Chapitre LII : Okay, jochen

768 49 14
                                        

( Démarrez la vidéo, détendez vous et bonne lecture 📖)


Acte 4 : Fragilité et Révélations



Il cachait ses blessures derrière son silence, comme si ignorer la douleur pouvait l'effacer.– Victor Hugo





Ryan.






Descendant les escaliers, une douce odeur s'infiltre dans mes narines, un mélange réconfortant d'épices et de café chaud. Mon estomac se contracte légèrement sous l'appel tentant de la cuisine suivie de l'envie d'entrer pour voir ce qui mijote me traverse, mais je me contente d'ignorer l'envie et de continuer mon chemin.

J'ouvre la grille, et démarre ma voiture. Le vrombissement du moteur brise le silence matinal alors que je quitte l'allée.

Une vingtaine de minutes plus tard, je me gare sur le parking du garage de Mike. L'odeur familière d'huile et de métal brûlé sature l'air, m'arrachant un léger soupir. J'entre.

— Bonsoir, patron, me salue un jeune homme vêtu d'une combinaison bleu nuit dès que je franchis la porte.

Je lui tends mes clés, qu'il réceptionne avec rapidité.

— Bonsoir. Tu sais au moins que je ne suis pas ton patron ?

— Vous êtes le frère du patron, alors c'est pareil.

J'hausse les épaules, indifférent, et pointe du doigt le bureau de Mike.

— Ouais, le grand patron est à l'intérieur.

— T'as aussi des petits patrons ? demandé-je, amusé, en me dirigeant vers la porte.

Il répond quelque chose, mais je suis déjà trop loin pour entendre. Sans prendre la peine de frapper, j'ouvre la porte du bureau de mon cousin.

Mike sursaute, son regard s'assombrit aussitôt.

— Merde, Ryan ! peste-t-il. Annonce-toi au moins.

Je me contente d'un haussement d'épaules avant de m'asseoir face à lui. C'est là que je le remarque, en train d'enrouler soigneusement un joint derrière une pile de dossiers.

— C'est permis de fumer au boulot ? demandé-je, mon regard glissant sur le bout de papier fin entre ses doigts.

Il esquisse un sourire en coin avant de porter le joint à ses lèvres et de l'allumer.

— Je suis entrepreneur, rétorque-t-il en expirant un nuage de fumée. Pas salarié.

Il se détend contre le dossier de son fauteuil, laissant la fumée s'élever lentement au plafond. Il me tend le joint, mais je décline d'un signe de tête. Il arque un sourcil, visiblement surpris, avant de tirer une nouvelle bouffée.

— Ce shit est une merveille, insiste-t-il, le regard un brin provocateur. T'es sûr que tu veux pas essayer ?

Je le fixe un instant avant de me laisser tenter. Je prends le joint entre mes doigts, l'apporte à mes lèvres et inspire profondément. La fumée s'engouffre dans mes poumons, une chaleur diffuse s'étalant lentement dans mon corps. Mon stress retombe d'un cran, sans pour autant m'assommer. J'expire lentement avant de tirer une seconde fois, savourant cette sensation d'apaisement qui coule dans mes veines. Puis, je lui rends le joint.

— Alors ? questionne-t-il, un sourire satisfait au coin des lèvres.

— C'est agréable. Ça détend sans te mettre K.O.

— Je te l'avais dit. Prescription anti-stress, répond-il en reprenant une bouffée.

Il me tend à nouveau le joint. Cette fois, je ne refuse pas. Une paix éphémère s'installe, je me laisse aller contre le dossier de ma chaise, fixant le mur derrière lui comme s'il pouvait m'apporter une révélation. Mon esprit flotte entre lucidité et torpeur, un équilibre précaire entre relâchement et vigilance.

JUSTE 5ans, pour t'aimer Où les histoires vivent. Découvrez maintenant