Chapitre 2

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Le fameux déjeuner finit par arriver, sans que j'ai pu ou voulu recontacter le directeur adjoint. Il m'a bien laissé un message pour s'excuser, mais... Le fait qu'il connaisse cette « moi » qui m'est étrangère, m'angoisse. Et pourtant son visage m'a hanté toute la semaine.

J'aurais pu l'appeler, comme il me l'a proposé, et j'aurais eu les informations qui m'obsèdent, mais... je préfères avoir Josh prés de moi pour ça.

Je soupire lourdement en me regarde une dernière fois dans le miroir avant de partir. Le reflet que j'aperçois me plaît. Oui, de temps en temps, il faut bien s'autocomplimenter.

Je replace une dernière fois mes cheveux ondulés et ma frange rideau. J'enfile mon perfecto noir. Aller cette fois j'y vais, je prends mon sac et mes clefs et je file vers ma voiture.

Lorsque j'arrive à notre bureau, Josh est déjà là, ce qui me surprend beaucoup parce que d'habitude il arrive après moi.

— Salut ! Tu es tombé du lit ?

— Tu ne crois pas si bien dire, j'ai très mal dormi. Mes voisins ont décidé de régler leurs comptes jusqu'à 4 h, ils ont dû mettre leur appartement en pièce ! s'exclame mon ami. Regarde-moi ces cernes ! Je suis incapable de les camoufler, et, comble du malheur, tu vas faire la connaissance de ce mystérieux client.

Il me dit ça en me faisant un clin d'œil et un sourire malicieux.

Je rigole et me dirige vers mon bureau.

— Par contre, ma jolie, la robe style bonne sœur, tu n'avais pas mieux ?

— On a un rendez-vous d'affaires pour commencer et, pour finir, ma robe est superbe, je l'ai acheté chez Ted Baker !

— Oh oui, ton nouveau magasin préféré... bla-bla-bla !! Ma puce tu es resté bloqué aux années 60 sans les avoir vécus, il va encore falloir que je fasse du tri dans ton armoire. Rouspète t'il.

Josh n'a pas de sœur et adore la mode, mais, quand je dis adore, le mot est même assez faible, donc, dès qu'il le peut, il me refait mon armoire. Et je sais qu'il ne pense pas vraiment ce qu'il dit au sujet de ma tenue ; c'est lui qui m'a parlé de cette marque.

— Bien on se met au boulot, à moins que tu penses faire une sieste pour rattraper ta nuit ?

— Grrha, laisse-moi quelques minutes OK, je dois finir une création pour Madame truc, et je dois finir un visuel pour un autre client avant notre déjeuner.

J'allume mon PC, et je commence à lire mes mails et me concentre sur mon travail afin de ne pas penser à ce déjeuner. Ce qui fonctionne relativement bien, jusqu'à l'heure fatidique.

Josh et moi arrivons devant l'adresse d'un restaurant indiqué par la secrétaire de monsieur Weills.

Nous nous avançons vers l'entrée quand j'entends mon ami jurer, ce qui lui arrive rarement.

— C'est une blague ?! s'agace-t-il.

— Qu'est-ce qu'il se passe ?

J'observe mon ami surprise par son éclat de voix.

— Rien, aller, viens on entre s'il te plaît.

Josh me prend par le bras et me fait entrer de force dans le restaurant. Je n'ai même pas eu le temps de lui dire que notre client était devant l'entrée. Par chance celui-ci nous a suivis.

— Mais enfin, lâche-moi, qu'est-ce qu'il te prend ? Ça ne va pas ? En plus nous sommes passés devant notre client sans lui dire bonjour ! Sympa l'accueil.

— Ça, tu peux le dire ! Dis une voix derrière moi. Je ne crois pas que ce soit des manières pour accueillir un potentiel client... Joshua.  Lance notre client, qui n'a pas l'air d'avoir apprécié l'attitude de mon ami.

DANS MA MEMOIREOù les histoires vivent. Découvrez maintenant