Suis-je en train de me perdre ou de me sauver ?
Un pas vacillant entre ombre et clarté.
Suis-je en train de m’élever, de briser mes chaînes,
Ou de retomber dans l’abîme, esclave de ma peine ?
J’ai gravi ces parois rugueuses, ces murs froids,
Des gouffres où l’écho me renvoyait ma voix.
J’ai cru voir la lumière, fragile, vacillante,
Mais l’ombre persiste, sournoise et constante.
Quelle importance, après tout ?
Mon cœur, en silence, a fait le choix du dévouement fou.
Être pour les autres, une lueur dans leur nuit,
Sans attendre qu’on éclaire mes propres ennuis.
Aimer sans mesure, donner sans compter,
Offrir mon âme là où elle pourrait manquer.
Et pourtant, le poids d’un cœur trop plein,
Se brise doucement, sans écho ni témoin.
Mais si mon rôle est d’être ce phare oublié,
Alors qu’importe si je suis aimée.
Qu’importe mes abîmes, mes combats insensés,
Pourvu qu’eux, un instant, puissent se relever.
Et dans ce paradoxe, dans cette vérité nue,
Je vis, je vacille, je tiens l’inconnu.
Peut-être qu’aimer, sans jamais être sauvée,
Est la seule façon que j’ai de continuer d’exister.
