A peine eus-je le temps de réaliser ce qu'il venait de me dire, que tous étaient contre la paroi, et descendaient à une vitesse hallucinante. Comment faisaient-ils une chose pareille ? Ils donnaient l'impression de glisser contre la falaise plutôt que de la descendre. Qu'apprenaient-ils dans cette colonie bon sang ?
-T'en fais pas, moi aussi je les trouve beaucoup trop rapide. Et je trouve aussi que cette falaise est beaucoup trop abrute.
Derrière moi, je trouvais Jeremy. Il n'était pas descendu avec les autres, et il regardait vers le sol, cinquante mètres plus bas, comme s'il s'en était pris à lui.
-Rassure moi, vous avez de quoi vous attacher pour descendre, hein ? Demandais-je, inquiète.
-J'aimerais bien, mais non. Tout le monde dans cette ville est super entrainé, c'est pas pour rien que la colo est placée ici. Il ne leur est jamais venu à l'idée qu'ils pourraient avoir besoin d'une corde, ou de quoi que ce soit pour les maintenir en vie si jamais ils loupaient une prise.
-Hooo...génial...super, dis-je en me forçant à déglutir. Bon, bah j'espère que je vais pas déjà mourir, je suis pas sûre que mes parents apprécieraient.
Je me dirigeais vers le bord, et m'y asseyais, les jambes dans le vide. Mauvaise idée. Je reculais, me mettais à genou, et descendant le plus lentement possible un pied dans le vide, jusqu'à trouver une prise correcte. Puis je descendis le deuxième pied. Finalement, je reculais encore d'avantage, et lâcha peut à peut la sécurité du sol plat pour accrocher mes mains a la roche.
Vu d'ici, ce n'étais pas si terrible. La roche était très irrégulière et offrait de nombreuses prises. Il fallait simplement que je ne regarde pas en bas. C'est cela : ne pas regarder en bas.
Je pouvais y arriver.
Un pied. Une main. Un pied. Une main. Un pied. Une main.
Lentement mais surement, j'avançais, et prenais confiance.
Un pied. Une main. Un pied. Une main. Un pied. Une main.
Quelques minutes plus tard, de petits cailloux tombèrent au-dessus de moi. Jeremy venait de s'aventurer sur la falaise a son tour. Je continuais à descendre, doucement, et il arriva rapidement à mon niveau.
-Tu te débrouille bien, dit-il. Ça va tes mains ?
-Pas vraiment, mais ça pourrait être pire, répondis-je.
Evidemment, descendre une falaise a main nue n'étais pas la meilleure des idées si l'on tenait absolument à ne pas se blesser, et déjà, mes paumes présentaient de nombreuses égratignures. Mais cela ne m'empêchait pas d'avancer, et je ne sentais pas vraiment de douleur.
-Ok, tant mieux. Continue comme ça, tu te débrouille super bien, t'as déjà fais plus de la moitié du chemin.
Et sur ces mots, il continua de descendre, beaucoup plus lentement que les autres, qui étaient déjà en bas depuis un moment, mais toujours plus rapidement que moi.
Ainsi, quand je posais enfin à nouveau les pieds sur la terre ferme, tout le monde m'y attendais déjà, et était près a repartir. Harvey ne me laissa pas plus de quelques minutes pour reprendre possession de mes muscles, mais me promis de s'arrêter rapidement. Lycia m'expliqua qu'ils avaient pour tradition de passer une heure ou deux dans une petite enseigne de la ville, a chaque fois qu'ils arrivaient, avant de se rendre dans la colonie.
Je me relevais, suppliant mes jambes d'accepter de me porter encore quelques minutes, et me remis en marche. A chaque pas dans cette ville, je découvrais quelque chose d'encore plus beau que précédemment. Les maisons avaient des architectures étranges, elles avaient toutes l'air un peu tordue, mais cela les rendait encore plus unique encore que les multiples couleurs qui ornaient les murs. Les rues étaient étroites et pavées, remplis d'habitants, qui semblaient tous se connaitre. La plupart était habiller on ne peut plus étrangement. Ils arboraient majoritairement des vêtements de cuir, et beaucoup portaient des armes, accrochés nonchalamment, comme si c'était la chose la plus normale du monde que de se balader avec une épée plus longues que mon bras accrochée dans le dos, en plus de plusieurs dagues a la hanche. Toutes ces personnes avaient l'air de sortir tout droit d'un roman de fantaisie, et c'était peu dire. Nous n'avions vraiment pas l'air a notre place ici, avec nos vêtements ordinaires, pourtant, mes amis avançaient avec confiance, un grand sourire étaler sur leur visage tandis qu'ils saluaient régulièrement d'autres passants.
Finalement, Harvey bifurqua et poussa une jolie petite porte au bords bleu azur et au centre tout fait de verre noirci. Nous entrions dans un petit café tout à fait pittoresque. De petites tables rondes en bois étaient éparpillées dans toute la pièce, ornées chacune d'un petit bouquet de fleurs. A droite de l'entrée se trouvait un contoire, derrière laquelle une jeune femme, éblouissante, préparait une tasse de café. Elle avait de longs cheveux blonds, et était habillée d'une longue robe bleue.
-Salut Lys, fit Adam.
-Bonjour tout le monde, vous avez passé une bonne année ? répondit-celle-ci. Je vous sers la même chose que d'habitude ?
Tous les sept s'installèrent au contoire. Je m'asseyais à coter de Harvey.
-Tu ne bois pas de café Neiyla, si ?
-Non, répondis-je, c'est beaucoup trop amer.
-Une limonade ça te va ? Me demanda Lys.
J'acceptais la limonade, et la regardait faire des cafés aux autres.
Harvey n'était peut-être pas près a répondre a mes questions, mais j'exigeais de savoir un minimum a quoi m'attendre dans cette colonie de vacances. Lorsque je posais la question, on me répondit que les journées étaient très structurées. Je savais que c'était un camp dédié aux sports et aux étudiants passionnés par l'activité physique, mais je ne pensais pas que ce serait aussi intensif. Pourtant, le programme avait quelque chose de motivant.
Des groupes allaient être formés en fonctions des capacités de chacun. Le matin, le chef désigné de chaque groupe pouvait choisir de faire bouger, ou pas, son équipe, ce que la plupart faisait, juste avant le petit déjeuné. Ensuite venait l'activité sportive du jour, choisit au début du séjours. Puis viendrait le deuxième repas, et finalement l'après midi serait réservée a des études libres, des sortes de devoir d'été en moins strict. Après le dernier repas de la journée, la plupart des groupes étaient inciter à sortir une dernière fois, pour une activité plutôt calme, pour se détendre et bien finir la journée.
Heureusement, pour rattraper ce système très exigeant, les mercredis et dimanches seraient libre, et les campeurs seraient simplement incités à sortir se divertir en groupe.
Tout compte fait, les deux mois à venir promettaient d'être très divertissants.
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le voile obscure
ParanormalNaiya est une jeune adolescente, tout juste sortie du collège, dont la vie va basculer du jour au lendemain, et ce, a cause d'un simple voyage avec des amis. Elle va devoir apprendre a se battre pour défendre les humains, inconscients du danger qui...
