien, hormis mon don exceptionnel pour la médecine. Un don qui m'est pourtant interdit étant une femme au XVIIe s...
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Je ne suis qu'un poltron ! Je cours à travers le long couloir, les larmes aux yeux, le cœur tambourinant et la culpabilité à la gorge.
Jayden... Jayden. Jayden !
Que cherchait-il avec cette question ? Il peut avoir toutes les femmes qu'il souhaite dans ce grand royaume pourquoi s'amuse t-il avec moi ? Il ne peut cultiver de sincères sentiments cela ne fait que trop peu de temps que nous nous sommes rencontrés ! Pourtant, je ressens bien de l'attirance pour lui, oui, je dois me l'avouer. Mais je ne peux pas. Non, je ne peux pas me laisser aller à cet amour, car l'amour rime avec tristesse dans mon cœur.
Toute à ma course, je passe devant la magnifique chevelure blonde sans vraiment la voir.
- « Laïla, qu'en est-il ? Vous êtes si pâle ! » Demande la fiancée du roi.
Une langue qui m'est familière, elle est comme moi, un oiseau loin de chez lui. Exténuée par mes incompréhensibles expériences, j'éclate en gros sanglots devant tant de bonté. Elle me prend dans ses bras faisant voler l'étiquette royale par ce geste.
- « J-je ne sais pas. » J'avoue à sa majesté Élisabeth de France.
La jolie jeune femme prend mes mains glacées entre les siennes et tente de les réchauffer. Elle me guide vers une grande porte en verre. Derrière elle se trouve le splendide jardin que j'ai aperçu plus tôt. Elle me propose un thé et des biscuits autour d'une table installée au centre du jardin. Le thé chaud me calme. L'odeur des roses autour de moi m'apaise et me rassure. Sa majesté se lève et le caresse le haut de la tête.
- « Tu as bien grandi. » Lâche-t-elle soudainement.
Son regard est plein de nostalgies ou de regret, je ne saurai dire. Ses mèches blondes viennent recouvrir son regard azur. Elle écarte une mèche qui se loge derrière son oreille et continue de me scruter.
- « Bien grandi ? » Je ne pus m'empêcher de demander.
- « Tu es devenu une femme, alors ne pleure plus. Raconte-moi donc ma pauvre enfant du pays. Que t'est-il arrivé ?»
Elle me serre dans ses bras après avoir justifié ses paroles si vaguement.
Ce simple geste touche mon cœur qui lui raconte tout, depuis le jour où, amnésique, je me suis trouvée sur le bateau.
Sa douceur me touche et me perturbe. Pourquoi est-elle aussi attentionnée ? Elle me traitait comme sa fille pourtant, je le sais ma mère dans mes rêves à les cheveux noir charbon. Cette femme à une chevelure plus dorée que les blés. Après tout, avant son mariage, ce fut une princesse du royaume de France. La nostalgie pour son pays et la peine pour moi, enfant de son pays natal, on dû motiver sa douceur.