Chapitre 11

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J'avais conscience de courir, ou plutôt d'être trainer de force, pourtant je n'avais pas l'impression de faire le moindre geste pour.

J'avais vu un fantôme.

Je m'étais retrouver face a un fantôme. Un vrai.

Je voyais trouble. J'avais l'impression de suffoquer.

Ma poitrine me faisait mal. Mon cœur battait la chamade. Mes poumons semblaient sur le point d'exploser.

Est-ce que j'étais blesser ? Non, je ne crois pas, personne ne m'avait touché. Rien ni personne.

Si, quelqu'un m'avait touché. Quelqu'un me touchait. Quelqu'un me tenait le poignet, pour me forcer a avancer.

Lycia. C'étais Lycia. Elle était venue à mon secours la première, et maintenant elle m'éloignait du danger.

Le danger. Le fantôme. La femme. Morte.

La femme était morte, et c'était un fantôme. Un fantôme qui s'était retrouver juste devant moi.

Mon cerveau était comme plein de buée. Je n'arrivais plus à penser correctement.

Quelqu'un me fit assoir. Tant mieux, mes jambes étaient lourdes et toutes engourdies.

Quelque chose entra dans mon champ de vision. Quelque chose de flou, comme tout le reste autour.

Des mains se posèrent sur mes joues.

Je sentis qu'un doigt essuyais des larmes sur mes joues. Je n'avais même pas conscience d'avoir pleuré. Non. D'être entrain de pleurer. Je pleurais encore. Mon corps était secoué de sanglot.

-...la !

Mes oreilles bourdonnaient.

-...eiyla !

J'entend quelque chose, tout près de moi. Je levais les yeux, cherchant la source du bruit.

Lycia était juste devant moi. Elle était à genou devant moi. Les mains sur mes joues étaient les siennes. Ses lèvres bougèrent alors que le son se répéta une nouvelle fois :

-Neiyla !

Je clignais des yeux en assentissement.

-Respire calmement. Essaye de ralentir un petit peu ta respiration. Je crois que tu fais une crise de panique ma belle, j'ai besoin que tu essayes de respirer plus doucement.

-Mais... Le fantôme... Boutique... Fantôme...

J'étais incapable de formuler quoi que ce soit de cohérent.

-Harvey et les autres sont sur le coup, ils savent gérer ce genre de choses, ne t'en fais pas. On est loin, tu es en sécurité.

Je levais mon visage larmoyant vers elle et plantais mes yeux dans les siens.

-Je te le promet, ajouta-t-elle.

J'acquiesçais en fermant les yeux, et commençais à respirer profondément, le plus lentement possible.

Il me fallu plusieurs minutes pour réussir à me calmer, et pendant tout ce temps, Lycia ne me lâcha pas, ce qui m'arrangeais bien. J'avais peur de recommencer à paniquer si elle me laissais tout de suite.

J'ajoutais « sait gérer les crises de paniques » a ce que je savais et avait remarquer à son propos, et ouvrit les yeux à nouveau.

Je remarquais maintenant que mon amie nous avait en effet éloigner du parc. Nous étions à nouveau dans les bois. Probablement pas assez loin pour ne pas voir l'entrée, qui devait être quelques mètres dans mon dos, mais tout de même suffisamment éloigner pour que je ne me sente plus excessivement en danger.

Elle m'avait assise sur une souche d'arbre, pleine de mousse.

-Tu es sûr que les autres savent ce qu'ils font ? Est-ce que c'était vraiment un fantôme ? Qu'est ce que tu veux dire par « ils savent gérer ce genre de choses » ?

Maintenant que j'avais retrouver mes esprits, les questions fusaient, et je ne pouvais me retenir de les poser.

-Je peux t'assurer que tu auras toutes tes réponses, mais pas tout de suite, okay ?

-Pourquoi ?

Je m'apprêtais à protester pour qu'elle me donne des réponses quand elle se releva d'un coup.

Lorsque je me retournais pour voir ce qui l'avais alerté ainsi, je vis tout le groupe sortir du parc, d'un air sérieux. Luis remettait ses manches en place, et j'entendis Harvey parler de rapports à faire. Quand celui-ci se retrouva devant moi, il commença par s'assurer que j'allais bien, très brièvement.

-Je me doute que tu dois avoir énormément de question, mais pour le moment il faut qu'on avance. Tu auras des réponses a toutes tes questions dans quelque jours maximum, quand on arrivera au camp. On prendra le temps de tout t'expliquer quand on y sera, c'est promis, continua-t-il.

-Pourquoi pas maintenant ? Interrogeais-je.

-Quand on sera au camp, conclut-il. Vous vous sentez prêt à repartir tout de suite ? demanda-t-il aux autres.

-Ouais, quand tu veux, dit Jeremy. Finalement les fantômes c'est pas si cool que ça. J'en ai encore des frissons. 

le voile obscureOù les histoires vivent. Découvrez maintenant