Chapitre 36

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Contrairement à la première épreuve, la directrice n'annonçait pas les résultats dès la fin de l'évaluation. Ayant déjà failli une fois, nos performances méritaient une analyse plus poussée. Ainsi il nous fallut attendre jusqu'au diné pour savoir à quel point notre prestation avait été bonne ou mauvaise. C'est donc dans la fiévreur de l'angoisse et de l'anticipation que la journée se déroula, plus lentement que jamais.

Etant le dernier jour, qui plus est le jour des examens, nous n'avions aucune obligation, et donc aucun cours, aucune après-midi habituelle d'étude. Rien à faire. Rien d'habituel pour donner au reste de la journée une allure suffisamment normale pour que nous puissions oublier le moindre instant que nous saurions ce soir si nous serions autoriser à prendre notre rôle d'équipe de protection pour ma ville natale ou si nous devrions nous contenter de rester ici l'année entière, voir pire, retourner là-bas et regarder les dangers approcher des nôtres sans avoir le droit d'agir. Cette idée me semblait insoutenable. Comment pourrais-je supporter de voir et savoir qu'un monstre rode dans la ville, non loin de mes amis et de mes parents, et ne pas agir ? Ne pas être libre de mes mouvements risquait de me rendre folle, et ce n'est pas comme si ma mère allait accepter de me laisser rester ici toute l'année.

C'est alors avec la boule au ventre que je me rendais au réfectoire ce jour-là. A l'intérieur, toutes les tables avaient été réunies, ne formant plus d'un seul et grand rond. Sur l'extérieur du cercle avait été placées toutes les chaises et de nombreux groupes étaient déjà là, attablés les uns avec les autres. Peu à peu, le reste du camp arriva, et bientôt, la salle fut pleine à craquer. Chacun de nous avait un plateau de nourriture devant lui, et pourtant personne n'avait encore toucher au sien. C'était à croire de nous étions tous aussi stresser les uns que les autres.

L'attente paru interminable, mais bientôt, une minuscule mésange voleta par la porte entrouverte, et se posa délicatement au centre du cercle de tables.

-Bonjour à tous et à toutes, dit-elle après avoir repris forme humaine. Je tiens tout d'abord à vous remercier de votre présence parmi nos troupes, aux anciens pour être rester investie dans cette bataille pour l'humanité et aux nouveau pour avoir accepté de nous rejoindre. Nous sommes toujours plus nombreux chaque année, et nous avançons toujours plus vite dans notre lutte. Nous ne touchons pas encore au but, mais il se rapproche chaque jour, grâce à chacun d'entre vous. Aujourd'hui, vous avez donné tout ce que vous pouviez pour prouver que vous être prêt à aller veiller sur votre ville attitrée. Je vais ce soir vous donner les résultats de tous vos efforts. Si vous avez la chance d'avoir réussi avec excellence ce test, vous pourrez retourner chez vous et veiller sur les humains qui vous entoure. Si ce n'est pas le cas, ne vous apitoyez pas sur vous-même. La GSPH a toujours besoin de vous. Vous pourrez rester ici et continuer à progresser au mieux, pour être dans les meilleurs l'été prochain. Vous pourrez également rentrer chez vous et profiter d'une vie aussi normale que possible, ou bien être envoyer en mission à travers le monde pour renseigner la GSPH les endroits qui ont besoin de protection et qui aurait pu nous échapper jusqu'à présent.

Elle se tue quelques instants tandis qu'elle sortait de sa poche une grande feuille qu'elle déplia et déplia encore. Durant tout ce processus, un silence de mort pesait sur la salle. Mon cœur résonnait dans mes oreilles.

-Bien. Les groupes ayant passé ce second test avec succès sont ceux de : Caleb...

De bruyantes exclamations joyeuses éclatèrent non loin de moi.

-Felicia...

De nouvelles clameurs retentir, plus discrètes que les premières cependant. Le groupe avait-il été plus discret ou bien mon cœur retentissait tellement fort qu'il couvrait les bruits de la pièce ?

le voile obscureOù les histoires vivent. Découvrez maintenant