-C'est encore loin ? demandais-je dans un soupir exaspéré.
-Non, on y est presque. Comprend quand même que même si Luis utilise des sorts pour garder cachée la cabane, on doit quand même la garder assez loin de la ville. Question de discrétion, tout ça tout ça, répondit Harvey.
Cela faisait presque une demi-heure que nous marchions dans les bois, zigzaguant entre les arbres. Nous avions quitté le chemin depuis longtemps, et les fougères se faisaient de plus en plus hautes. Il me parut se passer une éternité entière avant que la cabane n'apparaisse soudain, là où un instant plus tôt il n'y avait rien que des arbres. Je ne tardais pas à comprendre que nous devions avoir passer la barrière de protection de Luis. Une fois de l'autre coter, la cabane apparaissait.
Dans les arbres, nichée entre les branches de deux grands chênes, la cabane s'élevait sur ce qui me sembla être plusieurs étages. Une petite échelle de bois était posée contre l'un des troncs, juste en dessous de ce qui devait être l'entrée de ce petit paradis enfantin. J'y montais, suivie de près par Harvey, et arrivais dans une petite pièce adorable. Des porte-mentaux était accrochés sur les murs, sous de petites étagères remplies de bouquets de fleurs sauvages. Une ouverture en forme de porte donnait sur une seconde salle, plus grande que la première. Une imposante table de bois trônait au centre, ronde, comme celle de notre chalet au camp. Des coussins trainaient dans tous les coins. Un lustre en cristal surmontait la table, accroché au plafond et brillant d'une lumière diffuse, résidu d'un sort quelconque. Jeremy était déjà attablé, une console de jeu dans les mains.
Dans un coin, le plafond était troué, et laissait passer une nouvelle échelle de bois. En haut, je trouvais la même pièce que celle que je venais de quitter, à la différence près qu'il n'y avait pas de table, mais une quantité impressionnante de canapés. Aésia était étalée sur l'un d'eux, un bras replié au-dessus des yeux. Au fond de la salle, je trouvais une grand baie vitrée entrouverte, par laquelle je découvrais un grand balcon, où Luis était assis, les jambes pendant dans le vide, un livre entrer les mains. Dans le coin opposé au précédent, une nouvelle échelle, qui me mena cette fois à l'extérieur. Le dernier étage de la cabane n'était autre d'une grande plateforme, tout juste a la même hauteur de la cime des arbres environnants, offrant une vue imprenable sur la forêt et la ville, au loin. Lycia était accoudée à l'une des rambardes.
Maintenant que nous étions tous là, la réunion pouvait commencer. Je me faisais l'effet d'une enfant plongée en plein jeu, assise très sérieusement autour d'une table ronde dans une cabane perdue au milieu des bois, dans le but de faire un point sur les monstres que nous avions tuer le mois précédent.
-Bon, ça ne devrait pas durer trop longtemps aujourd'hui, le mois a été plutôt calme, commença Harvey, très sérieusement accoudé sur la table, les mains croisées un peu en dessous de son menton. A part le groupe de gobelin quelques jours après que nous soyons revenus, nous n'avons eu à affronter personne. C'est une chance, nous n'avions pas eu de mois entier aussi calme depuis bien longtemps. C'est que nous avançons mes amis, continuons ainsi.
Il déplaça la feuille qu'il avait sous les yeux, et se concentra sur la deuxième.
-Après, ce n'est pas parce que nous n'avons affronter personne qu'il n'y a personne. Est-ce que vous avez repérer des comportements étranges ? Neiyla ?
-Rien à signaler, j'ai fait attention aux profs et aux élèves, j'ai rien trouver d'anormal, pareil au gymnase, et aucune agitation particulière a la bibliothèque, répondis-je.
-Bien, Lycia ?
-Pareil pour le lycée, c'est difficile de vraiment scanner tout le monde, mais je n'ai encore rien trouver qui sort du lot. Pareil pour le ciné.
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le voile obscure
ParanormalNaiya est une jeune adolescente, tout juste sortie du collège, dont la vie va basculer du jour au lendemain, et ce, a cause d'un simple voyage avec des amis. Elle va devoir apprendre a se battre pour défendre les humains, inconscients du danger qui...
