(Démarrez La Vidéo et détendez vous et bonne lecture 📖)
Acte 4 : Fragilité et Révélation
Il n'y a pas de pire douleur que d'offrir son cœur à quelqu'un qui refuse de le prendre.– Frédéric Beigbeder
Ryan.
J'ai mal à la tête, une douleur sourde qui pulse à chaque battement de mon cœur. Un goût métallique se répand dans ma bouche, amer, persistant.
Debout contre la porte de service, je récupère mon arme des mains de l'officier. D'un geste mécanique, je la glisse dans mon dos.
— Merci pour votre aide. Ça a dû être une soirée éprouvante pour vous. Vous devriez vous reposer.
Sa voix est calme, mais son regard analyse encore la scène, mes blessures, ma posture tendue. J'hoche légèrement la tête, plus pour mettre fin à la conversation que par réel accord. Mon crâne me martèle, et l'agacement me gagne face à la lenteur des procédures. Les voisins nous observent depuis leurs fenêtres, des ombres curieuses derrière les rideaux qui chuchotent et épient.. Je déteste cette sensation d'être exposé, surtout ici, chez moi.
Je pivote pour rentrer, mais une main ferme retient mon bras. Mon regard s'assombrit aussitôt, mes nerfs trop à vif pour supporter le moindre contact non anticipé.
— Désolé, lance l'officier en levant la main en signe d'apaisement. Vous devriez vous faire examiner.
Il désigne mon arcade sourcilière avec l'extrémité de son stylo. Instinctivement, je passe une main dessus et découvre mes doigts tachés de sang.
— C'est trois fois rien. Je vous reverrai demain.
— Bien. Nous allons laisser une voiture monter la garde pour le reste de la nuit.
J'acquiesce avant de regagner la maison, refermant la porte derrière moi. La serrure digitale est foutue. Je la bloque du mieux que je peux. D'ici quelques heures, je saurai ce qu'ils cherchaient.
Dans le salon, l'atmosphère est figée. Adeola est assise sur le canapé, le regard perdu fixe un point invisible. Elle n'a pas bougé d'un millimètre ni prononcé un mot depuis l'arrivée de la police.
Je m'approche et me laisse tomber à côté d'elle sur le canapé, puis, sans un mot, j'attire son épaule contre moi. Son corps se détend légèrement sous mon geste. Elle se laisse faire. Elle ne me refuse jamais rien
J'enfouis mon visage dans ses cheveux attachés en un chignon serré, l'odeur apaisante de son shampoing envahissant mes sens et murmure :
— Ça va ?
Elle hoche la tête avant de tourner légèrement les yeux vers moi. Son regard marron cherche le mien, incertain, vacillant entre la peur et le soulagement.
— J'ai eu plus peur qu'autre chose, souffle-t-elle, comme pour me rassurer.
Je ne réponds pas, me contentant de resserrer mon bras autour d'elle. Puis, glissant une main sous ses cuisses, je la soulève sans prévenir. Elle proteste faiblement, tentant de se dégager.
— Laisse-moi faire.
Cette fois, elle cède. Je la soulève avec facilité et grimpe les escaliers. La porte de ma chambre s'ouvre d'un simple mouvement de sa main, et je la dépose avec précaution sur le lit. Son expression est calme, mais son regard trahit encore son inquiétude.
J'ai besoin de m'éloigner, de soigner ma blessure avant qu'elle ne s'enfonce plus profondément dans cette angoisse muette.
D'un geste las, je caresse sa tête avant de me diriger vers la salle de bain.
Face au miroir ,je retire mon débardeur sang et attrape une serviette pour essuyer les filets rougeâtres qui coulent lentement sur ma peau. Mon reflet me renvoie l'image d'un homme fatigué, l'adrénaline commençant à s'évaporer, laissant place à une lassitude écrasante. Je pose mon Glock sur le meuble, à portée de main, par habitude.Une douleur sourde traverse mon arcade lorsque je passe ma main dessus.
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JUSTE 5ans, pour t'aimer
RomanceRyan, un homme façonné par les attentes implacables de sa famille, porte le fardeau d'une perte qui l'a laissé froid et distant. Préparé depuis toujours à succéder à son père à la tête de l'empire Longuti, il s'est résigné à vivre selon les règles i...
